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Cantal(15)

Le département du Cantal  (15) situé dans la région Auvergne, compte 148 162 habitants en 2010.

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La région du département :

 

 

Son blason et logo :

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Le Département :

 

 

 

L’ Histoire du département :

 

C’ est de la haute Auvergne qu’a été formé le département du Cantal. Il doit son nom au Plomb du Cantal, montagne volcanique, la plus élevée de la haute Auvergne, et dont les cimes, comme celles des Alpes, sont presque toujours couvertes de neige. Cette montagne, très connue des anciens, s’appelait mons Celtarum, mont des Celtes ; elle est, en effet, située dans la Gaule celtique. On croit que la via Celtica de la Table de Peutinger passait près du Plomb.

Ce qui est certain, c’est que ce pays, comme toute l’Arvernie dont il faisait partie, était, avant la conquête romaine, habité par l’un des plus anciens, des plus puissants et des image 1plus célèbres peuples de la Gaule. On connaît les expéditions des Arvernes au delà des Alpes et leurs luttes contre Rome ; on sait que, joints aux Allobroges, ils s’opposèrent longtemps au progrès de ses armes conquérantes ; mais enfin, vaincus par César à Alesia, ils se soumirent et restèrent fidèles aux Romains, qui leur laissèrent leurs lois et leurs libertés. Du temps de Pline et de Ptolémée, ils étaient encore peuple libre, liberi.

Rome fonda chez eux des colonies et les rit participer aux bienfaits de sa civilisation. Il y a, dans la haute Auvergne, notamment dans le canton de Saignes, de nombreux vestiges du long séjour qu’y firent les Romains. Alors ce pays, déjà converti au christianisme par saint Mamet et saint Mary faisait partie de la première Aquitaine ; il était gouverné par des présidents et des comtes. Vers l’an 475, les Wisigoths l’envahirent et s’en rendirent maîtres, mais en 507, Clovis parvint à les en chasser. Il le donna, en 511, à Thierry, son fils aîné, roi de Metz. Pendant les guerres domestiques des fils de Clovis, l’Auvergne passade Thierry à son frère Childebert ; mais Thierry ne tarda pas à la reprendre.

Après les Francs vinrent, en 505, les Saxons, puis, en 751, les Sarrasins, qui la pillèrent et la ravagèrent. « Des ruisseaux, dans l’arrondissement de Mauriac, dit un historien du Cantal, portent encore leur nom, et la tradition rapporte que les eaux furent teintes du sang de ces barbares. » A peine délivrée des Sarrasins, la haute Auvergne se vit disputée par les armes de Pépin et celles de Vaïffer, duc d’Aquitaine. Pépin s’empara du château de Tournemire (767). De 851 à 925, les Normands parurent cinq fois dans ce pays, d’où le comte d’Auvergne les chassa. Après diverses vicissitudes, cette province fut enfin réunie à la couronne en 1213, par Philippe-Auguste.

Cependant, vers 1357, les Anglais portèrent la guerre en Auvergne et s’y emparèrent de plusieurs châteaux ; mais partout les habitants leur firent la chasse. Chapelain, dans son poème de la Pucelle d’Orléans, a fait le dénombrement des enfants d’Aurillac, de Saint-Flour, de Murat et de Carlat qui prirent part à cette lutte mémorable contre l’étranger.

Après avoir parlé du contingent fourni par la basse Auvergne, il ajoute en assez mauvais vers :

A ceux-ci l’en voit joints deux cents hommes d’élite,
Vieux guerriers qu’aux périls la belle gloire invite,
Nourrissons d’Aurillac, où dans ce siècle encor,
Le fond d’un lac séché brille de veines d’or.
Même nombre leur joint Saint-Flour, montagne nue,
Qui n’a, pour y gravir, qu’une roide avenue.
Même nombre leur joint et Murat et Carlat,
Et tous sont à l’envi désireux du combat.
Cantal, le mont neigeux, cette Alpe de la France,
Pour assister son roi découvre sa puissance,
Et joint seul aux premiers trois fois cent montagnards,
Grands coureurs, grands lutteurs et grands lanceurs de dards.

Après la guerre, Charles VII vint remercier les habitants de la haute Auvergne de leur patriotique assistance. A Aurillac, comme à Saint-Flour, les magistrats lui firent présent de douze tasses d’argent (1437). A la suite des Anglais vinrent les grandes compagnies. Aimerigot Marcel, dit le roi des pillards, parut dans la Haute-Auvergne à la tête de l’une de ces bandes. Il s’empara du château de Carlat, qu’il vendit aux Anglais. Cependant, une trêve ayant été conclue entre la France et l’Angleterre, Aimerigot jura, sous peine de la vie, de l’observer. Vain serment : il ne tarda pas à recommencer ses ravages ; les habitants effrayés recoururent au roi, qui leur envoya Robert de Béthune, vicomte de Meaux, avec une armée de quatre cents lances et de cent vingt arbalétriers. Aimerigot s’était retranché dans le château de la Roche-Vandeix ; Robert essaya de, l’en débusquer. Ne se sentant pas assez fort pour résister, Aimerigot laisse le commandement de la forteresse à Guiot d’Ussel, son oncle, et en sort secrètement pour aller demander du secours aux Anglais.

A son retour, il trouve Robert de Béthune maître de la place. Il ne savait où se réfugier ; « en ses plus grandes tribulations, il s’auisa, dit Froissart, qu’il auuoit en Auuergne vn sien cousin germain, escuyer et gentilhomme, lequel on nommoit Iean Tournemine (Froissart écrit Tournemine pour Tournemire), et qu’il iroit devers luy : et lui monstreroit toutes ses besongnes : et prendroit conseil de luy. Si comme il deuisa, il fit. Il s’en vint, luy et son page seulement chez ce Tournemine, et entra au chastel. Il cuida trop bien estre arriué pour cause de lignage : mais non fut. Car celuy escuyer, nommé Tournemine, n’estoit pas bien en la grâce du duc de Berry mais le hayoit moult fort, et bien le sauoit l’escuyer ; dont en estoit plus douteux. Si s’auisa, quand il veit venir en son hostel son cousin Aimerigot, qu’il le prendroit, et retiendroit : ne iamais de là partir ne le pairroit, et sa prise signifieroit au duc de Berry : en lui remontrant que, s’il luy vouloit remettre son mal talent, il lui enuoyeroit Aimerigot Marcel, et puis en fist ce qu’il voudroit. Tout ainsi comme il le proposa il fit ; car quand Aimerigot fut venu de dans le chastel de Tournemine à son cousin, et il eut mis son épe ius, et on luy eut baillé chambre pour soi appareiller, et il fut reuestu et mis à point, il demanda aux varlets : – Où est mon cousin Tournemine ? car encores ne l’auoit-il point Yeu. – Il est en sa chambre, répondirent les varlets, venez l’y voir. – Volontiers, répondit Aimerigot…

« Ceux le menèrent tout droit où Tournemine estoil. Quand il fut venu iusques à luy, Aimerigot le saluit, qui nul mal n’y pensoit. Tournemine respondit : Comment, Ainierigot, qui vous a mandé et vous a fait venir céans ? Vous me voulez bien déshonorer. le vous pren et arreste pour mon prisonnier. Au- tremerit ie ne m’acquiteroye pas bien enuers la couronne de France et monseigneur de Berry, car g vous estes faux et traistre, qui auez les treues enfreintes et brisées. Si le vous faut comparoir, et pour la cause de vous monseigneur de Berry me hait et traite à mort, mais ie ferai ma paix de vous, car ie vous y rendray mort ou vif, ne iamais d’ici ne saudrez. – De ces paroles fut Aimerigot tout esbahy, et respondit : Comment,. Tournemine, ie suis vostre cousin ; est-ce tout à certes ce que vous me dites ? le faites-vous pour moy essayer ? le suis venu ici en grand’fiance, pour. vous veoir et remonstrer mes besongnes : et vous me faites si creuse chère et nie dites parolles si dures. – le ne sçay (dit Tournemine) que vous voulez dire ne proposer : mais ce que ie vous ai dit ie vous le tiendray… Tournemine ne se voulut souffrir, que des deux iambes, il ne le fist mettre en vus fers tresfort, et dedans une tour forte et bien fermée, et bonnes gardes sur luy. » Après quoi, il en écrivit au duc, de Berry à Paris. « A ceste nouvelle, ajoute le vieux chroniqueur, le duc commença à sousrir, et à dire à ses cheualiers qui estoient près de lui.. Aimericrot Marcel est attrapé. Son cousin germain Tournemine (comme il m’escrit) le tient en prison. – Monseigneur, respondirent les cheualiers, ce sont bonnes nouuelles pour le pays d’Auuergne et de Limosin, car en Aimerigot ils ont eu longtemps vn mauuais voisin. Il a tant fait de mal, que si vous -voulez il passera parmi le gibet, n’autre pardon ne rançon il ne deuroit avoir…

« Depuis ne demoura gueres de temps, que le seneschal d’Auuergne, par une commission qu’il eut de monseigneur de Berry, s’en vint au chastel de Tournemine : et là luy fut déluiré Aimerigot Marcel qui fut tout esbahi, quand il se trouua en la compaignie de ses ennemis. Que vous feroie-je long record ? Le seneschal l’emmena en la compaignie de gens d’armes, tout parmi le pays, et passèrent Seine et Marne, au pont de Charenton : et de là ils vindrent au chastel Saint-Anthoine (la Bastille)… On ne l’y garda gueres longuement, quand il fut rendu et déluiré au preuost du Chastelet de Paris, et amené en Chastelet. Bien et vérité qu’il offroit pour sa rançon soixante millê francs, mais nul n’y vouloit entendre ; on lui respondy que le roy estoit riche assez – et que de son argent il n’en auoit que faire. Depuis qu’Aimerigot Marcel fut rendu au preuost du Chastelet, on n’en fist pas longuement garde. Il fut iugé à mourir honteusement, comme un traistre à la couronne de France. Si fut mené vn iour en un— charrette, en une place qu’on dit aux halles : et là tourné au pilori, plusieurs fois depuis on lisit tous ses forfaits, pour lesquels il receuoit la mort… Il fut là exécuté. On luy trencha la teste : et puis fut écartelé… »

Cet événement mit fin au pillage des Anglais dans la haute Auvergne. Par suite d’un traité passé en 1381 entre le comte d’Armagnac et les trois Etats d’Auvergne, du Velay et du Gévaudan, à l’effet de chasser les capitaines anglais des places qu’ils occupaient dans le pays, le comte prit possession du château de Carlat : c’est là que Jacques d’Armagnac, duc de Nemours, engagé dans la ligue du Bien public, soutint, en 1469, contre les troupes de Louis XI, un siège de dix-huit mois. Cependant le roi lui avait déjà fait grâce, et Nemours lui avait juré solennellement fidélité sur la croix de Saint-Lô.

Voyant qu’il ne cessait de conspirer, Louis XI ordonna au duc de Beaujeu de l’arrêter dans son château de Carlat. Nemours s’y défendit vigoureusement ; mais, sur la proposition d’un envoyé du duc de Beaujeu, qui lui promit, sur la foi et conscience du roi Très Chrétien, qu’il ne lui serait rien fait, il se rendit. Ce n’était qu’un piège. Conduit prisonnier à la forteresse de Pierre-en-Scize, à Lyon, et de là à Paris, à la Bastille, où on l’enferma dans une cage de fer, il fut, contre la foi des traités, et malgré son nom, sa qualité et l’illustration de sa race, déclaré criminel de lèse-majesté et condamné à être décapité.

Au XVIe siècle, la haute Auvergne eut à souffrir des guerres civiles et religieuses. A peine rendue à la tranquillité par l’avènement de Henri IV, elle se vit de nouveau troublée par les déprédations des seigneurs féodaux, que Louis XIV fit châtier pendant les Grands jours tenus en Auvergne en 1665. Depuis ce temps jusqu’à nos jours, ce pays n’a pas cessé de jouir du repos ; mais il n’a pu encore se refaire de la perte de ses forêts, qui couvraient alors ses montagnes ; elles avaient disparu, et les vents boréens ne trouvant aucune résistance portèrent leur souffle glacé dans cette contrée et la dépeuplèrent. Aussi n’est-elle plus habitée qu’à de grandes distances. « Si, à quelques égards, dit M. Bouillet, la Haute-Auvergne est dépourvue de richesses dont jouissent d’autres contrées, l’œil, cependant, y est rarement attristé par le spectacle de la misère. L’émigration, que chez des peuples voisins la nécessité commande impérieusement et rend souvent perpétuelle, se renouvelle ici tous les ans. Une partie des habitants va porter dans d’autres départements et même à l’étranger son travail et son industrie, et les bénéfices obtenus par ces déplacements assurent l’existence de nombreuses familles et sont souvent l’origine de grandes fortunes. Ces émigrations offrent encore d’autres avantages aux individus qui s’y livrent ; leur fréquentation avec les peuples d’autres provinces, avec les habitants des villes surtout, a pour effet d’adoucir leurs mœurs et de développer leur intelligence naturelle ; mais peut-être aussi, il faut bien le dire, quelques-uns d’entre eux rapportent dans leur village des vices qui y étaient ignorés. »

A quelle époque commença dans la Haute-Auvergne ce système d’émigration ? C’est ce qu’il est impossible de déterminer. Peut-être date-t-il des premiers temps où les montagnes furent habitées. On ne saurait douter qu’il ne remonte à une époque fort reculée, puisqu’on voit dans l’histoire que les Arvernes étaient dans l’habitude d’aller faire le commerce en Espagne, où ils se rendaient par troupes et sans chefs. Quoi qu’il en soit, le climat et le besoin en furent certainement la première cause déterminante. Le froid rigoureux qui règne dans ces hautes contrées y suspendait, comme aujourd’hui, toute occupation pendant plus de la moitié de l’année ; leur sol, peu susceptible de culture et, d’ailleurs, couvert dans l’origine d’immenses forêts, était loin de pouvoir fournir l’alimentation nécessaire à ses habitants ; ils durent le quitter pour aller chercher sous un ciel plus doux du travail et du pain.

Ces premiers émigrants, simples et laborieux, se chargèrent des travaux les plus pénibles et se contentèrent des salaires les plus modestes. Partis après les semailles d’automne, ils ne manquaient jamais de revenir au printemps pour porter à leurs familles le fruit de leur industrie et partager leurs occupations agricoles. Mais bientôt les communications extérieures et les voyages agrandirent le cercle de leurs idées ; d’ouvriers ils devinrent commerçants, et les fers, les cuivres, les indiennes, les quincailleries devinrent pour eux l’objet d’un négoce. Dès lors il recherchèrent les grands centres de population ; les uns se dirigèrent vers Paris et Bordeaux, et les autres vers la Normandie, la Flandre, la Picardie, la Belgique, la Hollande et la Suisse ; quelques-uns passèrent en Espagne et y fondèrent des établissements qui ne tardèrent pas à prendre un développement considérable.

Quatre cents Auvergnats des arrondissements d’Aurillac et de Mauriac formèrent deux sociétés, dont les principaux entrepôts étaient établis dans les deux villes de Chinchon et Naval-Carnéros, et qui en avaient de secondaires dans les autres villes d’Espagne. Ces sociétés furent d’ab ord composées de compatriotes et ensuite exclusivement de fils et de gendres de sociétaires qui, pour y être admis, devaient faire une première mise de fonds de quatre mille francs. Elles reconnaissaient quatre chefs, qui n’étaient que les premiers parmi des égaux, mais qui commandaient et étaient, à cause de leur âge et de leur expérience, chargés des achats et de la correspondance. D’après leurs statuts, chaque associé, à tour de rôle, devait passer deux ans en Espagne et deux ans en France ; mais il était tenu de fournir une première campagne de sept ans. L’époque du départ avait été successivement fixée d’abord en novembre, puis en septembre ; celle de la rentrée en mars.

Ces compagnies avaient conquis un crédit immense par leur exactitude à tenir leurs engagements et faisaient des affaires avec toute l’Europe. Elles étaient en pleine image 6prospérité, lorsque les révolutions d’Espagne vinrent tout à coup les anéantir. A cette époque de triste mémoire, leu magasins furent pillés et leurs associés dispersés ou massacrés ; elles ne se sont plus reformées depuis.

Il est presque impossible de donner le chiffre exact de cette population voyageuse, parce qu’il est essentiellement variable et va toujours croissant. Il est probable qu’il s’élève en ce moment à dix mille individus au moins, dont neuf mille cinq cents émigrants à l’intérieur et cinq cents hors de France. Les premiers partent isolément ou par petits groupes et en se faisant suivre d’apprentis, qui n’obtiennent de rétribution qu’après trois ou quatre années de travail gratuit les seconds partent par troupes à l’étranger et surtout en Espagne, où ils exercent toutes sortes de professions.

Au XIXe siècle, on compte qu’il sort, année moyenne, de l’arrondissement d’Aurillac environ deux mille trois cents porteurs d’eau, commissionnaires, savetiers, chaudronniers, fondeurs d’étain, portefaix, marchands de parapluies, de bestiaux et de fromage, etc. ; de celui de Saint-Flour, deux mille sept cents scieurs de long, pionniers, maçons, merciers, colporteurs, bergers, portefaix, commissionnaires, chaudronniers, ferblantiers, lanterniers et porteurs d’eau ; de celui de Mauriac, deux mille marchands de parapluies, cordonniers, boisseliers, terrassiers, quincailliers, merciers et chaudronniers ; de celui de Murat, enfin, trois mille commissionnaires, porteurs d’eau, marchands de parapluies, colporteurs, merciers, chaudronniers et fondeurs d’étain.

( source : http://www.france-pittoresque.com/)

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Liste des communes

du Cantal :

Le département du Cantal compte 260 communes repartis en population de la manière suivante ( Pour retrouver le site web de la commune et ses dernières nouvelles,cliquer sur le symbole « site web » a coté de la commune ):

  • Albepierre-Bredons : 220  Habitants, code postal :  15300
  • Allanche 897  Habitants, code postal :  15160
  • Alleuze 207  Habitants, code postal :  15100
  • Ally : 663  Habitants, code postal :  15700
  • Andelat 423  Habitants, code postal :  15100
  • Anglards-de-Saint-Flour : 321  Habitants, code postal :  15100
  • Anglards-de-Salers : 783  Habitants, code postal :  15380
  • Anterrieux : 128  Habitants, code postal :  15110
  • Antignac : 276  Habitants, code postal :  15240
  • Apchon 209  Habitants, code postal :  15400
  • Arches : 183  Habitants, code postal :  15200
  • Arnac : 148  Habitants, code postal :  15150
  • Arpajon-sur-Cère 6 009  Habitants, code postal :  15130
  • Auriac-l’ Eglise : 203  Habitants, code postal :  15500
  • Aurillac 27 924  Habitants, code postal :  15000
  • Auzers : 198  Habitants, code postal :  15240
  • Ayrens : 557  Habitants, code postal :  15250
  • Badailhac : 115  Habitants, code postal :  15800
  • Barriac-les-Bosquets 167  Habitants, code postal :  15700
  • Bassignac 226  Habitants, code postal :  15240
  • Beaulieu 119  Habitants, code postal :  15270
  • Besse : 132  Habitants, code postal :  15140
  • Boisset 633  Habitants, code postal :  15600
  • Bonnac : 149  Habitants, code postal :  15500
  • Brageac : 74  Habitants, code postal :  15700
  • Brezons 212  Habitants, code postal :  15230
  • Calvinet : 471  Habitants, code postal :  15340
  • Carlat 288  Habitants, code postal :  15130
  • Cassaniouze 514  Habitants, code postal :  15340
  • Cayrols : 241  Habitants, code postal :  15290
  • Celles : 235  Habitants, code postal :  15170
  • Celoux 80  Habitants, code postal :  15500
  • Cézens : 260  Habitants, code postal :  15230
  • Chaliers : 188  Habitants, code postal :  15230
  • Chalinargues : 435  Habitants, code postal :  15170
  • Chalvignac : 426  Habitants, code postal :  15200
  • Champagnac 1 105  Habitants, code postal :  15350
  • Champs-sur-Tarentaine-Marchal 1 033  Habitants, code postal :  15270
  • Chanterelle : 150  Habitants, code postal :  15190
  • La Chapelle-d’Alagnon : 250  Habitants, code postal :  15300
  • La Chapelle-Laurent : 344  Habitants, code postal :  15500
  • Charmensac : 130  Habitants, code postal :  15500
  • Chastel-sur-Murat : 96  Habitants, code postal :  15300
  • Chaudes-Aigues : 954  Habitants, code postal :  15110
  • Chaussenac 247  Habitants, code postal :  15700
  • Chavagnac : 94  Habitants, code postal :  15300
  • Chazelles : 45  Habitants, code postal :  15500
  • Cheylade 336  Habitants, code postal :  15400
  • Le Claux 260  Habitants, code postal :  15400
  • Clavières : 265  Habitants, code postal :  15320
  • Collandres : 223  Habitants, code postal :  15400
  • Coltines 404  Habitants, code postal :  15170
  • Condat 995  Habitants, code postal :  15190
  • Coren 407  Habitants, code postal :  15100
  • Crandelles : 598  Habitants, code postal :  15250
  • Cros-de-Montvert 225  Habitants, code postal :  15150
  • Cros-de-Ronesque : 125  Habitants, code postal :  15130
  • Cussac 135  Habitants, code postal :  15430
  • Deux-Verges : 57  Habitants, code postal :  15110
  • Dienne : 258  Habitants, code postal :  15300
  • Drugeac : 361  Habitants, code postal :  15140
  • Escorailles 69  Habitants, code postal :  15700
  • Espinasse : 73  Habitants, code postal :  15110
  • Le Falgoux 146  Habitants, code postal :  15380
  • Le Fau 26  Habitants, code postal :  15140
  • Faverolles 300  Habitants, code postal :  15320
  • Ferrières-Saint-Mary 249  Habitants, code postal :  15170
  • Fontanges : 217  Habitants, code postal :  15140
  • Fournoulès : 64  Habitants, code postal :  15600
  • Freix-Anglards : 189  Habitants, code postal :  15310
  • Fridefont : 106  Habitants, code postal :  15110
  • Giou-de-Mamou : 763  Habitants, code postal :  15130
  • Girgols : 73  Habitants, code postal :  15310
  • Glénat : 223  Habitants, code postal :  15150
  • Gourdièges : 54  Habitants, code postal :  15230
  • Jabrun : 150  Habitants, code postal :  15110
  • Jaleyrac 374  Habitants, code postal :  15200
  • Joursac : 154  Habitants, code postal :  15170
  • Jou-sous-Monjou : 111  Habitants, code postal :  15800
  • Junhac : 332  Habitants, code postal :  15120
  • Jussac 1 871  Habitants, code postal :  15250
  • Labesserette : 265  Habitants, code postal :  15120
  • Labrousse : 402  Habitants, code postal :  15130
  • Lacapelle-Barrès : 57  Habitants, code postal :  15230
  • Lacapelle-del-Fraisse : 306  Habitants, code postal :  15120
  • Lacapelle-Viescamp : 452  Habitants, code postal :  15150
  • Ladinhac 488  Habitants, code postal :  15120
  • Lafeuillade-en-Vézie : 580  Habitants, code postal :  15130
  • Landeyrat : 103  Habitants, code postal :  15160
  • Lanobre 1 400  Habitants, code postal :  15270
  • Lapeyrugue : 103  Habitants, code postal :  15120
  • Laroquebrou 871  Habitants, code postal :  15150
  • Laroquevieille 373  Habitants, code postal :  15250
  • Lascelle : 309  Habitants, code postal :  15590
  • Lastic 109  Habitants, code postal :  15500
  • Laurie : 39  Habitants, code postal :  15500
  • Lavastrie 227  Habitants, code postal :  15260
  • Laveissenet : 95  Habitants, code postal :  15300
  • Laveissière : 581  Habitants, code postal :  15300
  • Lavigerie : 104  Habitants, code postal :  15300
  • Leucamp : 235  Habitants, code postal :  15120
  • Leynhac 353  Habitants, code postal :  15600
  • Leyvaux : 29  Habitants, code postal :  43450
  • Lieutadès 209  Habitants, code postal :  15110
  • Lorcières 193  Habitants, code postal :  15320
  • Loubaresse : 408  Habitants, code postal :  15320
  • Lugarde 160  Habitants, code postal :  15190
  • Madic 220  Habitants, code postal :  15210
  • Malbo : 126  Habitants, code postal :  15230
  • Mandailles-Saint-Julien : 200  Habitants, code postal :  15590
  • Marcenat 521  Habitants, code postal :  15190
  • Marchastel : 159  Habitants, code postal :  15400
  • Marcolès 610  Habitants, code postal :  15220
  • Marmanhac 746  Habitants, code postal :  15250
  • Massiac 1 829  Habitants, code postal :  15500
  • Mauriac 3 854  Habitants, code postal :  15200
  • Maurines : 98  Habitants, code postal :  15110
  • Maurs 2 182  Habitants, code postal :  15600
  • Méallet 170  Habitants, code postal :  15200
  • Menet 502  Habitants, code postal :  15400
  • Mentières 128  Habitants, code postal :  15100
  • Molèdes : 97  Habitants, code postal :  15500
  • Molompize : 294  Habitants, code postal :  15500
  • La Monselie : 119  Habitants, code postal :  15240
  • Montboudif 197  Habitants, code postal :  15190
  • Montchamp 129  Habitants, code postal :  15100
  • Le Monteil : 259  Habitants, code postal :  15240
  • Montgreleix : 44  Habitants, code postal :  15190
  • Montmurat 141  Habitants, code postal :  15600
  • Montsalvy 874  Habitants, code postal :  15120
  • Montvert : 117  Habitants, code postal :  15150
  • Mourjou 328  Habitants, code postal :  15340
  • Moussages : 267  Habitants, code postal :  15380
  • Murat 2 025  Habitants, code postal :  15300
  • Narnhac : 86  Habitants, code postal :  15230
  • Naucelles 1 925  Habitants, code postal :  15250
  • Neussargues-Moissac 1 030  Habitants, code postal :  15170
  • Neuvéglise 1 133  Habitants, code postal :  15260
  • Nieudan : 114  Habitants, code postal :  15150
  • Omps : 299  Habitants, code postal :  15290
  • Oradour : 299  Habitants, code postal :  15260
  • Pailherols : 153  Habitants, code postal :  15800
  • Parlan : 297  Habitants, code postal :  15290
  • Paulhac 444  Habitants, code postal :  15430
  • Paulhenc 283  Habitants, code postal :  15230
  • Pers : 295  Habitants, code postal :  15290
  • Peyrusse : 177  Habitants, code postal :  15170
  • Pierrefort 1 002  Habitants, code postal :  15230
  • Pleaux 1 823  Habitants, code postal :  15700
  • Polminhac 1 156  Habitants, code postal :  15800
  • Pradiers : 111  Habitants, code postal :  15160
  • Prunet 504  Habitants, code postal :  15130
  • Quézac : 323  Habitants, code postal :  15600
  • Rageade : 135  Habitants, code postal :  15500
  • Raulhac : 332  Habitants, code postal :  15800
  • Reilhac 957  Habitants, code postal :  15250
  • Rézentières : 115  Habitants, code postal :  15170
  • Riom-ès-Montagnes 2 798  Habitants, code postal :  15400
  • Roannes-Saint-Mary 960  Habitants, code postal :  15220
  • Roffiac 571  Habitants, code postal :  15100
  • Rouffiac : 237  Habitants, code postal :  15150
  • Le Rouget : 964  Habitants, code postal :  15290
  • Roumégoux 242  Habitants, code postal :  15290
  • Rouziers : 122  Habitants, code postal :  15600
  • Ruynes-en-Margeride : 648  Habitants, code postal :  15320
  • Saignes 918  Habitants, code postal :  15240
  • Saint-Amandin 244  Habitants, code postal :  15190
  • Saint-Antoine : 121  Habitants, code postal :  15220
  • Saint-Bonnet-de-Condat 134  Habitants, code postal :  15190
  • Saint-Bonnet-de-Salers 324  Habitants, code postal :  15140
  • Saint-Cernin 1 055  Habitants, code postal :  15310
  • Saint-Chamant 259  Habitants, code postal :  15140
  • Saint-Cirgues-de-Jordanne : 144  Habitants, code postal :  15590
  • Saint-Cirgues-de-Malbert : 220  Habitants, code postal :  15140
  • Saint-Clément : 70  Habitants, code postal :  15800
  • Saint-Constant : 565  Habitants, code postal :  15600
  • Sainte-Anastasie : 149  Habitants, code postal :  15170
  • Sainte-Eulalie : 204  Habitants, code postal :  15140
  • Sainte-Marie : 112  Habitants, code postal :  15230
  • Saint-Etienne-Cantalès 140  Habitants, code postal :  15150
  • Saint-Etienne-de-Carlat : 125  Habitants, code postal :  15130
  • Saint-Etienne-de-Chomeil : 213  Habitants, code postal :  15400
  • Saint-Etienne-de-Maurs 751  Habitants, code postal :  15600
  • Saint-Flour 6 711  Habitants, code postal :  15100
  • Saint-Georges : 1 148  Habitants, code postal :  15100
  • Saint-Gérons : 195  Habitants, code postal :  15150
  • Saint-Hippolyte : 112  Habitants, code postal :  15400
  • Saint-Illide 672  Habitants, code postal :  15310
  • Saint-Jacques-des-Blats : 321  Habitants, code postal :  15800
  • Saint-Julien-de-Toursac : 141  Habitants, code postal :  15600
  • Saint-Just 203  Habitants, code postal :  15320
  • Saint-Mamet-la-Salvetat 1 453  Habitants, code postal :  15220
  • Saint-Marc : 83  Habitants, code postal :  15320
  • Saint-Martial : 75  Habitants, code postal :  15110
  • Saint-Martin-Cantalès : 172  Habitants, code postal :  15140
  • Saint-Martin-sous-Vigouroux : 260  Habitants, code postal :  15230
  • Saint-Martin-Valmeroux 911  Habitants, code postal :  15140
  • Saint-Mary-le-Plain : 156  Habitants, code postal :  15500
  • Saint-Paul-de-Salers : 121  Habitants, code postal :  15140
  • Saint-Paul-des-Landes 1 399  Habitants, code postal :  15250
  • Saint-Pierre : 171  Habitants, code postal :  15350
  • Saint-Poncy : 324  Habitants, code postal :  15500
  • Saint-Projet-de-Salers 125  Habitants, code postal :  15140
  • Saint-Rémy-de-Chaudes-Aigues : 117  Habitants, code postal :  15110
  • Saint-Santin-Cantalès : 326  Habitants, code postal :  15150
  • Saint-Santin-de-Maurs : 342  Habitants, code postal :  15600
  • Saint-Saturnin : 227  Habitants, code postal :  15190
  • Saint-Saury : 203  Habitants, code postal :  15290
  • Saint-Simon 1 086  Habitants, code postal :  15130
  • Saint-Urcize 494  Habitants, code postal :  15110
  • Saint-Victor 108  Habitants, code postal :  15150
  • Saint-Vincent-de Salers : 79  Habitants, code postal :  15380
  • Salers 364  Habitants, code postal :  15140
  • Salins : 158  Habitants, code postal :  15200
  • Sansac-de-Marmiesse 1 277  Habitants, code postal :  15130
  • Sansac-Veinazès 197  Habitants, code postal :  15120
  • Sauvat : 189  Habitants, code postal :  15240
  • La Ségalassière : 119  Habitants, code postal :  15290
  • Ségur-les-Villas : 225  Habitants, code postal :  15300
  • Sénezergues : 193  Habitants, code postal :  15340
  • Sériers 133  Habitants, code postal :  15100
  • Siran : 516  Habitants, code postal :  15150
  • Soulages : 83  Habitants, code postal :  15100
  • Sourniac : 188  Habitants, code postal :  15200
  • Talizat : 565  Habitants, code postal :  15170
  • Tanavelle 248  Habitants, code postal :  15100
  • Teissières-de-Cornet : 207  Habitants, code postal :  15250
  • Teissières-lès-Bouliès : 309  Habitants, code postal :  15130
  • Les Ternes : 546  Habitants, code postal :  15100
  • Thiézac 604  Habitants, code postal :  15800
  • Tiviers 142  Habitants, code postal :  15100
  • Tournemire 141  Habitants, code postal :  15310
  • Trémouille 194  Habitants, code postal :  15270
  • La Trinitat : 43  Habitants, code postal :  15110
  • Le Trioulou 94  Habitants, code postal :  15600
  • Trizac : 564  Habitants, code postal :  15400
  • Ussel 485  Habitants, code postal :  15300
  • Vabres : 223  Habitants, code postal :  15100
  • Valette : 260  Habitants, code postal :  15400
  • Valjouze : 27  Habitants, code postal :  15170
  • Valuéjols 529  Habitants, code postal :  15300
  • Le Vaulmier : 80  Habitants, code postal :  15380
  • Vebret 468  Habitants, code postal :  15240
  • Védrines-Saint-Loup : 146  Habitants, code postal :  15100
  • Velzic 391  Habitants, code postal :  15590
  • Vernols : 69  Habitants, code postal :  15160
  • Veyrières : 123  Habitants, code postal :  15350
  • Vézac 1 114  Habitants, code postal :  15130
  • Vèze : 68  Habitants, code postal :  15160
  • Vezels-Roussy : 154  Habitants, code postal :  15130
  • Vic-sur-Cère 1 985  Habitants, code postal :  15800
  • Vieillespesse 256  Habitants, code postal :  15500
  • Vieillevie : 113  Habitants, code postal :  15120
  • Le Vigean : 825  Habitants, code postal :  15200
  • Villedieu : 534  Habitants, code postal :  15100
  • Virargues : 137  Habitants, code postal :  15300
  • Vitrac 301  Habitants, code postal :  15220
  • Ydes 1 854  Habitants, code postal :  15210
  • Yolet : 602  Habitants, code postal :  15130
  • Ytrac 3 868  Habitants, code postal :  15130
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Alpes-de-Haute-Provence ( 04 )

Le département des Alpes-de-Haute-Provence (04) situé dans la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, compte 159 450 habitants en 2009.

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La région du Département :

 

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Son blason et logo :

 

Blason

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Le département :

 

Alpes de hp

 

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L’histoire du département :

 

Parmi les treize peuplades qui habitaient jadis le territoire des Alpes-de-Haute-Provence, on cite celle des Albicaei ou Albici, du nom d’Albèce, leur cité, aujourd’hui Albiose, petit village près de Riez. Alliés des Celto-Ligures, ils formaient, avec les Reii (Riez), les Bodiontici ou Brodiontii (Digne), les Esubiani (vallée de l’Ubaye), les Salinienses(Castellane) et quelques autres peuples, une confédération ayant ses chefs, son sénat et ses magistrats.

Ainsi que dans tout le reste de la Gaule, on y pratiquait la religion druidique ; les prêtres tenaient le premier rang dans l’État, puis venaient les nobles ; le reste était esclave. Peuples remuants et belliqueux, ils étaient souvent en guerre avec leurs voisins. Vers l’an de Rome 568, les Ésubiens, joints aux Ligures, s’opposèrent au passage du préteur Loelius Babius conduisant ses légions en Espagne. Percé de flèches, Loelius tomba, et sa mort, dit Tite-Live, devint le signal d’un épouvantable massacre. Les vainqueurs ne firent aucun quartier. Pas un soldat romain n’échappa au carnage. Plus tard, Marins les surprit dans leurs montagnes et vengea la mort de Babius et de ses légions.

photo 1Déjà les Phocéens avaient fondé Massilia. D’abord ennemis de la colonie, les Albicaei s’en rapprochèrent dans la suite et recherchèrent son alliance. Dès lors tout changea : lois, mœurs, religion, usages. Peu à peu, les sciences, les lettres et les arts civilisèrent ces peuples à demi sauvages ; les champs mieux cultivés se couvrirent de moissons. Avec l’agriculture naquit le goût du commerce et de l’industrie, et l’art de la guerre fut perfectionné. Aussi, quand, jaloux de sa puissance, les Romains attaquèrent Massilia, vit-on les Albicaei la défendre, en reconnaissance des bienfaits qu’ils en avaient reçus. César vante leur bravoure et ne craint pas de les comparer aux Romains ; il les appelle des hommes forts, endurcis au travail, exercés dans les armes, infatigables à la guerre et ne reculant jamais à l’aspect du danger.

C’était peu de les avoir vaincus, Rome voulut les soumettre ; elle n’y parvint qu’en établissant chez eux des colonies, et comme si elle ne voulait rien laisser à regretter de la civilisation grecque qu’ils perdaient, elle accorda aux Albicaei le droit italique et couvrit la Provincia, dont ils faisaient partie, de temples, de palais, d’aqueducs, de cirques et de voies romaines, qui étonnent encore par l’aspect imposant de leurs vestiges.

Cependant le christianisme avait pénétré dans ces montagnes : Digne, Riez, Sisteron, Senez et Glandèves avaient leurs églises. Ce pays prospérait, quand la grande tempête du nord se leva et l’enveloppa dans la ruine commune. Bourguignons, Wisigoths, Ostrogoths, Francs, Lombards et Saxons vinrent tour à tour s’y combattre, et les Alpes-de-Haute-Provence, après avoir fait partie du royaume des Wisigoths, furent conquises par les Francs en 507 et comprises dans la province d’Arles.

Au milieu des ravages de la guerre, l’esprit chrétien étendait ses conquêtes pacifiques, fondant des églises, prêchant la paix et la fraternité. Bientôt paraissent les Sarrasins. Sortis par milliers des flots de la Méditerranée, ils se répandent dans la Provence, le fer et la flamme à la main. Riez et l’antique cité des Saliniens tombent en leur pouvoir et sont réduites en cendres ; Digne, Sisteron, Manosque sont pillées et saccagées ; les abbayes de Val-Benoît et de Lure détruites. Dans les champs comme dans les villes règnent la solitude et la mort.

Chassés par Charles Martel, ils reparaissent et ne se retirent que pour revenir une troisième fois vers 973 ; mais la main qui les avait si rudement frappés n’était plus là pour les combattre. Un roi fainéant dormait sur le trône de Charlemagne. Alors un homme sort de la foule. Son nom est Valentinus. Descendant, suivant les uns, des princes de Castille ; selon d’autres, d’une famille de patriciens établis dans les Gaules, hardi, courageux, expérimenté dans l’art de la guerre, Valentinus rassemble les Saliniens, et, l’épée d’une main, la croix de l’autre, il les excite à marcher avec lui contre les Maures. A sa voix, ce qui reste de la cité prend les armes. Sisteron, Riez suivent cet exemple.photo 2

Bientôt il n’y eut plus un seul Sarrasin sur le territoire des Alpes-de-Haute-Provence. Alors, délivrée de la longue et dure oppression qu’avaient fait peser sur lui ces barbares, ce pays sembla renaître ; les églises et les abbayes sortirent de leurs ruines, les prêtres que la guerre avait dispersés reparurent, les cités longtemps désertes se repeuplèrent, et le paysan ne craignit plus de semer pour l’étranger.

Rien ne favorise l’ambition comme l’anarchie ou la guerre. Boson, profitant de ces désordres, s’était fait roi d’Arles ou de Provence, « pour veiller à la défense de leurs églises que menaçaient à la fois l’ennemi invisible et les ennemis visibles. » Après sa mort, la Provence fut érigée en comté. Boson II ayant divisé ses États entre ses deux fils Rotbaud et Pons, Rotbaud reçut en partage des terres considérables, dont Forcalquier faisait partie. Ces terres s’étendaient dans les montagnes de la haute Provende et du Dauphiné, par delà la Durance et le Rhône. On les appela le marquisat de Provence.

Plus tard, ce marquisat passa, par alliance, à Guillaume Taillefer, comte de Toulouse. Celui-ci laissa deux fils, dont l’un, Bertrand, hérita du comté de Forcalquier ; mais la dynastie des Bertrand s’éteignit dans la personne de Bertrand IV, mort en 1208, ne laissant qu’une fille mariée à Régnier de Castellar. De ce mariage naquirent deux filles, dont l’aînée épousa Alphonse, comte de Provence. Raymond Bérenger, leur fils, réunit les deux comtés.

Sous le règne de Raymond Bérenger, un sang nouveau, le sang catalan, vint féconder cette vieille terre gréco-latine ; l’esprit national se réveille, et avec lui le goût des sciences, des lettres et des arts. Alors se forma la langue romane ; l’ère de la chevalerie commença, et ce pays devint le centre et le foyer de la civilisation. C’était le temps du gai saber (gai savoir) et des cours d’amour ; les troubadours, avec leurs sirventes et leurs fabliaux, charmaient les loisirs des manoirs. Heureux poètes, qui ne chantaient pas en vain les belles châtelaines ni les gentes bachelettes ! Précurseurs de la Renaissance, ils faisaient succéder à l’idiome grossier, dont on se servait alors, ce doux langage, cette fleur de poésie dont les plus belles langues de l’Europe, celles de l’Italie, de l’Espagne et de la France, devaient plus tard s’enrichir. Alors ils comptaient dans leurs rangs de nobles chevaliers et même des souverains ; mais, hélas ! le plus beau ciel a ses orages et la croisade contre les Albigeois vint tout à coup attrister cette terre d’amour et de poésie.

Adieu les chants et les tournois ! Les seigneurs effrayés n’ouvrirent plus leurs portes aux ménestrels ; les cours d’amour se fermèrent. A la gaie science succéda la politique ; les communes s’affranchirent et résistèrent vaillamment aux armes de Charles d’Anjou, frère de saint Louis et comte de Provence, par suite de son mariage avec Béatrix, unique héritière des Raymond Bérenger. Après des luttes sanglantes, Castellane et les autres communes des Alpes-de-Haute-Provence se soumirent ; mais, à la mort de Charles III, en 1389, elles passèrent à la seconde maison-d’Anjou, d’où sortit le roi René, l’une des figures les plus originales de ces temps religieux et chevaleresques. Ce prince, dont la Provence « a gardé la mémoire, » rendit à ce pays son ancien éclat. Vaine lueur que son héritier laissa tristement s’éteindre ! Alors le territoire des Alpes-de-Haute-Provence passa avec la Provence à la couronne (1481).

photo 3Depuis le châtiment terrible que leur avait infligé Marius, les Ésubiens n’étaient plus sortis de leur repos. On dit qu’ils ne voulurent pas survivre à leur défaite. Quoi qu’il en soit, la vallée qu’ils habitèrent n’était encore en l’an mille, comme de leur temps, qu’une forêt de mélèzes et d’épines. A cette époque, défrichée et peuplée par des colons venus d’au delà des Alpes, séparée par sa position naturelle du reste du pays, elle en suivit la fortune sans prendre part aux révolutions qui l’agitèrent On ne la connaissait encore que sous le nom de vallée noire. Soumise aux comtes de Provence, elle devait à leurs libéralités de grands privilèges. C’était une des quatre vigueries du comté de Nice, divisée en plusieurs communes. Il y avait un juge royal à Barcelonnette, et des consuls ou des bayles dans les autres communes, tous magistrats électifs investis de la haute, moyenne Chasse justice criminelle et civile. Enfin, les habitants étaient affranchis de toute vassalité, de toute charge de guerre et des gabelles.

Cependant, à l’extrémité des Alpes Cottiennes, au milieu de ces âpres montagnes, s’élevait, à la fin du Xe siècle, une vaste tour carrée à plusieurs étages. Dans cette tour vivait un petit prince allemand qui, de simple officier de Rodolphe III, roi de Bourgogne, était devenu marquis (margrave), c’est-à-dire gardien de la Marche, de la frontière de Maurienne. Il s’appelait Bérold ou Berthold. Boire et guerroyer était sa vie. Il épousa une pauvre jeune fille qui s’était trouvée un jour par hasard comprise dans le butin qu’il avait fait chez le comte de Suse. Berthold en eut un fils, Humbert aux blanches mains. Il vécut désormais en honnête et paisible seigneur et mourut, dit-on, dans un couvent, Humbert, investi par Conrad le Salique du titre de comte, ajouta la Maurienne et d’autres possessions à ses domaines.

Dans la suite, ses successeurs conquirent les Marches et finirent par prendre rang parmi les plus illustres maisons princières. Alors la Provence était en proie à l’anarchie, grâce aux inimitiés qui divisaient les familles souveraines. Amédée VII, dit le comte Rouge, en profita pour s’emparer de la vallée de Barcelonnette, et c’est ainsi que l’humble héritage de Berthold le margrave devint un État puissant. Cependant, Amédée promit de respecter les privilèges et exemptions dont les habitants de la vallée avaient joui jusque-là ; mais, s’ils conservèrent leurs franchises, ils perdirent pour longtemps la paix, à l’ombre de laquelle ils avaient vécu et prospéré. Dès ce moment, la pauvre vallée ne fut plus qu’un champ de bataille, dont la France et la Savoie se disputèrent la possession.

Recouvrée par Louis XI en 1398, reconquise par Amédée VIII en 1419, reprise de vive force, en 1464, par le roi René, comme l’âne de la fable, elle était toujours en litige Quand Charles-Quint, à la tête d’une armée de cent mille hommes, s’avança vers la Provence, François Ier, voulant mettre un désert entre ses ennemis et lui, commanda que l’on dévastât la vallée (1535) ; cet ordre fut exécuté avec une rigueur telle que les églises mêmes ne furent point épargnées. Deux ans après, en 1537, ce prince rendit un édit qui réunissait la vallée au Dauphiné ; mais, envahie en 1558 par le duc Emmanuel-Philibert, à qui le comte de Tende, gouverneur de Provence pour Henri II, ne tarda pas de la reprendre, elle ne fut rendue à la Savoie que l’an d’après, par le traité de Cateau-Cambrésis.

Aux guerres civiles et étrangères vinrent se joindre les guerres religieuses. Déjà le contrecoup de la sanglante croisade contre les Albigeois s’était fait sentir dans ce pays. Hérétiques et juifs y furent également persécutés. A Digne, à Cadenet, à Moustiers, à Mezel, à Courbez, au Perthuis et dans plusieurs autres communes, les habitants se soulevèrent contre les juifs, qu’ils pillèrent et saccagèrent « avec une grande fureur, meurtre et occision » suivant le récit de Nostradamus. « Pour réparation, ajoute-il, de cette populaire mutinerie, les séditieux habitants et meurtriers furent condamnés à de grosses amendes et à la restitution des choses enlevées. » Alors les juifs des dix-huit parts du terroir, en possédaient dix, exemptes de la juridiction royale. Avant 1300, ils avaient leurs juges, et cent ans après ils furent déclarés libres de tout péage ; mais, en 1501, un édit royal leur enjoignit de recevoir le baptême ou de quitter, sans délai sous de grosses peines, le territoire de la Provence.

Jusqu’en 1545, le calvinisme avait fait peu de prosélytes dans ce pays, encore sous la terreur de la persécution contre les Vaudois et les juifs ; mais, après la Saint-Barthélemy de Mérindol, il fallut compter avec les religionnaires provençaux. Rien ne fait germer les idées comme le sang ; c’est la rosée féconde du progrès. De toutes parts, il vint au nouvel Évangile des apôtres et des soldats. Digne, Riez, Barcelonnette et plusieurs autres bourgs et villages tombèrent au pouvoir des protestants.

A Barcelonnette, ils se livrèrent à des excès condamnables. Battus, en 1575, par le maréchal de Retz, ils expièrent cruellement leurs premiers succès ; les gentilshommes qui déposaient leurs armes, reçus à merci et à rançon, avaient la vie sauve. Quant aux prisonniers, point de grâce ! Brûlés ou pendus. Par ce coup de rigueur, les catholiques rétablirent leur autorité dans le pays jusqu’en 1585, qu’un édit royal ayant enlevé aux protestants leur place de sûreté, ceux-ci reprirent les armes. Appelé par les ligueurs, le duc de Savoie entra en Provence en 1590 ; mais il en fut chassé par Lesdiguières. Cette seconde campagne ne finit qu’à la paix de Vervins (1598).photo 4

Cependant le duc de Savoie n’avait pas renoncé à ce qu’il appelait ses droits sur la vallée de Barcelonnette. En 1627, voyant Louis XIII occupé par le siège de La Rochelle et parla révolte des protestants du Midi, il en profita pour envahir la vallée, ouverte à tout venant et toujours la première à souffrir des guerres et des prétentions royales. Il parvint à s’en rendre maître ; mais, l’année suivante, Richelieu s’empara de la Savoie et du Piémont et déclara la vallée de Barcelonnette réunie à la France. Cependant, en 1630, il consentit à la rendre à la Savoie.

Plus tard, sur la fin du XVIIe siècle, Victor-Amédée Il ayant osé se heurter contre la puissance de Louis XIV, les Français reparurent dans la vallée ; mais, avant de se retirer, les Piémontais y mirent tout à feu et à sang. « Dieu sait, dit un contemporain, comme le pauvre pays fut traité ! Au quartier des Sanières, où, par malheur, les grenadiers de Savoie furent logés, ils se firent traiter à ventre déboutonné, rançonnant leurs hôtes à grands coups de bâton et épée à la gorge, sans pouvoir obtenir aucune justice de M. de Corbeau, leur capitaine ; ils y tuèrent, battirent et volèrent impunément. »

Pendant toutes ces guerres, les paysans effrayés s’enfuyaient dans les montagnes, laissant les terres incultes. Bientôt la disette et la famine réduisirent la plupart des habitants à se nourrir d’herbes sauvages. Tel fut le sort de la vallée jusqu’à la paix d’Utrecht, en 1713. Alors, épuisée, ravagée et dépeuplée, elle commença à respirer ; mais les bras manquaient dans les campagnes pour les cultiver. On n’y voyait que chaumières en ruine ou désertes. Les habitants demandèrent à être réunis à la Provence. C’était, disaient-ils dans leur supplique au roi, « le seul moyen de rendre à la vallée son ancien bien-être, à cause du commerce des bestiaux qui paissent pendant l’hiver dans les plaines de la Provence, et pendant l’été sur les Alpes de la vallée. » Cette réunion fut prononcée par arrêt du conseil, en 1714.

De 1743 à 1747, la vallée de Barcelonnette eut encore à souffrir des ravages de la guerre ; l’armée austro-sarde envahit la Provence ; mais le maréchal de Bellisle l’en ayant chassé, la tranquillité régna dans la vallée jusqu’à la Révolution. Alors, comme l’ancien comté de Forcalquier et la baronnie de Castellane, elle fut enclavée dans le département des Alpes-de-Haute-Provence. Il y eut dans le département, notamment à Manosque quelques troubles à la suite des événements de 1789. A son retour de l’île d’Elbe en 1815, Napoléon, en se dirigeant sur Grenoble, traversa le département des Alpes-de-Haute-Provence et passa par Castellane, Digne et Sisteron.

Le département des Alpes-de-Haute-Provence est au XIXe siècle celui de la France où la population est le plus clairsemée, puisqu’elle n’atteint pas encore vingt habitants par kilomètre carré ; cependant, il est un de ceux qui pourraient s’enrichir et se peupler le plus rapidement si les pentes de ses montagnes étaient consolidées par les gazons et les bois.

 

( source : http://www.france-pittoresque.com/)

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Liste des communes des

Alpes-de-Haute-Provence :

Le département des Alpes-de-Haute-Provence compte 200 communes repartis en population de la manière suivante ( si la commune à un site web, cliquer sur le panneau de celle-ci ):

  • Aiglun :  1 241 Habitants, code postal : 04510
  • Allemagne-en-Provence : 505 Habitants, code postal : 04500
  • Allons : 133 Habitants, code postal : 04170
  • Allos : 715 Habitants, code postal : 04260
  • Angles : 74 Habitants, code postal : 04170
  • Annot : 1 046 Habitants, code postal : 04240
  • Archail : 14 Habitants, code postal : 04420
  • Aubenas-les-Alpes : 107 Habitants, code postal : 04110
  • Aubignosc : 547 Habitants, code postal : 04200
  • Authon : 43 Habitants, code postal : 04200
  • Auzet : 79 Habitants, code postal : 04140
  • Banon : 1 072 Habitants, code postal : 04150
  • Barcelonnette : 2 741 Habitants, code postal : 04400
  • Barles : 154 Habitants, code postal : 04140
  • Barras : 159 Habitants, code postal : 04380
  • Barrême : 467 Habitants, code postal : 04330
  • Bayons : 252 Habitants, code postal : 04250
  • Beaujeu : 152 Habitants, code postal : 04420
  • Beauvezer : 341 Habitants, code postal : 04370
  • Bellaffaire : 139 Habitants, code postal : 04250
  • Bevons : 181 Habitants, code postal : 04200
  • Beynes : 122 Habitants, code postal : 04270
  • Blieux : 56 Habitants, code postal : 04330
  • Bras-d’Asse : 514 Habitants, code postal : 04270
  • Braux : 130 Habitants, code postal : 04240
  • La Bréole : 398 Habitants, code postal : 04340
  • La Brillanne : 919 Habitants, code postal : 04700
  • Brunet : 254 Habitants, code postal : 04210
  • Le Brusquet : 969 Habitants, code postal : 04420
  • Le Caire : 67 Habitants, code postal : 04250
  • Castellane : 1 553 Habitants, code postal : 04120
  • Le Castellard-Mélan : 51 Habitants, code postal : 04380
  • Le Castellet : 271 Habitants, code postal : 04700
  • Castellet-lès-Sausses : 108 Habitants, code postal : 04320
  • Val-de-Chalvagne : 67 Habitants, code postal : 04320
  • Céreste : 1 220 Habitants, code postal : 04280
  • Le Chaffaut-Saint-Jurson : 731 Habitants, code postal : 04510
  • Champtercier : 805 Habitants, code postal : 04660
  • Château-Arnoux-Saint-Auban : 5 318 Habitants, code postal : 04160 et 04600
  • Châteaufort : 23 Habitants, code postal : 04250
  • Châteauneuf-Miravail : 76 Habitants, code postal : 04200
  • Châteauneuf-Val-Saint-Donat : 510 Habitants, code postal : 04200
  • Châteauredon : 94 Habitants, code postal : 04270
  • Chaudron-Norante : 145 Habitants, code postal : 04330
  • Clamensane : 166 Habitants, code postal : 04250
  • Claret : 229 Habitants, code postal : 05110
  • Clumanc : 176 Habitants, code postal : 176 Habitants, code postal : 04330
  • Colmars : 385 Habitants, code postal : 04370
  • La Condamine-Châtelard : 161 Habitants, code postal : 04530
  • Corbières : 968 Habitants, code postal : 04220
  • Cruis : 603 Habitants, code postal : 04230
  • Curbans : 418 Habitants, code postal : 05110
  • Curel : 51 Habitants, code postal : 04200
  • Dauphin : 792 Habitants, code postal : 04300
  • Demandolx : 129 Habitants, code postal : 04120
  • Digne-les-Bains : 17 172 Habitants, code postal : 04000
  • Draix : 78 Habitants, code postal : 04420
  • Enchastrayes : 430 Habitants, code postal : 04400
  • Entrages : 117 Habitants, code postal : 04000
  • Entrepierres : 390 Habitants, code postal : 04200
  • Entrevaux : 948 Habitants, code postal : 04320
  • Entrevennes : 171 Habitants, code postal : 04700
  • L’Escale : 1 282 Habitants, code postal : 04160
  • Esparron-de-Verdon : 433 Habitants, code postal : 04800
  • Estoublon : 459 Habitants, code postal : 04270
  • Faucon-du-Caire : 58 Habitants, code postal : 04250
  • Faucon-de-Barcelonette : 304 Habitants, code postal : 04400
  • Fontienne : 132 Habitants, code postal : 04230
  • Forcalquier : 4 640 Habitants, code postal : 04300
  • Le Fugeret : 225 Habitants, code postal : 04240
  • Ganagobie : 110 Habitants, code postal : 04310
  • La Garde : 90 Habitants, code postal : 04120
  • Gigors : 59 Habitants, code postal : 04250
  • Gréoux-les-Bains : 2 510 Habitants, code postal : 04800
  • Hautes-Duyes : 33 Habitants, code postal :  04380
  • L’ Hospitalet : 89 Habitants, code postal : 04150
  • Jausiers : 1 095 Habitants, code postal : 04850
  • La Javie : 391 Habitants, code postal : 04420
  • Lambruisse : 92 Habitants, code postal : 04170
  • Larche : 74 Habitants, code postal :  04530
  • Lardiers : 111 Habitants, code postal : 04230
  • Le Lauzet-Ubaye : 234 Habitants, code postal : 04340
  • Limans : 335 Habitants, code postal :  04300
  • Lurs : 370 Habitants, code postal : 04700
  • Majastres : 2 Habitants, code postal :  04270
  • Malijai : 1 961 Habitants, code postal :  04350
  • Mallefougasse-Augès : 221 Habitants, code postal :  04230
  • Mallemoisson : 1 012 Habitants, code postal : 04510
  • Mane : 1 367 Habitants, code postal :  04300
  • Manosque : 22 321 Habitants, code postal :  04100
  • Marcoux : 518 Habitants, code postal :  04420
  • Méailles : 117 Habitants, code postal :  04240
  • Les Mées : 3 671 Habitants, code postal :  04190
  • Melve : 105 Habitants, code postal :  04250
  • Méolans-Revel : 333 Habitants, code postal :  04340
  • Meyronnes : 78 Habitants, code postal :  04530
  • Mézel : 680 Habitants, code postal :  04270
  • Mirabeau : 477 Habitants, code postal :  04510
  • Mison : 995 Habitants, code postal :  04200
  • Montagnac-Montpezat : 417 Habitants, code postal :  04500
  • Montclar : 460 Habitants, code postal :  04140
  • Montfort : 383 Habitants, code postal :  04600
  • Montfuron : 197 Habitants, code postal :  04110
  • Montjustin : 48 Habitants, code postal :  04110
  • Montlaux : 138 Habitants, code postal :  04230
  • Montsalier : 107 Habitants, code postal :  04150
  • Moriez : 183 Habitants, code postal :  04170
  • La Motte-du-Caire : 516 Habitants, code postal :  04250
  • Moustiers-Sainte-Marie : 718 Habitants, code postal :  04360
  • La Mure-Argens : 319 Habitants, code postal :  04170
  • Nibles : 46 Habitants, code postal :  04250
  • Niozelles : 237 Habitants, code postal :  04300
  • Noyers-sur-Jabron : 431 Habitants, code postal :  04200
  • Les Omergues : 124 Habitants, code postal :  04200
  • Ongles : 338 Habitants, code postal :  04230
  • Oppedette : 62 Habitants, code postal :  04110
  • Oraison : 5 300 Habitants, code postal :  04700
  • La Palud-sur-Verdon : 314 Habitants, code postal :  04120
  • Peipin : 1 290 Habitants, code postal :  04200
  • Peyroules : 227 Habitants, code postal :  04120
  • Peyruis : 2 615 Habitants, code postal :  04310
  • Piégut : 141 Habitants, code postal :  05130
  • Pierrerue : 521 Habitants, code postal :  04300
  • Pierrevert : 3 651 Habitants, code postal :  04860
  • Pontis : 76 Habitants, code postal :  05160
  • Prads-Haute-Bléone : 175 Habitants, code postal :  04420
  • Puimichel : 253 Habitants, code postal :  04700
  • Puimoisson : 720 Habitants, code postal :  04410
  • Quinson : 446 Habitants, code postal :  04500
  • Rebortiers : 84 Habitants, code postal :  04150
  • Reillanne : 1 500 Habitants, code postal :  04110
  • Revest-des-Brousses : 252 Habitants, code postal :  04150
  • Revest-du-Bion : 564 Habitants, code postal :  04150
  • Revest-Saint-Martin : 91 Habitants, code postal :  04230
  • Riez : 1 783 Habitants, code postal :  04500
  • La Robine-sur-Galabre : 326 Habitants, code postal :  04000
  • La Rochegiron : 107 Habitants, code postal :  04150
  • La Rochette : 58 Habitants, code postal : 04170
  • Rougon : 104 Habitants, code postal :  04120
  • Roumoules : 711 Habitants, code postal :  04500
  • Saint-André-les-Alpes : 930 Habitants, code postal :  04170
  • Saint-Benoît : 124 Habitants, code postal :  04240
  • Sainte-Croix-à-Lauze : 81 Habitants, code postal :  04110
  • Sainte-Croix-du-Verdon : 124 Habitants, code postal :  04500
  • Saint-Etienne-les-Orgues : 1 219 Habitants, code postal :  04230
  • Saint-Geniez : 90 Habitants, code postal :  04200
  • Saint-Jacques : 57 Habitants, code postal :  04330
  • Saint-Jeannet : 51 Habitants, code postal :  04270
  • Saint-Julien-d’Asse : 154 Habitants, code postal :  04270
  • Saint-Julien-du-Verdon : 144 Habitants, code postal :  04170
  • Saint-Jurs : 154 Habitants, code postal :  04410
  • Saint-Laurent-du-Verdon : 92 Habitants, code postal :  04500
  • Saint-Lions : 35 Habitants, code postal :  04330
  • Saint-Maime : 844 Habitants, code postal :  04300
  • Saint-Martin-de-Brômes : 539 Habitants, code postal :  04800
  • Saint-Martin-les-Eaux : 96 Habitants, code postal :  04300
  • Saint-Martin-lès-Seyne : 19 Habitants, code postal :  04140
  • Saint-Michel-l’Observatoire : 1 164 Habitants, code postal :  04870
  • Saint-Paul-sur-Ubaye : 229 Habitants, code postal :  04530
  • Saint-Pierre : 110 Habitants, code postal :  06260
  • Saint-Pons : 742 Habitants, code postal :  04400
  • Saint-Tulle : 3 291 Habitants, code postal :  04220
  • Saint-Vincent-les-Forts : 282 Habitants, code postal :  04340
  • Saint-Vincent-sur-Jabron : 206 Habitants, code postal :  04200
  • Salignac : 525 Habitants, code postal :  04290
  • Saumane : 108 Habitants, code postal :  04150
  • Sausses : 117 Habitants, code postal :  04320
  • Selonnet : 431 Habitants, code postal :  04140
  • Senez : 179 Habitants, code postal :  04270
  • Seyne : 1 434 Habitants, code postal :  04140
  • Sigonce : 405 Habitants, code postal : 04300
  • Sigoyer : 89 Habitants, code postal :  04200
  • Simiane-la-Rotonde : 574 Habitants, code postal :  04150
  • Sisteron : 7 427 Habitants, code postal :  04200
  • Soleilhas : 110 Habitants, code postal :  04120
  • Sourribes : 173 Habitants, code postal :  04290
  • Tartonne : 136 Habitants, code postal :  04330
  • Thèze : 216 Habitants, code postal :  04200
  • Thoard : 734 Habitants, code postal :  04380
  • Thorame-Basse : 208 Habitants, code postal : 04170
  • Thorame-Haute : 232 Habitants, code postal :  04170
  • Les Thuiles : 374 Habitants, code postal : 04400
  • Turriers : 388 Habitants, code postal :  04250
  • Ubraye : 104 Habitants, code postal :  04240
  • Uvernet-Fours : 623 Habitants, code postal :  04400
  • Vachères : 307 Habitants, code postal : 04110
  • Valavoire : 35 Habitants, code postal : 04250
  • Valbelle : 238 Habitants, code postal :  04200
  • Valensole : 3 049 Habitants, code postal :  04210
  • Valernes : 238  Habitants, code postal :  04200
  • Vaumeilh : 267  Habitants, code postal :  04200
  • Venterol : 249  Habitants, code postal :  05130
  • Verdaches : 59  Habitants, code postal :  04140
  • Vergons : 122  Habitants, code postal :  04170
  • Le Vernet : 123  Habitants, code postal :  04140
  • Villars-Colmars : 246  Habitants, code postal :  04370
  • Villemus : 161  Habitants, code postal :  04110
  • Villeneuve : 3 439  Habitants, code postal :  04180
  • Volonne : 1 658  Habitants, code postal :  04290
  • Volx : 2 953  Habitants, code postal :  04130
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