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Drôme (26)

Le département de la Drôme (26) situé dans la région Rhône-Alpes, compte 497 287 habitants en 2012.

Trouver ci-dessous la météo de votre département :

 

Situation géographique

de la Drôme:

 

La Région du Département :

 

 

Son Blason et Logo :

 

 

Le Département :

Liste des communes

du Doubs :

Le département de la Drôme compte 369 communes repartis en population de la manière suivante ( ATTENTION POUR L’INSTANT UNIQUEMENT LES COMMUNES DE MINIMUM 1000 HABITANTS ):

(Pour suivre les variations de la population de la commune, cliquez sur le symbole a coté de la commune)

( Pour retrouver le site web de la commune et ses dernières nouvelles,cliquez sur le symbole « site web » a coté de la commune )

  • Albon 1 771 (2012)  Habitants, code postal :  26140
  • Alixan : 2 415 (2012) Habitants, code postal :  26300
  • Allan :    1 648 (2012) Habitants, code postal :  26780
  • Allex :  2 567 (2012) Habitants, code postal :  26400
  • Ancône :  1 082 (2012) Habitants, code postal :  26200
  • Andancette :  1 277 (2012) Habitants, code postal :  26140
  • Anneyron:  3 982 (2012) Habitants, code postal :  26140
  • Aouste-Sur-Sye :  2 355 (2012) Habitants, code postal :  26400
  • Beaumont-Lès-Valence :    3 921 (2012) Habitants, code postal :  26760
  • Beaumont-Monteux :    1 093 (2012) Habitants, code postal :  26600
  • Beausemblant :  1 328 (2012) Habitants, code postal :  26240
  • Beauvallon :  1 633 (2012) Habitants, code postal :  26800
  • La Begude-de-Mazenc :    1 534 (2012) Habitants, code postal :  26160
  • Bésayes :  1 110 (2012) Habitants, code postal :  26300
  • Bouchet :    1 162 (2012) Habitants, code postal :  26790
  • Bourg-de-Péage :    10 405 (2012) Habitants, code postal :  26300
  • Bourg-lès-Valence :  19 141 (2012) Habitants, code postal :  26500
  • Buis-les-Baronnies :    2 383 (2012) Habitants, code postal :  26170
  • Chabeuil :  6 747 (2012) Habitants, code postal :  26120
  • Chanos-Curson :  1 114 (2012) Habitants, code postal :  26600
  • Chantemerle-les-Blés :  1 135 (2012) Habitants, code postal :  26600
  • Charpey :  1 262 (2012) Habitants, code postal :  26300
  • Châteauneuf-de-Galaure :  2 062 (2012) Habitants, code postal :  26330
  • Châteuneuf-du-Rhône :  2 333 (2012) Habitants, code postal :  26780
  • Châteauneuf-sur-Isère :  3 821 (2012) Habitants, code postal :  26300
  • Châtillon-Saint-Jean :  1 207 (2012) Habitants, code postal :  26750
  • Chatuzange-le-Goubet :  4 809 (2012) Habitants, code postal :  26300
  • Clérieux :  2 087 (2012) Habitants, code postal :  26260
  • Crest :  8 153 (2012) Habitants, code postal :  26400
  • Die :  4 627 (2012) Habitants, code postal :  26150
  • Dieulefit :  3 200 (2012) Habitants, code postal :  26220
  • Donzère :  5 318 (2012) Habitants, code postal :  26290
  • Epinouze :   1 445 (2012) Habitants, code postal :  26210
  • Espeluche :  1 103 (2012) Habitants, code postal :  26780
  • Etoile-sur-Rhône :  4 695 (2012) Habitants, code postal :  26800
  • Eurre :  1 143 (2012) Habitants, code postal :  26400
  • La Garde-Adhémar :  1 193 (2012) Habitants, code postal :  26700
  • Génissieux :  2 081 (2012) Habitants, code postal :  26750
  • Grâne :  1 808 (2012) Habitants, code postal :  26400
  • Grignan :  1607 (2012) Habitants, code postal :  26230
  • Hauterives :  1 676 (2012) Habitants, code postal :  26390
  • Lapeyrouse-Mornay :  1 122 (2012) Habitants, code postal :  26210
  • Larnage :  1 011 (2012) Habitants, code postal :  26600
  • Livron-sur-Drôme :  9 112 (2012) Habitants, code postal :  26250
  • Loriol-sur-Drôme :  5 869 (2012) Habitants, code postal :  26270
  • Malataverne :  1 846 (2012) Habitants, code postal :  26780
  • Malissard :   3 340 (2012) Habitants, code postal :  26120
  • Marsanne :  1 233 (2012) Habitants, code postal :  26740
  • Mercurol :  2 214 (2012) Habitants, code postal :  26600
  • Mirabel-aux-Baronnies :  1 570 (2012) Habitants, code postal :  26110
  • Mollans-sur-Ouvèze :  1 069 (2012) Habitants, code postal :  26170
  • Montboucher-sur-Jabron :   2 035 (2012) Habitants, code postal :  26740
  • Montéléger :  2 000 (2012) Habitants, code postal :  26760
  • Montélier :  3 616 (2012) Habitants, code postal : 26120
  • Montélimar :  36 872 (2012) Habitants, code postal : 26200
  • Montmeyran :  2 918 (2012) Habitants, code postal : 26120
  • Montoison :  1 762 (2012) Habitants, code postal : 26800
  • Montségur-sur-Lauzon :  1 191 (2012) Habitants, code postal : 26130
  • Montvendre :  1 070 (2012) Habitants, code postal : 26120
  • Mours-Saint-Eusèbe :  2 561 (2012) Habitants, code postal : 26540
  • Nyons :  7 357 (2012) Habitants, code postal : 26110
  • Peyrins :  2 511 (2012) Habitants, code postal : 26380
  • Pierrelatte :  13 454 (2012) Habitants, code postal : 26700
  • Pont-de-L’Isère :  2 828 (2012) Habitants, code postal : 26600
  • Portes-les-Valence :  9 578 (2012) Habitants, code postal : 26800
  • La Roche-de-Glun :  3 224 (2012) Habitants, code postal : 26600
  • Rochegude :  1 492 (2012) Habitants, code postal :  26790
  • Romans-sur-Isère :  34 444 (2012) Habitants, code postal : 26100
  • Saillans :  1 125 (2012) Habitants, code postal : 26340
  • Saint-Barthélemy-de-Vals :  1 916 (2012) Habitants, code postal : 26240
  • Saint-Donas-sur-l’Herbasse :  3 698 (2012) Habitants, code postal : 26260
  • Saint-Jean-en-Royans :  3 113 (2012) Habitants, code postal : 26190
  • Saint-Laurent-en-Royans :  1 400 (2012) Habitants, code postal : 26190
  • Saint-Marcel-lès-Sauzet :  1 177 (2012) Habitants, code postal : 26740
  • Saint-Marcel-lès-Valence :  5 192 (2012) Habitants, code postal : 26320
  • Saint-Paul-lès-Romans :  1 773 (2012) Habitants, code postal : 26750
  • Saint-Paul-Trois-Châteaux :  9 097 (2012) Habitants, code postal : 26130
  • Saint-Rambert-d’Albon :  5 747 (2012) Habitants, code postal : 26140
  • Saint-Restitut :  1 449 (2012) Habitants, code postal : 26130
  • Saint-Sorlin-en-Valloire :  2 090 (2012) Habitants, code postal : 26210
  • Saint-Uze :  1 939 (2012) Habitants, code postal : 26240
  • Saint-Vallier :  4 138 (2012) Habitants, code postal : 26240
  • Saulce-sur-Rhône :  1 774 (2012) Habitants, code postal : 26270
  • Sauzet :  1 937 (2012) Habitants, code postal : 26740
  • Savasse :  1 342 (2012) Habitants, code postal : 26740
  • Suze-la-Rousse :   1 950 (2012) Habitants, code postal : 26790
  • Tain-l’Hermitage :  6 077 (2012) Habitants, code postal : 26600
  • Taulignan :  1 630 (2012) Habitants, code postal :  26770
  • Tulette :  1 946 (2012) Habitants, code postal :  26790
  • Upie :  1 476 (2012) Habitants, code postal :  26120
  • Valence :  66 047 (2012) Habitants, code postal :  26000
  • Vinsobres :  1 166 (2012) Habitants, code postal :  26110

 

L’ Histoire de la Drôme :

Diverses peuplades gauloises habitaient anciennement le territoire dont le département de la Drôme a été formé : les Segalauni, sur la rive gauche du Rhône, depuis la rive droite de l’Isère, jusqu’au Houblon ; les Tricastini, entre le Roubion et l’Aygues, sur les bords du Rhône ; les Vertacomiri, dans les montagnes du Vercors ; les Voconces, sur la pente des Alpes ; les Triulates, dans le Royannais, et les Tricorii, au nord des Voconces.

Toutes ces peuplades avaient chacune ses lois et ses chefs ; mais, divisées en temps de paix, elles se confédéraient dans la guerre. Bellovèse, marchant vers les Alpes, se rendit chez les Tricastini ; de là, il entra sur le territoire des Voconces, et il paraît qu’il entraîna une de leurs peuplades, les Vertacomiri, qui, suivant Pline, fondèrent Novaria (aujourd’hui Novare) en Italie. Annibal traversa le pays des Tricastini et des Tricorii. Sur presque toute la route, les lieux où il s’arrêta s’appellent encore aujourd’hui le camp d’Annibal.

Ravagé par les Cimbres et les Teutons, ce pays fut des premiers conquis par les Romains. Il fit d’abord partie de la Province, puis de la Viennoise. Rome s’efforça de réparer, par de grandes fondations, les maux de la conquête : elle fit participer aux bienfaits de la civilisation les habitants, que le voisinage des Phocéens y avait déjà préparés ; elle polit leurs moeurs, construisit des voies et des aqueducs, éleva des édifices. Il y eut des colonies à Valence, à Die, à Nyons, à Lue, à Saint-Paul-Trois-Châteaux. La grande voie romaine ou Domitienne traversait la Berre près de Duzera (Donzère), débouchait, par les combes de cette localité, dans les plaines d’Acusio (Montélimar), d’où elle se. dirigeait sur la station de Batiana, aujourd’hui Bance, dans le territoire de Mirmande. Après avoir longé la colline de Livron, au couchant, elle passait à Ambonil (Umbunum), rejoignait la route de Valence à Die sur le territoire d’Étoile, au quartier de Bosse, et passait à Valence, à Châteauneuf, à Tain, Saint-Vallier, Bancel, Roussillon, etc.

Pendant que le génie romain colonisait ce pays, le passage des légions qui se disputaient l’empire, et les fréquentes irruptions des peuples du Nord le couvraient de sang et de ruines. Prétendants et barbares le traitaient en pays conquis ; et quand, vers la fin du ne siècle, il commença à connaître le christianisme, il l’accueillit comme un libérateur. Valence, Die, Saint-Paul-Trois-Châteaux, eurent leurs églises et leurs martyrs.

Après les Wisigoths en 412, les Alains en 430, les Bourguignons vinrent, en 460, se fixer dans le Valentinois et y fondèrent un royaume qui dura jusqu’au milieu du VIIIe siècle ; mais à peine délivré de leur joug par les rois francs, ce pays eut à subir les Sarrasins. Vieillards, femmes, enfants massacrés ou emmenés captifs, villes pillées ou livrées aux flammes, champs ravagés, églises et abbayes renversées, ces terribles conquérants n’épargnaient rien sur leur passage. Partout, dit un historien, l’horreur du désert et l’image de la mort !

Après plusieurs irruptions, ils furent enfin repoussés par Charles Martel. Néanmoins, beaucoup restèrent en Dauphiné et s’y fondirent dans la population indigène. On retrouve encore dans quelques noms de lieux et de rivières des restes de leur langage. C’est ainsi que le petit torrent que traverse la route nationale qui conduit à Nyons, au-dessus du moulin de Vinsobres, a gardé le nom de la Moïe, et ce mot est entièrement arabe (Moïa, eau). Aux Sarrasins succédèrent les pirates normands, en 860, qui pillèrent et ravagèrent la vallée du Rhône.

Cependant, vers la fin du IXe siècle, Valence et le chapitre de Die en vinrent aux mains. Après divers combats et des pertes réciproques, ils firent la paix, mais non pour longtemps. Douze ans après, en effet, ce même évêque ayant voulu lever un subside sur les vassaux de son église, la ville et le chapitre de Die s’en émurent, et la guerre se ralluma. Il fallut, pour l’apaiser, l’intervention du prince d’Orange.

Toutefois, ce n’était là que le prélude de luttes plus longues et plus sanglantes. Les évêques voulaient régner sans partage dans le Valentinois, et la puissance des comtes leur faisait ombrage. De là cette guerre dite des épiscopaux, qui ne finit que par la cession du Valentinois à la couronne de France. Pierre de Chastellux, l’évêque, mit le premier, en 1345, ses troupes en campagne. Battu par celles du comte, il se vengea de sa défaite en mettant à feu et à sang les villages où il passait : Charpey, Alixan, Livron, Barcelone, la vallée de Quint furent la proie des flammes.

C’est le peuple surtout qui souffrit de cette guerre. Les petites armées des comtes et des évêques, également indisciplinées, commandées par des chefs avides de butin et de pillage, ne pourvoyaient à leur subsistance, pendant la campagne, que par la force. Les chevaliers et les soldats étrangers, pour qui le motif de la guerre était indifférent, vendaient leur épée à la fortune de l’évêque ou du comte. Alors, pour les stipendier, il fallait taxer le peuple : bourgeois, artisans, paysans, se voyaient ruinés par des taxes iniques.

Ajoutons encore les ravages de la peste et de la famine : le pain était si rare et si cher, que le peuple était réduit à brouter l’herbe, pendant qu’une fièvre noire le décimait. ON manquait de bras dans les campagnes pour cultiver la terre. Bientôt vinrent les routiers et les aventuriers. Plusieurs de ces compagnies, de retour d’Italie, voulurent traverser le Valentinois ; mais le comte s’y opposa. Alors un combat s’engagea près de Mazene, fatal au troupes du comtes : les routiers s’emparèrent de Châteauneuf et firent prisonniers l’évêque de Valence, le prince d’Orange et le comte de Valentinois lui-même. Aimery de Sévérac, chef des routiers, mit le pays à rançon, et obtint le libre passage.

Jusqu’à la fin du XIIe siècle, le Diois, dont la ville de Die était la capitale, avait eu ses souverains comme le Valentinois : leur héritière avait épousé Guillaume, comte de Forcalquier, qui laissa le Diois à son fils Pons, dont la postérité le posséda pendant trois générations ; mais en 1176, Isoard II, le dernier comte, étant mort sans enfants, l’empereur Frédéric Ier, regardant le Diois comme un fief vacant de l’Empire et du royaume d’Arles, en investit Aymar de Poitiers, comte de Valentinois. Ainsi les deux comtés furent réunis.

Le Valentinois resta longtemps sans faire partie du Dauphiné. D’abord comté, il s’étendait depuis l’Isère jusqu’à la Drôme ; puis duché, depuis l’Isère jusqu’au comtat Venaissin. De 950 à 1419, il fut possédé par les comtes ; mais le dernier, par haine pour sa famille, et accablé de dettes, le vendit au dauphin Charles, depuis Charles VII, à cette condition qu’il ferait partie du Dauphiné. Charles VII n’ayant pas rempli ses engagements vis-à-vis du comte, le duc de Savoie, qui lui était subrogé dans la donation, se mit en possession du comté et du duché de Valentinois, qu’il céda, en 1446, au dauphin, fils de Charles VII.

Ainsi réuni au Dauphiné, le Valentinois le fut à la France. Plus tard, en 1498, Louis XII l’érigea en duché-pairie, et le donna à César Borgia, pour se rendre le pape Alexandre VI favorable ; mais il ne tarda pas à se repentir de sa donation : César Borgia ayant embrassé le parti espagnol contre la France, le roi le déclara coupable de félonie, et lui retira son duché, qui revint à la couronne. Depuis, François Ier en fit don à Diane de Poitiers, pour en jouir pendant sa vie ; mais, en 1642, le Valentinois passa aux princes de Monaco, qui l’ont conservé jusqu’à la Révolution.

Le Valentinois ne reconnaissait le roi que comme dauphin ; l’impôt y était levé non comme une contribution, mais comme un don gratuit. Rien ne s’y faisait sans la sanction du parlement. Bien que la noblesse y fût nombreuse, il y avait des terres sans seigneurs. C’était là que les dauphins venaient se préparer à régner. On sait le long séjour qu’y fit le prince qui devait s’appeler Louis XI.

On cite encore les châteaux qu’il habita et ceux où il marqua son passage par des parties de chasse et de plaisir. Il s’y essaya à cette politique qui devait caractériser son règne ; il y supprima les coutumes et les règlements que les évêques et les seigneurs avaient établis dans leurs terres, autant de petits tyrans qui s’y étaient élevés sur les ruines de l’ancien royaume de Bourgogne, et qu’il abaissa. A l’avènement de Louis XI, ils s’armèrent pour recouvrer leurs privilèges ; ils firent de l’Étoile le centre de la révolte ; mais le gouverneur de la province ayant fait appel aux communes voisines, les révoltés se soumirent, et la puissance féodale ne se releva plus dans ce pays.

A peine sorti des guerres civiles, le Valentinois se vit agité par les guerres religieuses. Déjà, dans la croisade contre les Albigeois, il avait été désigné comme le lieu du rendez-vous. Raymond, comte de Toulouse, passait pour protéger les hérétiques : il fut ajourné à comparaître en personne devant un ’concile à Valence. Il s’y rendit, fit et promit ce . qu’on voulut dans l’intérêt de la paix ; mais les croisés ne voulurent point poser les armes. On sait ce qui arriva. Cependant le Valentinois et le Diois, où Raymond avait des intelligences et des amis, s’agitaient. Simon de Montfort accourut ; mais le comte Aymar, qui commandait les révoltés, lui résista vigoureusement et le contraignit à se retirer.

Plus tard, quand vint la Réforme, elle trouva ce pays déjà préparé par les Vaudois et les Albigeois à la recevoir. Sur plusieurs points, le feu qui couvait éclata. A Valence, à Montélimar, à Romans, à Saint-Paul-Trois-Châteaux, les protestants prirent les armes et s’emparèrent des églises. Après le massacre de Vassy, la révolte devint générale. D’abord l’ennemi des calvinistes, le baron des Adrets s’était fait leur chef. A son appel, tout ce qu’il y avait de jeunes hommes dans le pays vint se rallier à lui. Non moins redoutable aux catholiques qu’il l’avait été pour les protestants, il soumit tout sur son passage ; mais, comme il faisait la guerre pour la guerre, il devint suspect à son parti, qu’il compromettait par ses cruautés, ce qui le fit arrêter à Valence en janvier 1563.

Catherine de Médicis, dont la politique était de souffler à la fois la paix et la guerre, vint en Dauphiné : elle visita Valence, Étoile, Montélimar et Suze-la-Rousse, promettant partout aux huguenots protection et amitié ; mais la journée de la Saint-Barthélemy leur fit payer cher leur confiance : ainsi qu’à Paris, le sang coula à Valence, à Romans, à Montélimar. Dans cette dernière ville, les magistrats essayèrent, mais en vain, de les sauver en les renfermant dans la citadelle ; on en força les portes, et tous furent égorgés. Alors la guerre recommença, mais cette fois à outrance. Conduits par deux braves chefs, Montbrun et Lesdiguières, les protestants s’emparent de plusieurs places dans le Valentinois et le Diois. Assiégés dans Livron par Bellegarde, chef de l’armée catholique, ils s’y défendent vaillamment et le forcent à la retraite.

Après des alternatives de paix et de guerre, calmés, non satisfaits par l’édit de Nantes, à l’avènement de Louis XIII, ils reprennent les armes. Un fils du célèbre Montbrun les commande : ils assiègent Le Buis, prennent les châteaux de Mollans, de Roilhanette et de Puygiron. Tout le Diois est en leur pouvoir ; mais le prince de Condé le reprend en 1627, les protestants sont désarmés et les forts de Nyons, de Livron, de Die, de Crest, de Soyans et de Moras détruits. Déjà ceux des Saillans, de Pontaix, de Vinsobres, de Tulettes, de Saint-Paul-Trois-Châteaux, de Loriol, de Puy-Saint-Martin et de Grane avaient été rasés.

Avec la guerre et tous les malheurs qui l’accompagnent, la peste, la famine et d’autres fléaux calamiteux ravagèrent ce pays. Après une invasion de sauterelles en 873, une invasion de chenilles en 1586, à la suite de pluies torrentielles qui avaient corrompu l’air. Ces chenilles étaient en si grand nombre, disent les mémoires du temps, qu’elles infestaient les habitations, les chemins, les arbres, les haies. Beaucoup parmi les superstitieux s’en prirent aux huguenots, mais le plus grand nombre au diable.

Comme le cas était grave, on avisa. Après d’inutiles efforts pour chasser ces nouveaux ennemis, le grand vicaire de Valence les cita à comparaître devant lui et leur nomma un procureur d’office, qui défendit solennellement leur cause : l’avocat fut éloquent, mais malheureux, et ses clientes furent condamnées à « vider les lieux » sous peine de forfaiture et d’excommunication. On leur signifia leur jugement avec défense d’en appeler. Chenilles de ne se mouvoir. Alors, comme on les en avait menacées, on lança contre elles les foudres de l’anathème ; mais, avant de recourir au bras séculier, on voulut essayer des voies de la conciliation. Sur l’avis de deux savants jurisconsultes et de deux théologiens ; qu’il serait plus sage, en pareille matière, de ne se servir que des armes spirituelles, et d’user d’un peu de tolérance envers les chenilles, on se contenta de les adjurer et de les asperger d’eau bénite. O puissance de l’exorcisme ! les chenilles disparurent, longtemps après, il est vrai ; mais qu’importe ? on n’en cria pas moins au miracle.

Après tant d’agitations, protestants et catholiques vivaient en paix dans ce pays, quand la révocation de l’édit de Nantes, en 1685, vint de nouveau tout diviser. Dans plusieurs communes, notamment à Bourdeaux, à Bezaudun et à Chantemerle, les protestants coururent aux armes. On ne les soumit point, on les persécuta. Rien n’était épargné, ni l’âge ni le sexe. A Poët-Laval, trois jeunes filles eurent la tête tranchée ; une quatrième, fut pendue à un peuplier. A Die, le pasteur Ranc fut décapité, et sa tète exposée sur un poteau à la porte d’un cabaret. Sur la fin de 1745, les prisons de Crest, de Montélimar de Valence et de Die étaient remplies de protestants ; condamnés à mort, ils marchaient avec joie au martyre, comme les premiers chrétiens. Cette persécution dura jusqu’au règne de Louis XVI.

Si le Dauphiné donna le premier, à Vizille, le signal de la Révolution, le premier il se leva pour la défendre : douze mille citoyens armés se rassemblèrent, en 1789, dans la vallée du Rhône, et jurèrent « de rester à jamais unis, de se donner mutuellement toute assistance, et de voler au secours de Paris et de toute autre ville de France qui serait en danger pour la cause de la liberté. » Ce serment, les habitants de la Drôme surent le tenir en envoyant, en 1792, les premiers volontaires aux frontières.

C’est avec eux que furent formées en grande partie la 4° demi-brigade légère, la 57e de ligne, qu’on surnomma la Terrible ; la 18e, à qui Bonaparte, général en chef de l’armée d’Italie, adressa ces paroles, en lui donnant l’ordre d’attaquer à la bataille de Rivoli : « Brave dix-huitième, je vous connais ; l’ennemi ne tiendra pas devant vous ! » et enfin cette 32e demi-brigade, qui se couvrit de gloire à Arcole : « J’étais tranquille, lui dit Napoléon, la 32e était là ! »

Ce département fut ravagé, en 1795, par les compagnies de Jéhu et du Soleil, et par la réaction royaliste, en 1815. Il avait salué le retour de Napoléon et pris une part active aux Cent-Jours, en s’opposant à la marche du duc d’Angoulême sur Paris. « Après avoir remonté la vallée du Rhône jusqu’à Valence, il (ce prince) se vit arrêté devant Romans par les troupes impériales. Alors, il rétrograda sur Pont-Saint-Esprit. Repoussé de cette ville, il se retira sur La Palud. Cependant les troupes impériales n’avaient pas cessé de le poursuivre. Arrivées à Montélimar, et leur avant-garde occupant Donzère, elles se disposaient à l’attaquer ; mais déjà le duc, effrayé du mouvement des gardes nationales qui le pressaient de toutes parts, avait conclu avec le général Gilly une capitulation qui l’obligeait à poser les armes et à s’embarquer au port de Cette. » (Ferrand et Lamarque, Histoire de la Révolution française de 1789 à 1830.)

Après le coup d’État du 2 décembre, il y eut, sur plusieurs points du département, des rassemblements armés qui ne tardèrent pas à être dispersés, non sans coûter la liberté à quelques insurgés faits prisonniers ; mais à ces jours orageux succéda une ère plus calme, à la faveur de laquelle le département vit renaître son industrie agricole et son commerce.

Si le département de la Drôme n’a pas eu à souffrir de la guerre 1870-1871, il a pris une large part à la défense nationale en envoyant à l’armée de la Loire son contingent de mobiles dont plus d’un s’est signalé dans les divers combats qui furent livrés contre les Prussiens.

Il y a au XIXe siècle, dans les mœurs, dans le langage, dans le caractère et dans le costume des habitants de la Drôme, quelque chose des vieux Celtes, leurs ancêtres : ils portent la braye comme eux, et comme eux encore ils sont gais, vifs, vaillants, hospitaliers, actifs et laborieux. Cependant, si le citadin se ressent davantage des rapports de ce pays avec le Midi, qui l’avoisine, le paysan et le montagnard, par une bonhomie qui n’exclut pas la finesse et la ruse, semblent se rapprocher des Normands. Ainsi que la Normandie, en effet, le Dauphiné est le pays des procès.

 

 ( source : http://www.france-pittoresque.com/)

 

Charente(16)

Le département de la Charente  (16) situé dans la région Poitou-Charentes, compte 351 577 habitants en 2010.

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La région du département :

 

Son blason et logo :

 

 

 

Le Département :

 

L’ Histoire du département :

 

On croit que la contrée dont se compose le département de la Charente fut habitée originairement par les Agesinates, tribu de la grande confédération des Santones. Ils firent sans doute partie de l’antique expédition des Celtes en Italie et durent contribuer aussi à la fondation de Mediolanum, Milan. Toutefois, malgré plusieurs dolmens encore debout dans le pays, il n’y a rien de bien certain ni de bien authentique dans les faits antérieurs à la conquête romaine.

A dater de cette époque, les documents se présentent plus clairs et plus précis. Jules César et ses successeurs firent d’inutiles efforts pour conquérir l’affection des Santones vaincus ; c’est en vain que leur territoire fut préservé par les armes romaines d’une double invasion des Helvètes et des Teutons ; c’est en vain que les villes furent embellies, les arts encouragés, le commerce protégé, la circulation facilitée par la création de routes nouvelles ; rien ne put désarmer les rancunes obstinées de l’esprit national. Sans parler de plusieurs séditions locales, les Santones, qui avaient fourni un contingent de 12 000 hommes à Vercingétorix ne se laissèrent pas décourager par leurs constantes défaites ; on les vit encore sous Auguste livrer à Messala Corvinus une sanglante bataille non loin de l’Océan. Pour chercher à déraciner cette nationalité tenace, la politique des empereurs eut recours à son moyen habituel : elle changea les divisions territoriales ; de la Celtique Lyonnaise, le pays des Santones passa dans la seconde Aquitaine. La trêve fut de courte durée ; un siècle à peine s’écoula entre l’apaisement des révoltes du peuple conquis et les premières apparitions des barbares, ses nouveaux maîtres.

Dès les commencements du IVe siècle, les pirates saxons apparaissent sur les rivages de la mer et à l’embouchure des rivières ; les Francs, dont l’heure, n’est pas encore venue, menacent déjà le Nord ; les Wisigoths disputent aux Romains les régions occidentales et méridionales, dont ils finissent par rester maÎtres. C’est au milieu de ces symptômes de dissolution et de transformation que le christianisme pénètre et s’implante dans le pays. Il dut trouver les cœurs des Agésinates disposés à la foi nouvelle, puisque l’Angoumois, qui avait eu pour premier apôtre saint Martial, et pour premier évêque saint Ausone, qu’il ne faut pas confondre avec le poète, possédait, en 379, un siège épiscopal occupé alors, selon Grégoire de Tours, par Dynamius.

On sait quels ravages les doctrines d’Arius, encouragées par les princes wisigoths, exerçaient dans leurs possessions ; les évêques se liguèrent avec les chefs francs, qui étaient restés orthodoxes. Clovis exploita habilement l’alliance qui lui était offerte. Le succès de ses armes et l’éclatante victoire de Vouillé couronnèrent l’œuvre préparée par sa politique, et l’Aquitaine, dont notre province faisait partie, fut incorporée dans le nouvel empire franc. L’existence de l’Angoumois, comme province distincte, est constatée à cette époque par la création de comtes qui y représentaient le pouvoir dit roi et par l’acte de partage qui suivit la mort de Clotaire. L’Angoumois entrait dans l’héritage de Sigebert, roi de Metz, tandis que la Saintonge et l’Aunis étaient affectés à Caribert, roi de Paris.

L’Angoumois fut mêlé à toutes ces guerres ; mais le fanatisme, les traditions et l’intérêt, qui poussèrent si avant Toulouse et Bordeaux dans cette querelle, eurent moins d’action sur les habitants de la province qui nous occupe ; nous n’avons pas guerre aux Francs, disaient-ils, et, trop désireux peut-être de voir la paix rétablie, ou, du moins, trop peu scrupuleux sur les moyens d’y parvenir, ils mirent à mort le malheureux Waïfre, le dernier et intrépide descendant des ducs, qui, vaincu et fugitif, était venu chercher un asile auprès d’eux.

Malgré la garantie que semblait offrir cette attitude, il paraît que Charlemagne ne regardait pas comme sans danger le pouvoir provincial aux mains des hommes du pays ; il les remplaça tous par des seigneurs francs dans le voyage qu’il fit en Aquitaine pour y organiser sa dernière expédition d’Espagne, dans laquelle périt Roland. C’est à Angoulême qu’il rassembla son armée, et parmi ses plus illustres compagnons, l’histoire a conservé les noms des membres de trois familles de l’Angoumois, qui s’acquirent un grand renom de vaillance dans les guerres de cette époque ; c’étaient les Achard, les Tison et les Voisin.

Lors du partage de l’empire entre les fils de Louis le Débonnaire, Pépin, roi d’Aquitaine, institue, en 839, des comtes pour gouverner les provinces de son royaume ; il met à la tête de l’Angoumois un seigneur d’un rare mérite et d’une valeur éclatante, Turpion, qui devient la souche des comtes d’Angoulême, si puissants pendant une grande partie de la période féodale. Turpion, comme tous les fondateurs de dynastie à cette époque, établit sa réputation et son crédit par son zèle à défendre sa province contre les agressions étrangères et par ses exploits contre les Normands.

Pendant trois siècles, ses successeurs maintiennent et agrandissent, la puissance de leur maison ; guerroyant contre leurs voisins les comtes de Saintes et de La Marche, contre les seigneurs d’Archiac et de Bouteville ; étendant leurs domaines aux dépens des ducs d’Aquitaine, comme les seigneurs d’un rang plus élevé le faisaient. eux-mêmes aux dépens de la royauté ; expiant leurs méfaits trop criants, leurs usurpations trop flagrantes par quelques voyages en Palestine et couronnant enfin l’ambition traditionnelle de leur famille, par le mariage du comte Geoffroy, surnommé Taillefer, avec Pétronille d’Archiac et de Bouteville, la plus riche héritière de la Saintonge et de l’Angoumois, en 1148. La reconstitution sérieuse du duché d’Aquitaine par Guillaume Tête-d’Étoupe, comte de Poitiers, la réunion d’immenses domaines aux mains d’Éléonore, son héritière, l’union de cette princesse avec Louis VII le Jeune, son divorce, puis son second mariage avec Henri Plantagenêt, ouvrent une nouvelle phase de l’histoire de l’Angoumois.

Rien de plus confus, de plus variable que la politique des seigneurs de nos provinces occidentales pendant cette lutte longue et désastreuse de la France et de l’Angleterre, qui commence à Louis le Jeune et ne finit qu’à Charles VII ; les intérêts aquitains s’effacent, le sentiment de la nationalité française n’existe pas encore ; les princes anglais, par leurs alliances, par leur origine, par les traités, avaient des droits trop oublies par l’histoire, mais qui durent ne pas être sans valeur aux yeux des contemporains ; en outre, leur valeur dans les combats, le libéralisme de leur administration purent souvent faire illusion sur la légitimité de leurs prétentions. On comprend donc, sans pouvoir l’excuser absolument, que dans ce chaos, au milieu de toutes ces incertitudes, l’intérêt ait été le guide le plus habituel des barons aquitains. La difficulté de la situation rend d’autant plus méritoire la conduite des comtes d’Angoulême, qui, sauf quelques circonstances exceptionnelles, restèrent fidèles à la cause nationale.

En 1168 et 1175, Guillaume IV prit part à la lutte des grands vassaux ligués contre Henri II d’Angleterre. En 1194, Aymar Taillefer s’allie à Geoffroy de Rancon pour recommencer la guerre contre Richard Cœur de Lion, et, quelques années plus tard, il refuse à Jean sans Terre la main de sa fille et unique héritière, Isabelle, pour la marier à Hugues de Lusignan, comte de La Marche. Puis, lorsque le célèbre arrêt de confiscation est prononcé contre le monarque anglais, pour le punir d’avoir dépouillé son neveu, Arthur de Bretagne, Aymar, quoique déjà vieux, se met à la tète des seigneurs disposés à assister Philippe-Auguste dans l’exécution de la sentence.

Les descendants de cet ennemi acharné de l’Anglais furent moins belliqueux que leur ancêtre, mais ils semblent avoir hérité de ses sympathies pour la monarchie française. Le second mariage d’Isabelle avait réuni dans les mains des Lusignan les deux comtés de la Marche et de l’Angoumois. Hugues XIII, qui n’avait point d’enfants, engagea la Marche à Philippe le Bel, en 1 301, pour une somme d’argent considérable et assura au roi tant d’avantages par bon testament, qu’à sa mort le prince put écarter sans peine les prétentions des collatéraux et réunir à la couronne les deux provinces, en 1303.

Ce fut donc dans la personne de Hugues XIII et de Guy de Lusignan que s’éteignit la dynastie des comtes féodaux de l’Angoumois. Les princes qui, depuis, portèrent ce titre ne le possédèrent que comme apanage. C’est ainsi que Charles IV le Bel le conféra à sa nièce, Jeanne de Navarre, et que plus tard, de 1322 à 1496, nous en voyons successivement revêtus Charles d’Espagne, favori de Jean le Bon, le duc de Berry et le duc d’Orléans, frère et second fils de Charles V, puis Jean et Charles d’Orléans, héritiers du duc. Le retour de l’Angoumois au domaine royal ne l’avait pas mis à l’abri des chances de la guerre, qui continuait plus calamiteuse et plus acharnée ; l’épée de Du Guesclin avait bien maintenu pendant quelque temps la domination française dans nos provinces ; mais de cruels désastres avaient succédé à ces jours de gloire.

Pendant la captivité du roi Jean, l’Angoumois était tombé au pouvoir des Anglais ; le traité de Brétigny avait ratifié cette conquête ; Angoulême devint la capitale et le séjour habituel du Prince Noir Cette possession fut vivement disputée pendant le règne suivant. Mais c’est à Charles VII qu’appartient la gloire d’avoir enfin rendu l’Angoumois à la France.

Nous n’aurons plus à compter maintenant avec l’étranger ; ce sont des discordes civiles et les guerres de religion qui agiteront le pays. Elles, ne se firent malheureusement pas attendre ; à la révolte de Charles de Valois, que Louis XI, son frère, avait placé à la tête des gouvernements de la Guyenne, de l’Aunis et de la Saintonge, succède, sous Charles VIII, en 1487, la conjuration de Charles d’Orléans, comte d’Angoulême, contre lequel le roi fut obligé de marcher à la tête d’une armée, accompagné de sa soeur, Anne de Beaujeu. Le duc fit sa soumission : on lui pardonna. Il venait d’épouser Louise de Savoie, et de cette union naquit, au château de Cognac, en 1494, François, qui, avant de régner sous le nom de François Ier, porta comme son père le titre de comte d’Angoulême. C’est en considération de ce souvenir qu’en 1515 il érigea en duché-pairie le comté dont il avait été titulaire, et il en fit hommage à sa mère, qui fut la première duchesse d’Angoulême.

Les nombreux témoignages de bienveillance et d’affection que François Ier donna aux habitants de l’Angoumois, soit par l’amélioration de la navigation de la Charente, soit par l’établissement d’une université dans la capitale de la province, retardèrent ou rendirent inoffensifs les premiers progrès de la réforme religieuse ; il est même permis de supposer que la lutte eût été beaucoup moins acharnée et moins sanglante dans cette contrée, si les haines n’avaient eu leur principal aliment et la guerre son point de départ dans la malheureuse insurrection dite de la gabelle. Un impôt fort impopulaire, frappé dans les circonstances les plus défavorables, détermina un soulèvement presque général dans les campagnes.

La révolte trouva pour la diriger un gentilhomme d’une rare capacité, qui réunit sous ses ordres jusqu’à 50 000 hommes et fut pendant quelque temps maître de l’ancienne Aquitaine. C’était, sans doute, une immense calamité ; mais ce qui fut plus malheureux encore, ce fut de confier le soin de la répression à un homme aussi inflexible dans son caractère, aussi implacable dans sa sévérité que l’était le connétable de Montmorency. Il usa envers les insurgés vaincus de si terribles représailles ; il rendit si odieux le gouvernement au nom duquel il prétendait agir, que les populations se jetèrent avec une espèce de frénésie dans les voies d’opposition qui s’ouvrirent devant elles, et que le souvenir des atrocités dont le pays avait été le théâtre et la victime exerça une déplorable influence sur le caractère des habitants.

Le calvinisme, à dater de ce moment, prit des développements formidables ; la noblesse, jalouse de la fortune inouÏe de la maison de Lorraine, fournit des chefs à l’insurrection qui se préparait. La Renaudie, l’âme et le héros de la conjuration d’Amboise, était un gentilhomme de l’Angoumois ; les comtes de La Rochefoucauld, les barons de Duras furent des premiers à courir aux armes quand les religionnaires crurent venu le moment favorable de prendre l’offensive. C’est par la dévastation, le pillage, le meurtre et le sacrilège, que leurs premiers succès furent signalés ; on se vengeait du connétable ; les insurgés de la gabelle prenaient leur revanche.

Les catholiques s’abandonnaient aux mêmes excès quand ils étaient vainqueurs ; les trêves, les traités de paix ne servaient qu’à masquer de nouveau pièges et de nouvelles trahisons. L’état normal, c’était la guerre, et la guerre des grandes batailles, comme Jarnac et Moncontour, des sièges héroïques, comme ceux de Saint-Jean-d’Angely et de La Rochelle, des grands capitaines, comme Condé, Coligny, Rohan, d’Aubigné, d’Anjou, La Trémouille, Matignon et les Guises. Les massacres de la Saint-Barthélemy vinrent mettre le comble à l’exaspération, et lorsque l’épuisement des deux partis, la mort de leurs principaux chefs, la politique conciliatrice de Henri IV, l’administration paternelle et éclairée de Sully ont partout ailleurs ramené le calme dans les esprits, le poignard d’un Angoumoisin, de Ravaillac, vient attester l’invincible obstination des haines et du fanatisme de sa province.

C’est dans ces ferments de discorde toujours prêts à éclater, dans ces amas de rancunes toujours ardentes, que trouvèrent leur principal point d’appui et qu’établirent leur base d’opération les ambitions qui agitèrent les premières années du règne de Louis XIII. C’est l’Angoumois et la, Saintonge que soulèvent Rohan et Soubise, à la nouvelle de l’union projetée entre le roi et l’infante d’Autriche. C’est sur les bords de la Charente que se rencontrent le maréchal de Bois-Dauphin et le prince de Condé, commandants en chef des deux armées. Quatre ails plus tard, lors- que, dans un accès de dépit, Marie de Médicis quitte la cour, c’est à Angoulême qu’elle se réfugie, et c’est là que Richelieu vient négocier sa réconciliation avec son fils. La Fronde elle-même, enfin, si futile dans ses causes, inoffensive sur tant de points, d’une stérilité quasi ridicule presque partout, prend dans l’Angoumois les proportions d’une guerre sérieuse et aboutit à une sanglante bataille, perdue par le prince de Condé sous les murs de Cognac en 1651.

Des agitations si continuelles et si profondes avaient depuis longtemps paralysé l’essor du commerce dans l’Angoumois ; la révocation de l’édit de Nantes acheva de l’anéantir. Le règne pacifique de Louis XV, les commencements de celui de Louis XVI avaient été impuissants à réparer tant de maux. La révolution de 1789 fut accueillie dans l’Angoumois avec un enthousiasme universel et saluée comme l’aurore d’une ère réparatrice. Toutes les rivalités locales s’effacèrent, les dissentiments religieux eux-mêmes furent oubliés. Les orages mêmes qui survinrent bientôt ne découragèrent pas les espérances des habitants ; il existe plusieurs rapports des commissaires de la Convention, envoyés en mission dans le département de la Charente ils sont unanimes dans l’éloge qu’ils font de l’esprit patriotique des habitants.

Au temps des Romains, la confédération des Santones avait, comme nous l’avons dit, fourni 12 000 combattants à l’armé de Vercingétorix ; en 1793, le seul département de la Charente leva 10 000 hommes pour la défense de la République menacée. Depuis lors, le département n’a plus eu qu’un rôle passif dans les événements de l’histoire nationale.

L’amélioration de sa culture, le réveil de son commerce sont des bienfaits qu’elle doit à l’organisation moderne ; l’aspect général du pays s’est déjà notablement modifié. On sent qu’une vie nouvelle circule dans ce corps rajeuni ; l’application de la vapeur a transformé, agrandi les anciennes industries et en a créé de nouvelles. A côté des papeteries de l’Angoumois, renommées depuis si longtemps, s’élèvent de puissantes usines pour la distillerie et la fabrication du fer et de l’acier. Le nombre des filatures et des ateliers de tissage augmente de jour en jour ; le commerce, à son tour, par son activité, par l’abondance des capitaux, et grâce au perfectionnement des voies de communication et. des moyens de transport, étend d’année en année le rayon des débouchés de tous ces produits.

Ce progrès, tout sensible qu’il soit, n’est à nos yeux que le début d’une véritable renaissance. Les longues misères du passé avaient placé le département de la Charente dans une infériorité relative contre laquelle protestent et les ressources de son sol et le génie de ses habitants. Cette surexcitation que nous avons indiquée, cette marche accélérée vers les conquêtes de l’avenir, ne s’arrêtera que quand la Charente aura repris sa place parmi les plus avancés et les plus favorisés des départements de la France.

Le caractère des habitants se dépouille petit à petit de tout ce qui pourrait faire obstacle à la réalisation de nos espérances ; cette paresse contemplative, jointe à une grande instabilité dans les goûts et à un vif amour des plaisirs, ces tendances superstitieuses s’alliant à un scepticisme religieux, toutes ces inconséquences signalées par les vieux auteurs n’existent plus guère dans les villes, si elles se manifestent encore au fond de quelques campagnes ; partout on semble avoir conscience de l’avenir, et l’homme s’harmonise avec la nature qu’il embellit et qu’il féconde.

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 Liste des communes

de la Charente :

Le département de la Charente compte 404 communes repartis en population de la manière suivante ( Pour retrouver le site web de la commune et ses dernières nouvelles,cliquer sur le symbole « site web » a coté de la commune ):

  • Abzac : 496   Habitants,code postal :  16500
  • Les Adjots : 492   Habitants,code postal :  16700
  • Agris 828   Habitants,code postal :  16110
  • Aignes-et-Puypéroux : 261   Habitants,code postal :  16190
  • Aigre 1 076   Habitants,code postal :  16140
  • Alloue : 535   Habitants,code postal :  16490
  • Ambérac : 321   Habitants,code postal :  16140
  • Ambernac : 411   Habitants,code postal :  16490
  • Ambleville : 187   Habitants,code postal :  16300
  • Anais : 584   Habitants,code postal :  16560
  • Angeac-Champagne : 507   Habitants,code postal :  16130
  • Angeac-Charente : 369   Habitants,code postal :  16120
  • Angeduc : 127   Habitants,code postal :  16300
  • Angoulême 41 613   Habitants,code postal :  16000
  • Ansac-sur-Vienne : 827   Habitants,code postal :  16500
  • Anville : 202   Habitants,code postal :  16170
  • Ars : 712   Habitants,code postal :  16130
  • Asnières-sur-Nouère 1 167   Habitants,code postal :  16290
  • Aubeterre-sur-Dronne 418   Habitants,code postal :  16390
  • Aubeville : 150   Habitants,code postal :  16250
  • Auge-Saint-Médard : 299   Habitants,code postal :  16170
  • Aunac 370   Habitants,code postal :  16460
  • Aussac-Vadalle 449   Habitants,code postal :  16560
  • Baignes-Sainte-Radegonde 1 326   Habitants,code postal :  16360
  • Balzac 1 303   Habitants,code postal :  16430
  • Barbezières : 122   Habitants,code postal :  16140
  • Barbezieux-Saint-Hilaire 4 768   Habitants,code postal :  16300
  • Bardenac : 253   Habitants,code postal :  16210
  • Barret : 905   Habitants,code postal :  16300
  • Barro : 366   Habitants,code postal :  16700
  • Bassac : 572   Habitants,code postal :  16120
  • Bayers : 134   Habitants,code postal :  16460
  • Bazac : 158   Habitants,code postal :  16210
  • Beaulieu-sur-Sonnette : 276   Habitants,code postal :  16450
  • Bécheresse : 281   Habitants,code postal :  16250
  • Bellon 166   Habitants,code postal :  16210
  • Benest : 352   Habitants,code postal :  16350
  • Bernac 477   Habitants,code postal :  16700
  • Berneuil : 329   Habitants,code postal :  16480
  • Bessac : 114   Habitants,code postal :  16250
  • Bessé : 148   Habitants,code postal :  16140
  • Bignac : 233   Habitants,code postal :  16170
  • Bioussac : 228   Habitants,code postal :  16700
  • Birac : 333   Habitants,code postal :  16120
  • Blanzac-Porcheresse :   835   Habitants,code postal :  16250
  • Blanzaguet-Saint-Cybard : 259   Habitants,code postal :  16320
  • Boisbreteau : 124   Habitants,code postal :  16480
  • Bonnes 378   Habitants,code postal :  16390
  • Bonneuil : 269   Habitants,code postal :  16120
  • Bonneville : 156   Habitants,code postal :  16170
  • Bors : 245   Habitants,code postal :  16190
  • Le Bouchage : 167   Habitants,code postal :  16350
  • Bouëx : 933   Habitants,code postal :  16410
  • Bourg-Charente : 789   Habitants,code postal :  16200
  • Bouteville : 334   Habitants,code postal :  16120
  • Boutiers-Saint-Trojan : 1 388   Habitants,code postal :  16100
  • Brettes : 196   Habitants,code postal :  16240
  • Bréville 519   Habitants,code postal :  16370
  • Brie 4 002   Habitants,code postal :  16590
  • Brie-sous-Barbezieux : 117   Habitants,code postal :  16300
  • Brie-sous-Chalais : 163   Habitants,code postal :  16210
  • Brigueuil : 1 052   Habitants,code postal :  16420
  • Brillac : 638   Habitants,code postal :  16500
  • Brossac 530   Habitants,code postal :  16480
  • Bunzac : 474   Habitants,code postal :  16110
  • Cellefrouin : 552   Habitants,code postal :  16260
  • Cellettes : 446   Habitants,code postal :  16230
  • Chabanais 1 877   Habitants,code postal :  16150
  • Chabrac : 555   Habitants,code postal :  16150
  • Chadurie : 525   Habitants,code postal :  16250
  • Chalais 1 844   Habitants,code postal :  16210
  • Challignac : 299   Habitants,code postal :  16300
  • Champagne-Mouton : 963   Habitants,code postal :  16350
  • Champagne-Vigny : 230   Habitants,code postal :  16250
  • Champmillon : 526   Habitants,code postal :  16290
  • Champniers 5 168   Habitants,code postal :  16430
  • Chantillac : 289   Habitants,code postal :  16360
  • La Chapelle : 199   Habitants,code postal :  16140
  • Charmant : 316   Habitants,code postal :  16320
  • Charmé : 368   Habitants,code postal :  16140
  • Charras : 353   Habitants,code postal :  16380
  • Chasseneuil-sur-Bonnieure 2 986   Habitants,code postal :  16260
  • Chassenon : 879   Habitants,code postal :  16150
  • Chassiecq : 166   Habitants,code postal :  16350
  • Chassors 1 153   Habitants,code postal :  16200
  • Châteaubernard 3 829   Habitants,code postal :  16100
  • Châteauneuf-sur-Charente 3 418   Habitants,code postal :  16120
  • Châtignac : 215   Habitants,code postal :  16480
  • Chavenat : 224   Habitants,code postal :  16320
  • Chazelles 1 500   Habitants,code postal :  16380
  • Chenommet : 154   Habitants,code postal :  16460
  • Chenon : 151   Habitants,code postal :  16460
  • Cherves-Châtelars : 432   Habitants,code postal :  16310
  • Cherves-Richemont 2 399   Habitants,code postal :  16370
  • La Chèvrerie : 139   Habitants,code postal :  16240
  • Chillac : 208   Habitants,code postal :  16480
  • Chirac : 739   Habitants,code postal :  16150
  • Claix : 936   Habitants,code postal :  16440
  • Cognac 18 557   Habitants,code postal :  16100
  • Combiers 120   Habitants,code postal :  16320
  • Condac : 468   Habitants,code postal :  16700
  • Condéon : 564   Habitants,code postal :  16360
  • Confolens 2 711   Habitants,code postal :  16500
  • Coulgens 495   Habitants,code postal :  16560
  • Coulonges : 149   Habitants,code postal :  16330
  • Courbillac : 655   Habitants,code postal :  16200
  • Courcôme 432   Habitants,code postal :  16240
  • Courgeac : 212   Habitants,code postal :  16190
  • Courlac : 66   Habitants,code postal :  16210
  • La Couronne 7 123   Habitants,code postal :  16400
  • Couture : 168   Habitants,code postal :  16460
  • Cressac-Saint-Genis : 148   Habitants,code postal :  16250
  • Criteuil-la-Magdeleine : 428   Habitants,code postal :  16300
  • Curac : 123   Habitants,code postal :  16210
  • Deviat : 166   Habitants,code postal :  16190
  • Dignac : 1 312   Habitants,code postal :  16410
  • Dirac : 1 536   Habitants,code postal :  16410
  • Douzat : 433   Habitants,code postal :  16290
  • Ebréon : 156   Habitants,code postal :  16140
  • Echallat 491   Habitants,code postal :  16170
  • Ecurat : 624   Habitants,code postal :  16220
  • Edon : 260   Habitants,code postal :  16320
  • Empuré 126   Habitants,code postal :  16240
  • Epenède : 216   Habitants,code postal :  16490
  • Eraville : 209   Habitants,code postal :  16120
  • Les Essards : 204   Habitants,code postal :  16210
  • Esse : 489   Habitants,code postal :  16500
  • Etagnac : 975   Habitants,code postal :  16150
  • Etriac : 190   Habitants,code postal :  16250
  • Exideuil sur Vienne 1 078   Habitants,code postal :  16150
  • Eymouthiers : 306   Habitants,code postal :  16220
  • La Faye 617   Habitants,code postal :  16700
  • Feuillade : 303   Habitants,code postal :  16380
  • Fléac 3 629   Habitants,code postal :  16730
  • Fleurac : 234   Habitants,code postal :  16200
  • Fontclaireau : 399   Habitants,code postal :  16230
  • Fontenille : 338   Habitants,code postal :  16230
  • La Forêt-de-Tessé : 211   Habitants,code postal :  16240
  • Fouquebrune : 660   Habitants,code postal :  16410
  • Fouqueure : 440   Habitants,code postal :  16140
  • Foussignac : 606   Habitants,code postal :  16200
  • Garat : 1 871   Habitants,code postal :  16410
  • Gardes-le-Pontaroux : 261   Habitants,code postal :  16320
  • Genac 723   Habitants,code postal :  16170
  • Genouillac : 610   Habitants,code postal :  16270
  • Gensac-la-Pallue 1 599   Habitants,code postal :  16130
  • Genté : 897   Habitants,code postal :  16130
  • Gimeux : 745   Habitants,code postal :  16130
  • Gondeville : 523   Habitants,code postal :  16200
  • Gond-Pontouvre 5 937   Habitants,code postal :  16160
  • Les Gours : 125   Habitants,code postal :  16140
  • Gourville : 639   Habitants,code postal :  16170
  • Le Grand-Madieu : 156   Habitants,code postal :  16450
  • Grassac : 296   Habitants,code postal :  16380
  • Graves-Saint-Amant : 337   Habitants,code postal :  16120
  • Guimps 472   Habitants,code postal :  16300
  • Guizengeard : 152   Habitants,code postal :  16480
  • Gurat : 190   Habitants,code postal :  16320
  • Hiersac 1 086   Habitants,code postal :  16290
  • Hiesse : 244   Habitants,code postal :  16490
  • Houlette : 390   Habitants,code postal :  16200
  • L’ Isle-d’ Espagnac 5 284   Habitants,code postal :  16340
  • Jarnac 4 434   Habitants,code postal :  16200
  • Jauldes 750   Habitants,code postal :  16560
  • Javrezac 635   Habitants,code postal :  16100
  • Juignac 399   Habitants,code postal :  16190
  • Juillac-le-Coq : 668   Habitants,code postal :  16130
  • Juillaguet : 139   Habitants,code postal :  16320
  • Juillé : 185   Habitants,code postal :  16230
  • Julienne 447   Habitants,code postal :  16200
  • Jurignac : 526   Habitants,code postal :  16250
  • Lachaise : 299   Habitants,code postal :  16300
  • Ladiville : 118   Habitants,code postal :  16120
  • Lagarde-sur-le-Né : 187   Habitants,code postal :  16300
  • Lamérac : 196   Habitants,code postal :  16300
  • Laprade : 230   Habitants,code postal :  16390
  • Lésignac-Durand : 177   Habitants,code postal :  16310
  • Lessac : 594   Habitants,code postal :  16500
  • Lesterps : 479   Habitants,code postal :  16420
  • Lichères : 87   Habitants,code postal :  16460
  • Ligné : 173   Habitants,code postal :  16140
  • Lignières-Sonneville 617   Habitants,code postal :  16130
  • Linars 2 060   Habitants,code postal :  16730
  • Le Lindois : 343   Habitants,code postal :  16310
  • Londigny 256   Habitants,code postal :  16700
  • Longré : 216   Habitants,code postal :  16240
  • Lonnes : 163   Habitants,code postal :  16230
  • Louzac-Saint-André : 1 039   Habitants,code postal :  16100
  • Lupsault : 123   Habitants,code postal :  16140
  • Lussac : 278   Habitants,code postal :  16450
  • Luxé : 800   Habitants,code postal :  16230
  • La Magdeleine : 127   Habitants,code postal :  16240
  • Magnac-Lavalette-Villars : 442   Habitants,code postal :  16320
  • Magnac-sur-Touvre 3 054   Habitants,code postal :  16600
  • Maine-de-Boixe : 467   Habitants,code postal :  16230
  • Mainfonds : 191   Habitants,code postal :  16250
  • Mainxe : 694   Habitants,code postal :  16200
  • Mainzac 113   Habitants,code postal :  16380
  • Malaville : 420   Habitants,code postal :  16120
  • Manot 574   Habitants,code postal :  16500
  • Mansle 1 565   Habitants,code postal :  16230
  • Marcillac-Lanville : 594   Habitants,code postal :  16140
  • Mareuil : 406   Habitants,code postal :  16170
  • Marillac-le-Franc 767   Habitants,code postal :  16110
  • Marsac 815   Habitants,code postal :  16570
  • Marthon 603   Habitants,code postal :  16380
  • Massignac : 386   Habitants,code postal :  16310
  • Mazerolles : 371   Habitants,code postal :  16310
  • Mazières : 100   Habitants,code postal :  16270
  • Médillac : 153   Habitants,code postal :  16210
  • Mérignac : 718   Habitants,code postal :  16200
  • Merpins 1 007   Habitants,code postal :  16100
  • Mesnac 409   Habitants,code postal :  16370
  • Les Métairies : 605   Habitants,code postal :  16200
  • Mons : 262   Habitants,code postal :  16140
  • Montboyer : 402   Habitants,code postal :  16620
  • Montbron 2 158   Habitants,code postal :  16220
  • Montchaude : 522   Habitants,code postal :  16300
  • Montemboeuf 737   Habitants,code postal :  16310
  • Montignac-Charente 715   Habitants,code postal :  16330
  • Montignac-le-Coq : 131   Habitants,code postal :  16390
  • Montigné : 152   Habitants,code postal :  16170
  • Montjean : 256   Habitants,code postal :  16240
  • Montmoreau-Saint-Cybard 1 059   Habitants,code postal :  16190
  • Montrollet : 301   Habitants,code postal :  16420
  • Mornac 2 227   Habitants,code postal :  16600
  • Mosnac 470   Habitants,code postal :  16120
  • Moulidars : 735   Habitants,code postal :  16290
  • Mouthiers-sur-Boëme 2 473   Habitants,code postal :  16440
  • Mouton : 234   Habitants,code postal :  16460
  • Moutonneau 102   Habitants,code postal :  16460
  • Mouzon : 133   Habitants,code postal :  16310
  • Nabinaud : 81   Habitants,code postal :  16390
  • Nanclars : 201   Habitants,code postal :  16230
  • Nanteuil-en-Vallée : 1 471   Habitants,code postal :  16700
  • Nercillac : 1 022   Habitants,code postal :  16200
  • Nersac 2 398   Habitants,code postal :  16440
  • Nieuil : 920   Habitants,code postal :  16270
  • Nonac 306   Habitants,code postal :  16190
  • Nonaville : 200   Habitants,code postal :  16120
  • Oradour : 200   Habitants,code postal :  16140
  • Oradour-Fanais : 380   Habitants,code postal :  16500
  • Orgedeuil : 230   Habitants,code postal :  16220
  • Oriolles : 265   Habitants,code postal :  16480
  • Orival : 155   Habitants,code postal :  16210
  • Paizay-Naudouin-Embourie : 415   Habitants,code postal :  16240
  • Palluaud : 247   Habitants,code postal :  16390
  • Parzac : 131   Habitants,code postal :  16450
  • Passirac : 246   Habitants,code postal :  16480
  • Péreuil : 396   Habitants,code postal :  16250
  • Pérignac : 507   Habitants,code postal :  16250
  • La Péruse : 501   Habitants,code postal :  16270
  • Pillac 256   Habitants,code postal :  16390
  • Les Pins : 446   Habitants,code postal :  16260
  • Plaizac : 151   Habitants,code postal :  16170
  • Plassac-Rouffiac : 370   Habitants,code postal :  16250
  • Pleuville : 395   Habitants,code postal :  16490
  • Poullignac : 80   Habitants,code postal :  16190
  • Poursac : 203   Habitants,code postal :  16700
  • Pranzac : 941   Habitants,code postal :  16110
  • Pressignac : 413   Habitants,code postal :  16150
  • Puymoyen 2 430   Habitants,code postal :  16400
  • Puyréaux : 490   Habitants,code postal :  16230
  • Raix 149   Habitants,code postal :  16240
  • Rancogne : 384   Habitants,code postal :  16110
  • Ranville-Breuillaud : 182   Habitants,code postal :  16140
  • Reignac : 662   Habitants,code postal :  16360
  • Réparsac : 626   Habitants,code postal :  16200
  • Rioux-Martin 234   Habitants,code postal :  16210
  • Rivières : 1 833   Habitants,code postal :  16110
  • La Rochefoucauld 2 997   Habitants,code postal :  16110
  • La Rochette 556   Habitants,code postal :  16110
  • Ronsenac 576   Habitants,code postal :  16320
  • Rouffiac : 115   Habitants,code postal :  16210
  • Rougnac 441   Habitants,code postal :  16320
  • Rouillac 1 833   Habitants,code postal :  16170
  • Roullet-Saint-Estèphe 3 939   Habitants,code postal :  16440
  • Roumazières-Loubert 2 527   Habitants,code postal :  16270
  • Roussines : 285   Habitants,code postal :  16310
  • Rouzède 243   Habitants,code postal :  16220
  • Ruelle-sur-Touvre 7 370   Habitants,code postal :  16600
  • Ruffec 3 545   Habitants,code postal :  16700
  • Saint-Adjutory : 414   Habitants,code postal :  16310
  • Saint-Amant : 683   Habitants,code postal :  16190
  • Saint-Amant-de-Boixe 1 398   Habitants,code postal :  16330
  • Saint-Amant-de-Bonnieure : 338   Habitants,code postal :  16230
  • Saint-Amant-de-Nouère : 420   Habitants,code postal :  16170
  • Saint-Angeau : 713   Habitants,code postal :  16230
  • Saint-Aulais-la-Chapelle : 226   Habitants,code postal :  16300
  • Saint-Avit : 189   Habitants,code postal :  16210
  • Saint-Bonnet : 372   Habitants,code postal :  16300
  • Saint-Brice : 1 030   Habitants,code postal :  16100
  • Saint-Christophe : 315   Habitants,code postal :  16420
  • Saint-Ciers-sur-Bonnieure : 297   Habitants,code postal :  16230
  • Saint-Claud : 1 070   Habitants,code postal :  16450
  • Saint-Coutant : 217   Habitants,code postal :  16350
  • Saint-Cybardeaux : 816   Habitants,code postal :  16170
  • Sainte-Colombe : 178   Habitants,code postal :  16230
  • Sainte-Sévère : 531   Habitants,code postal :  16200
  • Sainte-Souline : 121   Habitants,code postal :  16480
  • Saint-Eutrope : 176   Habitants,code postal :  16190
  • Saint-Félix : 118   Habitants,code postal :  16480
  • Saint-Fort-sur-le-Né : 414   Habitants,code postal :  16130
  • Saint-Fraigne 455   Habitants,code postal :  16140
  • Saint-Front : 344   Habitants,code postal :  16460
  • Saint-Genis-d’ Hiersac : 883   Habitants,code postal :  16570
  • Saint-Georges : 54   Habitants,code postal :  16700
  • Saint-Germain-de-Confolens 90   Habitants,code postal :  16500
  • Saint-Germain-de-Montbron 489   Habitants,code postal :  16380
  • Saint-Gourson : 142   Habitants,code postal :  16700
  • Saint-Groux : 140   Habitants,code postal :  16230
  • Saint-Laurent-de-Belzagot : 366   Habitants,code postal :  16190
  • Saint-Laurent-de-Céris : 778   Habitants,code postal :  16450
  • Saint-Laurent-de-Cognac : 876   Habitants,code postal :  16100
  • Saint-Laurent-des-Combes : 97   Habitants,code postal :  16480
  • Saint-Léger : 119   Habitants,code postal :  16250
  • Saint-Martial : 140   Habitants,code postal :  16190
  • Saint-Martin-du-Clocher : 132   Habitants,code postal :  16700
  • Saint-Mary : 373   Habitants,code postal :  16260
  • Saint-Maurice-des-Lions : 952   Habitants,code postal :  16500
  • Saint-Médard : 297   Habitants,code postal :  16300
  • Saint-Même-les-Carrières : 1 099   Habitants,code postal :  16720
  • Saint-Michel d ‘Entraigues 3 277   Habitants,code postal :  16470
  • Saint-Palais-du-Né : 282   Habitants,code postal :  16300
  • Saint-Preuil : 302   Habitants,code postal :  16130
  • Saint-Projet-Saint-Constant : 1 147   Habitants,code postal :  16110
  • Saint-Quentin-de-Chalais : 283   Habitants,code postal :  16210
  • Saint-Quentin-sur-Charente : 214   Habitants,code postal :  16150
  • Saint-Romain : 541   Habitants,code postal :  16210
  • Saint-Saturnin 1 319   Habitants,code postal :  16290
  • Saint-Séverin 817   Habitants,code postal :  16390
  • Saint-Simeux : 566   Habitants,code postal :  16120
  • Saint-Simon : 204   Habitants,code postal :  16120
  • Saint-Sornin : 846   Habitants,code postal :  16220
  • Saint-Sulpice-de-Cognac : 1 270   Habitants,code postal :  16370
  • Saint-Sulpice-de-Ruffec : 34   Habitants,code postal :  16460
  • Saint-Vallier : 144   Habitants,code postal :  16480
  • Saint-Yrieix-sur-Charente 7 025   Habitants,code postal :  16710
  • Salles-d’ Angles 1 081   Habitants,code postal :  16130
  • Salles-de-Barbezieux : 454   Habitants,code postal :  16300
  • Salles-de-Villefagnan 343   Habitants,code postal :  16700
  • Salles-Lavalette : 365   Habitants,code postal :  16190
  • Saulgond : 523   Habitants,code postal :  16420
  • Sauvagnac : 77   Habitants,code postal :  16310
  • Sauvignac : 98   Habitants,code postal :  16480
  • Segonzac 2 143   Habitants,code postal :  16130
  • Sers : 783   Habitants,code postal :  16410
  • Sigogne 983   Habitants,code postal :  16200
  • Sireuil 1 175   Habitants,code postal :  16440
  • Sonneville : 206   Habitants,code postal :  16170
  • Souffrignac : 145   Habitants,code postal :  16380
  • Souvigné : 241   Habitants,code postal :  16240
  • Soyaux 9 561   Habitants,code postal :  16800
  • Suaux 377   Habitants,code postal :  16260
  • Suris : 287   Habitants,code postal :  16270
  • La Tâche : 104   Habitants,code postal :  16260
  • Taizé-Aizie 586   Habitants,code postal :  16700
  • Taponnat-Fleurignac : 1 489   Habitants,code postal :  16110
  • Le Tâtre : 359   Habitants,code postal :  16360
  • Theil-Rabier : 161   Habitants,code postal :  16240
  • Torsac 770   Habitants,code postal :  16410
  • Tourriers 749   Habitants,code postal :  16560
  • Touvérac : 774   Habitants,code postal :  16360
  • Touvre 1 114   Habitants,code postal :  16600
  • Touzac 447   Habitants,code postal :  16120
  • Triac-Lautrait : 455   Habitants,code postal :  16200
  • Trois-Palis 813   Habitants,code postal :  16730
  • Turgon : 90   Habitants,code postal :  16350
  • Tusson : 261   Habitants,code postal :  16140
  • Tuzie 161   Habitants,code postal :  16700
  • Valence : 231   Habitants,code postal :  16460
  • Vars 1 940   Habitants,code postal :  16330
  • Vaux-Lavalette : 99   Habitants,code postal :  16320
  • Vaux-Rouillac : 298   Habitants,code postal :  16170
  • Ventouse : 123   Habitants,code postal :  16460
  • Verdille 350   Habitants,code postal :  16140
  • Verneuil : 96   Habitants,code postal :  16310
  • Verrières : 362   Habitants,code postal :  16130
  • Verteuil-sur-Charente 609   Habitants,code postal :  16510
  • Vervant : 141   Habitants,code postal :  16330
  • Vibrac 317   Habitants,code postal :  16120
  • Le Vieux-Cérier : 136   Habitants,code postal :  16350
  • Vieux-Ruffec : 116   Habitants,code postal :  16350
  • Vignolles : 187   Habitants,code postal :  16300
  • Vilhonneur : 355   Habitants,code postal :  16220
  • Villebois-Lavalette :  733   Habitants,code postal :  16320
  • Villefagnan 1 049   Habitants,code postal :  16240
  • Villegats : 231   Habitants,code postal :  16700
  • Villejésus 571   Habitants,code postal :  16140
  • Villejoubert : 332   Habitants,code postal :  16560
  • Villiers-le-Roux : 122   Habitants,code postal :  16240
  • Villognon : 370   Habitants,code postal :  16230
  • Vindelle 996   Habitants,code postal :  16430
  • Vitrac-Saint-Vincent : 515   Habitants,code postal :  16310
  • Viville : 130   Habitants,code postal :  16120
  • Voeuil-et-Giget : 1 603   Habitants,code postal :  16400
  • Vouharte : 328   Habitants,code postal :  16330
  • Voulgézac : 266   Habitants,code postal :  16250
  • Vouthon : 363   Habitants,code postal :  16220
  • Vouzan : 668   Habitants,code postal :  16410
  • Xambes 295   Habitants,code postal :  16330
  • Yviers : 516   Habitants,code postal :  16210
  • Yvrac-et-Malleyrand : 517   Habitants,code postal :  16110
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