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Corrèze(19)

Le département de la Corrèze  (19) situé dans la région Limousin, compte 251 503 habitants en 2011.

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Situation géographique

de la Corrèze :

La Région du département :

Son blason et Logo :

 

Le Département :

L’ Histoire du département :

Les peuples qui, avant la conquête romaine, habitaient le territoire dont se compose aujourd’hui le département de la Corrèze étaient les Lemovices ; le nord était cependant Occupé par quelques tribus des Arvernes, tandis qu’au midi les dernières familles des Lémovices se confondaient avec les Petrocorii. Ces tribus vivaient indépendantes sous la direction religieuse des druides, et l’on trouve encore dans la Corrèze des traces de leur ancien culte ; ce sont des peulvens, des dolmens, des tombelles, des pierres branlantes. Le dolmen de Clairrfage est un des plus curieux de ces monuments ; les noms des communes de Pierrefite et de Peyrelevade constatent l’existence d’anciens peulvens.

Lorsque, en l’an 50, les Romains, sous la conduite de Jules César, firent la conquête des Gaules après dix années de combats acharnés, les tribus limousines de la race des Arvernes furent les dernières qui. combattirent pour l’indépendance nationale ; elles ne se soumirent qu’après la défaite et la mort de Vercingétorix le héros de ces contrées, auquel elles avaient envoyé un contingent de dix mille hommes à Alésia. Le pays des Lémovices et celui des Arvernes furent, en effet, ceux dans lesquels les Gaulois purent le mieux défendre leur liberté ; âpres montagnes, torrents, gorges inaccessibles, vastes forêts, tout s’y rencontrait pour en faire un pays admirablement approprié au genre de guerre que les Gaulois faisaient alors ; guerre de surprise et d’embuscade, où ils opposèrent le plus souvent la ruse et l’agilité au nombre et à la tactique.

D’ailleurs, les Lémovices possédaient des forteresses retranchées, et ces oppida sont nombreuses dans le département. Situées pour la plupart sur des sommets élevés, entourées d’un ou de plusieurs fossés et formées d’énormes quartiers de roches brutes disposées en murailles perpendiculaires, elles devaient offrir une retraite assurée contre un ennemi qui ne connaissait que très imparfaitement le pays. La plus curieuse de toutes est celle de Roc-de-Vic, placée sur le cône tronqué d’un mamelon isolé, d’où l’on petit découvrir tous les plateaux à dix lieues à la ronde. Sur des puys secondaires existent autour de l’horizon. des forts plus petits, disposés de façon à communiquer, soit par des feux, soit par d’autres signaux, avec la forteresse principale : on en compte ainsi huit, qui sont : Puy-Chastellux, Puy-de-Fourches, Puy-Chameil,Puy-Sarjani, Puy-de-las-Flours, Puy-Pauliac, Puy-du-Sault et Puy-Bernère.

Une fois maîtres du pays, les Romains ne s’y établirent pas d’abord aussi complètement que dans les riches plaines de la Loire, de la Seine et du Rhône ; ils se contentèrent de l’occuper militairement à l’aide de quelques postes fortifiés et de camps retranchés, dont on reconnaît encore les traces, et peut-être ne firent-ils qu’occuper, en perfectionnant les moyens de défense, les anciens ouvrages fortifiés des vaincus.

Quelques-unes de ces positions militaires, plus favorablement placées sur les voies romaines qui couvrirent bientôt le pays de leur réseau, ou dans leur voisinage, devinrent parla suite des centres de population ; telle fut, par exemple, l’origine de Masseret, d’Uzerche, d’Yssandon, d’Ussel et de Tintigtnac. Le savant Baluze a cru reconnaître dans cette dernière la Rastiatum de Ptolémée. Il paraît certain que ce lieu a été une station romaine. Les noms des villages environnants sont latins : Césarin, Bach, Montjove, etc. Baluze reconnaît de son temps, à Tintignac, l’existence de ruines ayant. l’apparence d’un ancien amphithéâtre, et, dans le pays, le lieu où il les vit se nomme encore les Arènes. Si à ces traces du séjour des Romains nous ajoutons deux ou trois tours ruinées, des restes de voies militaires, des aqueducs souterrains, quelques bustes mutilés, des tronçons de statues, un aigle colossal en granit, des vases, des urnes, des médailles, etc., nous aurons complété le catalogue des antiquités romaines du département de la Corrèze.

Les Romains avaient compris le pays dans la première Aquitaine ; ils y dominèrent pendant cinq siècles ; l’événement le plus important pendant cette longue période fut la prédication de l’Évangile, qui vint consoler les populations vaincues et leur donner la patience et l’espérance d’un avenir meilleur. Si nous en croyons les écrivains ecclésiastiques, ce serait saint Martial qui aurait été l’apôtre du Limousin. Une ancienne tradition veut même qu’il ait séjourné à Uzerche, à La Grafouillère, à Tulle, et il aurait fait dans cette dernière ville plusieurs conversions et des miracles.

Le séjour de saint Martial à Tulle est, pour les historiens du pays, un fait au moins douteux : « Tulle, disent ils, n’existait pas encore et ne fut fondée qu’à une époque bien plus éloignée » (Marvaud, Histoire du bas Limousin). Peut-être doit-on concilier l’histoire avec la tradition, en rapportant à Tintignac ou Rastiatum, lieu voisin de Tulle, les faits que la légende religieuse place à Tulle.

Quoi qu’il en soit, après la mission de saint Martial, le nombre des chrétiens alfa toujours en augmentant, malgré les persécutions ordonnées par les empereurs romains et pendant lesquelles eut lieu le martyre de saint Ferréol, évêques de Limoges ; de sainte Fortunée, qui, selon la tradition, a donné son nom au bourg de Sainte-Fortunade, où elle reçut la mort. Vers le ive siècle, saint Martin parcourut aussi le bas Limousin ; il prêcha le christianisme à Brive, qui était déjà une ville importante, et il y reçut la palme du martyre. Les premières églises qui furent élevées dans le pays furent consacrées à saint Martial et à saint Martin, que l’on regardait comme les apôtres de la contrée.

Lors de l’invasion, des barbares, les Vandales et les Alains ravagèrent le pays, brûlant les’ églises et les villes. Après eux vinrent les Wisigoths ; ceux-ci s’emparèrent de l’Aquitaine, et leur domination s’étendit sur la région. qui forme aujourd’hui le département de la Corrèze ; elle fat assez douce pour les Gallo-Romains, qui s’inquiétèrent peu d’abord de voir les lourds impôts dont on les accablait passer des mains des empereurs à celles d’un maître barbare. Mais les Wisigoths étaient ariens ; ils persécutèrent donc l’Église d’Aquitaine. Les prêtres du bas Limousin joignirent sans doute leurs prières à celles des évêques auprès de Clovis, et celui-ci, à la suite de la grande victoire de Vouillé, en 507, mit un terme à leurs exactions en s’emparant de la contrée. Les Francs s’avancèrent dans l’Aquitaine en trois colonnes ; l’une d’elles, qui était commandée par Thierry, fils aîné de Clovis, et qui fut dirigée vers Narbonne et la Septimanie, traversa le pays dont nous esquissons ici l’histoire.

A l’époque du partage de la monarchie franque, le pays de la Corrèze fil partie du royaume de Paris, qui eut Caribert pour roi ; puis, à la mort de celui-ci, il passa sous la domination de Childéric, roi de Soissons. Quelque temps après, le Limousin fit cause commune avec le reste du Midi, qui voulut se donner pour roi un fils naturel de Clotaire Ier, nommé Gondowald. Ce fut, dit-on, à Brive même que ses soldats l’élevèrent sur. le pavois, en 584. Mais, quelque temps après, il fut assassiné près de Saint-Bertrand-de-Comminges. Ses soldats n’avaient pas respecté l’église de Saint-Martin, et y avaient mis le feu, Ce malheureux pays du bas Limousin fut encore ravagé une première fois par les Sarrasins et pendant la guerre d’indépendance de l’Aquitaine que Hunald et Waïfre, les descendants de Caribert, fils de Dagobert, soutinrent de 760 à 770 contre Pépin le Bref et Charlemagne ; plusieurs combats furent même livrés dans les environs d’Yssandon, d’Allassac et de Turenne.

Charlemagne, vainqueur de Waïfre, établit dans le Limousin des comtes ou gouverneurs, tige des grandes maisons féodales, des vicomtes de Ségur, de Tulle, de Turenne, de Comborn et de Ventadour. La Corrèze fit à cette époque partie du royaume d’Aquitaine, que constitua pour son fils l’illustre fondateur de la dynastie carlovingienne. Il avait encore traversé le pays en se rendant sur les frontières d’Espagne, en 774, et, témoin des désastres qu’avaient occasionnés les guerres précédentes, il s’efforça de cicatriser les plaies et de relever les ruines. L’église d’Uzerche conserve encore deux reliquaires qu’on attribue à la munificence de ce prince.

La tradition veut aussi que son neveu, le célèbre Roland, ait donné à la chapelle de Notre-Dame-de-Rocamadour une somme d’argent d’un poids égal à celui de son invincible épée. Cette arme terrible y fuit, dit-on, déposée après sa mort, contrairement à la poétique légende qui représente Roland brisant avant d’expirer la fameuse Durandal, au milieu des rochers de Roncevaux. La tradition locale explique par un hasard des guerres suivantes la porte de la précieuse relique et son remplacement par cette misse de fer qu’on montre aux pèlerins sous le nom de sabre de Roland.

On raconte encore que Charlemagne, dans une des tournées d’exploration qu’il fit pour établir dans les pays d’outre-Loire une administration vigilante et réparatrice, s’arrêta dans sa résidence royale de Jucundiacum, Joac, près de Limoges, et vint, dit le cartulaire de Charroux, chercher une distraction à ses grands travaux dans une villa du comte Roger. Il y rencontra un gentil homme breton qui rapportait de Jérusalem un morceau de la vraie croix. Le pèlerin consentit, sur la demande du monarque, à déposer dans ce même lieu cette relique sainte.

Charles y fit construire aussitôt un monastère qu’il affranchit de toute juridiction épiscopale et laïque, suivant des lettres patentes approuvées et confirmées par le pape Léon III. Le comte de Limoges plaça dans le nouvel établissement douze religieux sous la direction de David, qui en fut le premier abbé, et leur donna, par testament, plusieurs terres ainsi que le château et le couvent de Saint-Angel. Ce dernier cloître, situé à huit kilo mètres d’Ussel, dans le bas Limousin, avait été fondé vers 798 par Roger et son épouse Euphrasie, qui lui donnèrent les châtellenies de Saint-Angel et de Nontron, et y établirent douze moines avec un prieur qui devait comparaître en personne au chapitre général de Charroux. Le couvent de Saint-Angel demeura, jusqu’au XIIIe siècle, sous la protection des seigneurs de Mirabel, qui transmirent leurs biens et leurs privilèges aux seigneurs de Champiers. Ceux-ci les léguèrent à Guérin de Valon, à la charge par lui de prendre les titres et armes des maisons de Champiers et du Boucheron, qui avaient une origine commune. Les seigneurs de Champiers et leurs héritiers rendirent jusqu’au XVIe siècle foi et hommage à l’abbé de Charroux, pour le château de Saint-Angel, situé à quelque distance de l’abbaye de ce nom. En 1616, l’évêque de Limoges, François de La Fayette, céda an cardinal de Bouillon le prieuré de Saint-Angel, qui fut réuni quelque temps après à la congrégation des bénédictins de Saint-Maur.

Grand nombre de nobles personnages des environs furent inhumés dans ce monastère ou lui léguèrent de pieuses fondations. De ce nombre furent Ebles de Ventadour, Bernard, abbé de Tulle ; Guillaume de Lastours, Aymeric Gilbert ; Jourdain, abbé de Charroux ; Isabelle de Correlas, dame de Châteauvert, Charlotte de Rochefort, Aymeric et Geoffroy de Rochefort, Albon de La Châtre et plusieurs seigneurs de Champiers.

Parmi les donations que firent les comtes de Limoges à l’abbaye de Charroux, on cite le prieuré de Colonges (Leolenum), auquel les seigneurs de Turenne, de Curemonte, firent de grandes concessions, soit pour participer aux revenus de ce monastère, soit aussi pour affaiblir les droits de suzeraineté des comtes de Limoges, dont ils supportaient difficilement l’autorité.

Cependant l’ordre rétabli par la main puissante de Charlemagne ne tarda pas, après sa mort, à être troublé de nouveau. L’établissement d’une nationalité indépendante était une chimère que poursuivaient les Aquitains avec une persévérance déplorable. Pépin Il, leur roi, recommença la lutte. Charles le Chauve fut obligé de venir le combattre ; il assiégea le château de Turenne et s’en empara. Ces dissensions amenèrent dans le pays titi ennemi plus redoutable encore ; les Normands envahirent et ravagèrent le Limousin, y détruisirent plusieurs établissements religieux et tic se retirèrent qu’après une sanglante bataille gagnée sur eux par Raoul de Bourgogne, dans les environs de Beaulieu. Au milieu de ces déchirements, Eudes, le célèbre comte de Paris, essaya pour le bas Limousin d’une organisation nouvelle ; il créa un vicomte chargé d’administrer le pays et d’y rendre la justice et revêtit de cet emploi Adhémar d’Escals, qui résidait le plus ordinairement à Tulle.

A peine délivré par Raoul de Bourgogne des pillages et des ravages des Normands, le pays de la Corrèze fut en proie à de nouveaux troubles, à l’avènement des Capétiens ; le couronnement de la féodalité dans la personne de Hugues devait être, en effet, un fatal exemple pour les grands vassaux d’Aquitaine. Les comtes de Toulouse et de Poitiers, ayant des droits égaux, se crurent appelés aux mêmes destinées que les comtes de Paris ; ils associèrent à leurs ambitieuses menées les vicomtes de Turenne, de Combora et de Ventadour, les seigneurs de Gimel, de La Roche-Canillac et tous ceux qui avaient quelque force ou quelque influence dans la contrée.

L’autorité royale y demeura complètement méconnue jusqu’au mariage d’Éléonore avec Louis le Jeune. Le Limousin faisait partie de la dot de la riche héritière ; on sait quelles funestes conséquences entraînèrent son divorce avec le roi de France et son second mariage avec un prince anglais. Le Limousin fut une des provinces où la lutte fut le plus acharnée. La grande guerre entre les rois de France et d’Angleterre s’y compliqua souvent de déchirements intérieurs, de séditions pour des causes locales ; c’est ainsi que la sédition du guerrier troubadour Bertrand de Born, seigneur de Hautefort, et la révolte des fils de Henri contre leur père se détachent comme de sanglants épisodes sur le tableau déjà si sombre de cette époque. Le peuple payait les fautes des seigneurs ; Henri II et Richard Coeur de Lion, qui lui était resté fidèle et soumis, ravagèrent impitoyablement les campagnes où les rebelles avaient trouvé ressources et assistance ; d’autres calamités naquirent de celles-là.

Les bandes de mercenaires amenées dans le pays par les princes, les routiers, les Brabançons, finirent par vouloir faire pour leur propre compte le métier que leurs nobles maîtres leur avaient enseigné ; ils se mirent à saccager villes et bourgs, à piller églises et châteaux, à tuer ou rançonner prêtres, bourgeois et vilains. Yssandon, Ussel et Treignac furent les principaux théâtres de leurs exploits. Il fallut que le pays se levât en masse pour se délivrer de ce fléau. L’évêque Gérard se mit à la tête des citoyens d’Uzerche et de Brive ; sous lui marchaient Adhémar, vicomte de Limoges, Archambaud V de Comborn, Olivier de Lastours. Ils attaquèrent les routiers dans les plaines de Malemort et leur tuèrent 2 500 hommes dans un combat qui dura six heures. Après cette rude épreuve, le Limousin eut quelques années de paix. L’ardeur de sa noblesse se tourna vers les croisades. Ce fuit une nouvelle source de gloire et d’illustration pour les maisons de Turenne, de Noailles, de Ségur, de Lastours, de Curemonte, de Gimel, etc.

Sous le règne de Philippe de Valois, la guerre se ranima contre les Anglais et prit, dans le Limousin, un caractère de nationalité qu’elle n’avait point eu jusqu’alors. Le roi de France visita Brive en 1335 ; il veilla par lui-même à ce que les murailles des villes fussent mises en bon état de défense. C’est à cette époque que se rattachent la délivrance de Tulle par le comte d’Armagnac et l’institution de la cérémonie commémorative connue sous le nom de fête de Saint-Léger. La bataille de Poitiers et le traité de Brétigny replacèrent le Limousin sous la domination anglaise ; mais l’acharnement de la dernière lutte pouvait déjà faire pressentir l’expulsion prochaine de l’étranger. Un seul chef anglais nommé Lebret avait été obligé d’assiéger et de prendre quatre fois Ussel, qui parvenait toujours à se délivrer de ses vainqueurs.

Sous Charles V, Du Guesclin vint attaquer les Anglais dans le Limousin ; il les tint assiégés à leur tour dans Ussel, les chassa de la vicomté de Ségur et aida la population de Tulle à se débarrasser, en 1371, de la garnison que le prince de Galles avait mise dans cette ville ; mais, en 1374, Brive rouvrit ses portes aux Anglais. Assiégée et prise par le duc d’Anjou, elle expia sa trahison par le supplice de ses principaux magistrats, près de la porte même qui avait livré passage à l’ennemi. Brive ne tarda pas à se réhabiliter, en chassant les détachements anglais qui occupaient les châteaux de Bar, de Saint-Jal, d’Affieux et de Saint-Bonnet.

Malgré les vicissitudes du triste règne de Charles VI, l’Anglais n’eut plus que des succès précaires en Limousin ; Charles VII leur enleva sans grande peine toutes leurs positions ; la dernière fut le château de Saint-Exupéry, près d’Ussel. Le monarque victorieux vint visiter le Limousin en 1441 ; il passa à Tulle les fêtes de Pâques de celle année. L’importance toute nouvelle que prit alors le pou voir royal rattacha plus étroitement les provinces délivrées à la patrie commune et amoindrit l’influence de cette noblesse limousine, dont les dissensions et les rivalités avaient tant aggravé les maux des siècles précédents.

La ligue du Bien public, effort suprême de la féodalité mourante, ne trouva pas d’adhérents parmi les seigneurs du Limousin. Louis XI s’était montré dans le pays ; il y avait organisé les assises et avait séjourné à Rocamadour, à Brive, à Donzenac et à Uzerche. Plusieurs invasions de la peste signalent seules les règnes de Charles VIII et de François Ier. C’est sous Henri Il que se révèlent les premiers symptômes de la crise religieuse. Les rigueurs de M. de Lestang, lieutenant général au siège de Brive, déterminèrent l’explosion. La guerre civile éclata ; les protestants trouvèrent surtout des adeptes dans la vicomté de Turenne, à Arcrentat et à Beaulieu. Les chefs les plus illustrés se mirent à la tête des révoltés. Henri de La Tour, duc de Bouillon et vicomte de Turenne, dont l’influence était souveraine dans la province, y attira Biron, Coligny et Henri IV.

Après la bataille de Jarnac, l’armée protestante vint prendre ses campements en Limousin ; une partie occupa Lubersac, Juillac et Saint-Bonnet ; une autre partie, Faye-la-Vincuse et les environs d’Ussel. Les hostilités partielles, les rencontres continuelles de partisans dupèrent pendant tout le règne de HenriIII. Le repos ne fut rendu à cette malheureuse contrée qu’après l’avènement de Henri IV au trône de France et après la réunion de la vicomté de Limoges à la couronne. Les luttes religieuses et la guerre civile du XVIe siècle avaient réveillé les prétentions féodales. Les agitations de la Ligue étaient à peine apaisées qu’une nouvelle levée de boucliers se préparait en Limousin au commencement du règne de Louis XIII. Le protestantisme servit encore de prétexte à la noblesse mécontente ; une révolte éclata à Beaulieu. en 1628, et les religieux de l’abbaye furent chassés. Richelieu comprima cette impuissante tentative ; mais à sa mort, pendant la minorité de Louis XIV, c’est encore dans le Limousin que se nouèrent les premières intrigues de la Fronde.

La femme du prince de Condé réunit à Turenne, en 1648, les partisans des princes, et le duc de Bouillon chercha à s’emparer de Brive. Il échoua comme ses complices ailleurs ; Louis XIV grandit, et ce fut pour achever la ruine de la féodalité. Il semblait que, sous ce rapport, rien ne restât à faire à son successeur ; Louis XV porta cependant encore un dernier coup, plus sanglant peut-être quo tous les autres, au prestige de la noblesse limousine. Après avoir acheté et réuni à la couronne cette vieille et glorieuse vicomté de Turenne, il obtint du duc de Choiseul, en 1751, en échange de la baronnie d’Amboise, la terre de Pompadour, et il la donna à Antoinette Poisson, sa maîtresse, qui prit le titre de marquise de Pompadour. Triste et cruelle façon de combler les vides faits dans les rangs des Turenne. des Noailles, des Curemonte et des Lastours.

Le manoir des anciens barons, devenu le palais d’une favorite, est aujourd’hui titi haras, un dépôt d’étalons destinés à l’amélioration de la race chevaline en Limousin. Au moins, dans sa nouvelle destination, est-il encore utile au pays en y attirant le commerce, la spéculation, les affaires. Une autre création du XVIIe siècle fait, comme celle-ci, vivre aujourd’hui bien des familles en même temps qu’elle est l’objet d’un légitime orgueil pour Tulle et pour le département de la Corrèze ; c’est la fabrique d’armes que les frères Pamphile établirent à Souillac, près de Tulle, et qui fut érigée en manufacture royale sous le règne de Louis XVI, en 1778.

Les événements de la Révolution n’eurent pas de grand retentissement au milieu des montagnes et des sauvages vallées de la Corrèze ; le décret qui organisait le département et faisait de Tulle le chef-lieu du département excita bien un instant la jalousie de Brive, qui se croyait des droits à la représentation du bas Limousin. Depuis, ni les révolutions de 1830 et de 1848, ni la fatale guerre de 1870 et de 1871 ne sont venues distraire les laborieux et patients habitants du département de la Corrèze des travaux d’agriculture qui forment leur principale source de richesse et de bien-être.

Le département de la Corrèze a eu l’honneur de donner à l’Église catholique plusieurs papes : Pierre Roger, pape d’Avignon de 1342 à 1352, sous le nom de Clément VI ; Étienne Aubert, élu pape en 1352, sous le nom d’Innocent VI, et le neveu de Clément VI, intronisé en 1370, sous le nom de Grégoire XI ; c’est de ce même département que les familles de Comborn, Lévi, Ventadour, Noailles, Ségur et Turenne, que nous trouvons citées à chacune des pages de nos annales, tirent leur origine. C’est aussi la patrie d’un grand nombre d’hommes distingués à divers titres, parmi lesquels nous citerons : le savant Étienne Baluze ; les littérateurs Marmontel, Cabanis et Féletz ; les jurisconsultes Treilhard et Sirey ; le savant agronome de Lasteyrie ; le naturaliste Latreille ; l’infortuné maréchal Brune ; et cet homme que poursuivra toujours l’inexorable justice de l’histoire, le cardinal Dubois.

 ( source : http://www.france-pittoresque.com/)

Liste des communes de la Corrèze :

 

Le département de la Corrèze compte 287 communes repartis en population de la manière suivante ( ATTENTION POUR L’INSTANT UNIQUEMENT LES COMMUNES DE MINIMUM 1000 HABITANTS ):

(Pour suivre les variations de la population de la commune, cliquez sur le symbole  a coté de la commune)

( Pour retrouver le site web de la commune et ses dernières nouvelles,cliquez sur le symbole « site web » a coté de la commune )

  • Allassac   3 823(2011)  Habitants, code postal :  19240
  • Argentat    3 303(2011)  Habitants, code postal :  19400
  • Arnac-Pompadour   1 261(2011)  Habitants, code postal :  19230
  • Beaulieu-Sur-Dordogne :   1 333(2011)  Habitants, code postal :  19120
  • Beynat :    1 255(2011)  Habitants, code postal :  19190
  • Bort-Les-Orgues :   3 317(2011)  Habitants, code postal :  19110
  • Brive-La-Gaillarde    51 079(2011)  Habitants, code postal :  19100
  • Bugeat :   932(2011)  Habitants, code postal :  19170
  • Chamberet :   1 346(2011)  Habitants, code postal :  19370
  • Chamboulive :   1 279(2011)  Habitants, code postal :  19450
  • Chameyrat :   1 643(2011)  Habitants, code postal :  19330
  • Cornil :   1 418(2011)  Habitants, code postal :  19150
  • Corrèze :   1 212(2011)  Habitants, code postal :  19800
  • Cosnac :   2 949(2011)  Habitants, code postal :  19360
  • Cublac :   1 706(2011)  Habitants, code postal :  19520
  • Donzenac :   2 475(2011)  Habitants, code postal :  19270
  • Egletons :   5 131(2011)  Habitants, code postal :  19300
  • Favars :  984(2011)  Habitants, code postal :  19330
  • Juillac :  1 209(2011)  Habitants, code postal :  19350
  • Lagraulière :  1 085(2011)  Habitants, code postal :  19700
  • Laguenne :   1 527(2011)  Habitants, code postal :  19150
  • Larche :  1 703(2011)  Habitants, code postal :  19600
  • Lubersac :   2 339(2011)  Habitants, code postal :  19210
  • Malemort-Sur-Corrèze :  7 493(2011)  Habitants, code postal :  19360
  • Mansac :  1 407(2011)  Habitants, code postal :  19520
  • Meymac :  2 795(2011)  Habitants, code postal :  19250
  • Meyssac :   1 313(2011)  Habitants, code postal :  19500
  • Naves :   2 495(2011)  Habitants, code postal :  19460
  • Neuvic :  2 158(2011)  Habitants, code postal :  19160
  • Objat :  3 710(2011)  Habitants, code postal :  19130
  • Perpezac-Le-Noir :  1 055(2011)  Habitants, code postal :  19410
  • Rosiers-d’Egletons :  1 120(2011)  Habitants, code postal :  19300
  • Saint-Clément :  1 251(2011)  Habitants, code postal :  19700
  • Sainte-Féréole :  1 794(2011)  Habitants, code postal :  19270
  • Sainte-Fortunade :  1 864(2011)  Habitants, code postal :  19490
  • Saint-Mexant :  1 130(2011)  Habitants, code postal :  19330
  • Saint-Pantaléon-de-Larche :  4 713(2011)  Habitants, code postal :  19600
  • Saint-Privat :  1 132(2011)  Habitants, code postal :  19220
  • Saint-Viance :  1 676(2011)  Habitants, code postal :  19240
  • Seilhac :  1 795(2011)  Habitants, code postal :  19700
  • Treignac :  1 459(2011)  Habitants, code postal :  19260
  • Tulle :  16 565(2011)  Habitants, code postal :  19000
  • Ussac :  3 738(2011)  Habitants, code postal :  19270
  • Ussel :  10 831(2011)  Habitants, code postal :  19200
  • Uzerche :  3 261(2011)  Habitants, code postal :  19140
  • Varetz :  2 161(2011)  Habitants, code postal :  19240
  • Vigeois :  1 172(2011)  Habitants, code postal :  19410
  • Voutezac :  1 361(2011)  Habitants, code postal :  19130

l’Allier (03)

Le département de l’ Allier (03) situé dans la région Picardie compte343 046 habitants en 2009.

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La région du Département :

 

 

 

Son blason et Logo :

 

 

 

 

Le département :

 

 

 

Histoire du Département :

Le département de l’Allier est formé de la presque totalité de l’ancien Bourbonnais. Le territoire de cette province était primitivement occupé par les Éduens, les Arvernes et les Bituriges. Sur la demande des Éduens, alliés de César, celui-ci y établit, sous leur protection, une partie des Boïens, qui, sortis de la Germanie, avaient, en envahissant la Gaule avec les Helvètes, fourni au conquérant un prétexte pour se mêler des affaires du pays, et qui, domptés par lui, avaient mérité par leur courage l’estime du vainqueur. Cette colonie s’établit entre la Loire et l’Allier, entre le pays des Éduens et celui des Arvernes, et fonda une ville appelée Gergovia Boïorum.

La cité nouvelle devint en quelques années assez importante. Lors de la grande insurrection gauloise contre César, elle assista à une lutte acharnée et sanglante entre Vercingétorix et les Romains. Sous la domination impériale, le pays appartint moitié à la première Aquitaine, moitié à la première Lyonnaise. Dernier témoin des efforts de la nationalité gauloise contre César, il garda longtemps un esprit d’indépendance qui se manifesta par de fréquentes insurrections. La révolte du Boïen Maricus sous Vitellius, celle des Bagaudes au IIIe siècle de notre ère appelèrent sur cette malheureuse contrée de nouveaux désastres. À l’époque des invasions barbares, elle fit partie de l’empire des Wisigoths et ne fut soumise aux Francs qu’en 759, sous Pépin le Bref.

Le Bourbonnais étant le berceau de la maison royale de Bourbon, la flatterie n’a pas manqué d’assigner une antique origine à la famille qui y dominait, celle des sires de Bourbon. Les uns la font remonter jusqu’à Clovis, d’autres seulement jusqu’à Charlemagne ; mais l’histoire ne trouve rien d’authentique sur cette maison avant le règne de Charles le Simple. En 913, ce prince donne à Aymar ou Adhémar quelques fiefs sur les bords de l’Allier ; les successeurs prennent presque tous le nom d’Archambault, qui resta attaché à la ville de Bourbon l’Archambault. Leur histoire est celle de presque tous les seigneurs contemporains. En guerre avec leurs voisins, ils s’abandonnent à toutes les violences du temps, se faisant absoudre par les moines qu’ils comblent de présents ; mais comme ceux-ci étaient plus avides encore que les sires de Bourbon n’étaient généreux, ces barons tentent parfois de leur reprendre les donations arrachées à leurs prédécesseurs ou usurpées sans aucun titre ; de là des querelles perpétuelles entre le clergé et les seigneurs. L’une de ces querelles fut terminée par le pape Urbain II en faveur de la maison de Bourbon.

En 1115, sous le règne de Louis le Gros, Aymon II envahit le domaine de son neveu, orphelin et encore enfant, et usurpe le titre de baron de Bourbon. La mère de l’enfant porte plainte auprès du roi de France, qui se trouvait alors à Bourges. Celui-ci somme Aymon de comparaître devant lui ; Aymon refuse et s’enferme dans le château de Germigny. Louis le Gros vient l’assiéger, donne plusieurs assauts inutiles et convertit le siège en blocus. Forcé par la famine, Aymon est contraint de se rendre et condamné par une cour de justice à restituer à son neveu les domaines dont il s’était emparé ; mais l’enfant étant mort dans l’intervalle, l’arrêt ne fut point exécuté, et Aymon devint le légitime possesseur de la baronnie de Bourbon.

Son fils, Archambault VI, part avec Louis le Jeune pour la Palestine. Pour avoir de l’argent, il s’adresse aux moines de Souvigny, comblés de biens par ses prédécesseurs, et qui semblaient ne pouvoir refuser de contribuer à une si sainte entreprise ; ils refusent pourtant et ne lui accordent la somme demandée qu’après avoir reçu des garanties, non seulement du sire de Bourbon, mais de sa femme, Agnès de Savoie, et d’une trentaine de gentilshommes du pays.

Vers la fin du XIIe siècle, la ligne masculine de la famille de Bourbon s’éteignit ; la fille d’Archambault VII, Mahault, épouse Guy de Dampierre, seigneur de Saint-Dizier, en Champagne, et lui apporte en dot l’héritage de ses pères. Leur fils, Archambault VIII, fut un des favoris du roi Louis VIII. Il le suivit à la croisade contre les Albigeois et s’y distingua par sa bravoure et son habileté. C’est par lui que fut racontée au chroniqueur, qui nous l’a transmise une anecdote souvent citée, et qui témoigne tout à la fois et de la chasteté du roi de France et de la familiarité dont Archambault jouissait auprès du roi.

Louis VIII était tombé malade à Montpensier ; les médecins lui déclarent que son tempérament robuste et sanguin ne peut s’accommoder de la fidélité absolue qu’il garde à la reine absente. Pendant son sommeil, on introduit dans sa chambre une belle jeune fille ; le roi en se réveillant la voit, lui parle avec douceur, et après avoir fait appeler Archambault, auquel il attribuait ce piège tendu à sa chasteté, il lui ordonne de reconduire la jeune fille chez ses parents, ajoutant que mieux valait mourir que de se sauver par un péché mortel. En mourant, Louis recommanda son fils au connétable Matthieu de Montmorency et au sire de Bourbon.

Ce fils devait être saint Louis. Archambault lui fut fidèle, il combattit bravement à côté de lui à la bataille de Taillebour et y fut blessé ; il mourut quelques mois après des suites de ses blessures. Son règne avait été marqué par un agrandissement considérable de ses domaines, par des fondations pieuses et de grandes libéralités envers le clergé, et par la concession de chartes, de franchises aux communes, qui s’établissaient alors par toute la France. Son fils, Archambault IX, suivit saint Louis à sa première croisade et augmenta encore la puissance de sa famille, qui allait pourtant s’éteindre dans sa personne. Il mourat pendant la croisade dans l’île de Chypre. Il laissait deux filles, dont l’une, Agnès, héritière du Bourbonnais, épousa en secondes noces Robert d’Artois, neveu de saint Louis. Elle avait une fille de son premier mariage ; cette fille, son unique héritière, épousa un des fils de saint Louis, Robert, comte de Clermont. De ce mariage sortit la maison royale de Bourbon. Le Bourbonnais appartint depuis cette, époque à la maison royale de France.

Le premier prince de cette race, Robert, à l’âge de vingt ans, reçut dans un tournoi un coup à la tête ; on craignit longtemps pour ses jours. Il guérit, mais il resta imbécile toute sa vie ; il languit dans une perpétuelle enfance jusqu’à l’âge de cinquante neuf ans. Il mourut à Paris en 1317.

Louis Ier, son fils, gouvernait déjà depuis longtemps les domaines de son père. Il se signala dans les guerres de Flandre, et notamment à la bataille désastreuse de Courtrai, où il sauva les restes de l’armée française. Sous Charles le Bel, le Bourbonnais fut érigé en duché-pairie en faveur de Louis Ier. Ce prince, qui avait si brillamment contribué à la splendeur de sa maison et en avait augmenté les domaines du comté de la Marche et d’une partie de la Limagne d’Auvergne, mourut en 1341.

Pierre Ier, son fils, lui succéda. Blessé à la bataille de Crécy, il fut tué à celle de Poitiers en combattant bravement auprès du roi Jean Il. Il avait besoin de cette mort glorieuse pour effacer le souvenir des intrigues auxquelles il s’était livré avec Charles le Mauvais, roi de Navarre, le mauvais génie de la France à cette époque. Son frère, Jacques, qui avait obtenu l’épée de connétable, fut blessé et pris à la bataille de Poitiers.

Pierre Ier, fastueux et magnifique, avait contracté beaucoup de dettes, et l’embarras de ses affaires n’avait pas peu contribué à l’engager dans sa triste complicité avec Charles le Mauvais. Louis II, son fils, probe et loyal, se hâta d’engager ses biens pour couvrir les dettes qui avaient failli être si fatales à l’honneur de son père et de sa maison. Les créanciers du feu duc avaient eu recours à la puissance ecclésiastique et avaient fait excommunier Pierre Ier ; son cadavre même était resté en gage dans l’église de Poitiers. Son fils alla l’y chercher lui-même, après avoir obtenu de la cour de Rome révocation de l’excommunication lancée contre lui. La France était alors bien malheureuse ; livrée par la trahison, déchirée par les factions, désolée par la guerre étrangère, elle fut encore en proie aux horreurs de la Jacquerie, aux fureurs des paysans soulevés contre les nobles par la misère et l’oppression.

Dans ce siècle de crimes et de misères, Louis s’efforça de rester toujours loyal et de guérir les maux de son pays. Il se dévoua au service du dauphin (depuis Charles V), alla en Angleterre négocier la mise en liberté du roi Jean et fut un des otages qui le remplacèrent à Londres. Les retards que l’on mit à exécuter toutes les clauses du traité de Brétigny firent durer huit ans sa captivité, qui, du reste, n’eut rien de rude. Il vécut à la cour d’Angleterre, libre. sur parole, au milieu des fêtes et des plaisirs ; on l’y appelait le roi d’honneur et de liesse. Il obtint de parcourir l’Angleterre ; mais le roi Édouard ne voulait point le laisser retourner en France.

En vain les vassaux du duc s’étaient cotisés pour réunir 1 000 000 de florins, dont Louis s’était rendu pleige, c’est-à-dire dont il s’était porté garant, pour la liberté du roi de France. La somme avait été remise au roi d’Angleterre ; mais celui-ci alléguait toujours de nouveaux prétextes pour le retenir. « Enfin, dit M. Béraud (Histoire des ducs de Bourbon), la neuvième année de sa captivité allait commencer, lorsqu’une intrigue de cour vint lui rendre cette liberté qu’il n’avait pu obtenir par le payement de son cautionnement. Édouard avait pour ministre et pour favori Guillaume Wicam, qu’il avait élevé à la dignité de grand chancelier ; il lui destinait l’évêché de Winchester, qui vaquait par la mort du cardinal de Winchester ; mais il ne pouvait obtenir les bulles du pape Urbain V pour mettre Wicam en possession du riche bénéfice ; il eut recours au duc de Bourbon, dont le crédit auprès du pontife était connu ; il lui promit la liberté pour prix du service qu’il en attendait ; il l’assura qu’il lui serait bien courtois à la prison. Le duc écrivit à la cour de Rome, et il en reçut un bref par lequel elle le laissa maître de disposer de l’évêché. Bourbon ne le remit au roi d’Angleterre qu’après lui avoir fait signer l’acte de sa délivrance, pour lequel Édouard trouva encore moyen de lui faire payer 20 000 livres. Il fut à peine libre, qu’il se hâta de se rendre dans le Bourbonnais, dont les habitants venaient de fournir encore une somme de 140 000 livres, montant des obligations qu’il avait contractées pendant son séjour à Londres. »

Louis trouva la province dévastée, épuisée ; l’anarchie morale y répondait, comme dans toute la France, au déplorable état de l’agriculture et du commerce. Cette vaillante chevalerie française, si glorieuse au temps des croisades, s’était peu à peu corrompue, affaiblie ; la noblesse, après avoir fui honteusement à Poitiers, était l’objet des railleries du peuple et des bourgeois, qui commençaient à sentir leur force et à perdre le respect que leurs maîtres ne savaient plus leur imposer ; la vieille organisation féodale avait perdu son prestige, qu’elle ne devait guère reconquérir, et le temps n’était pas loin où une pauvre fille du peuple, Jehanne la bonne Lorraine, allait donner l’exemple du patriotisme et du courage à ces barons et chevaliers, oublieux des antiques traditions.

Louis de Bourbon tenta de ressusciter dans le cœur de ses barons les sentiments d’autrefois et voulut fonder un ordre de chevalerie. Après avoir réuni ses anciens compagnons d’armes, il les traita magnifiquement pendant trois jours, puis leur donna rendez-vous à Moulins pour le premier jour de l’année 1369. Au jour dit, il leur déclara son projet, leur distribua les insignes du nouvel ordre, dont la devise était ce joyeux mot : ESPÉRANCE entendit la messe avec eux et les exhorta à défendre Dieu, la patrie et les dames.

« Je prie à tous ceux de l’ordre, s’écria-t-il, qu’ils veuillent honorer dames et demoiselles et ne souffrir en ouïr dire du mal ; car ceux qui mal en disent sont petits de leur honneur et disent d’une dame qui ne se peut revancher ce qu’ils n’oseroient pas dire d’un homme ; dont plus en auroit leur honte ; et des femmes, après Dieu, vient en partie de l’honneur en ce monde ; il faut aussi que ceux qui portent cet ordre ne soient jongleurs et médisants l’un de l’autre, qui est une laide chose à tout gentilhomme, mais portent foi l’un à l’autre comme il appartient à tout honneur et chevalerie. Mes amis, à travers mon écu d’or est une bande où il y a écrit : Allen, c’est-à-dire : Allons tous ensemble au service de Dieu, et soyons tous un en la défense de nos pays, et là où nous pourrons trouver et quêter honneur par fait de chevalerie. Et pour ce, mes frères, je vous ai dit ce que signifie l’ordre de l’écu d’or, lequel un chacun à qui je l’ai baillé le doit jurer et promettre de le tenir, et moi le premier. »

Il jura et reçut le serment de ses compagnons. Alors le seigneur de Vichy, prenant la parole au nom de tous les chevaliers : « Notre très redouté seigneur, lui dit-il, voyez ici votre chevalerie qui vous remercie très humblement du bel ordre et grands dons que leur avez donnés ; lesquels ne vous savent que donner en ce jour, fors qu’ils vous offrent leurs corps et leurs biens ; qu’il vous plaise les recevoir à cettuy premier jour de l’an, nonobstant qu’ils y sont obligés ; mais leur cœur est ferme et leur volonté est pareille. » – « Je reçois, s’écria le duc ému, je reçois aujourd’hui les plus belles étrennes que seigneur puisse. recevoir, quand je reçois le cœur de si nobles chevaliers. »

Mais, comme une apparition anticipée de l’esprit positif des temps modernes au milieu de cette scène chevaleresque, entrait dans la salle maître Huguenin Chauveau, justicier sévère, procureur général du duc, lequel apportait à Louis un registre où étaient relatés les forfaits et désobéissances de plusieurs seigneurs pendant l’absence du duc ; il réclamait justice ; et pour quelques-uns il y allait de la vie. « Maître Huguenin, dit le duc, avez-vous tenu, aussi registre des services qu’ils m’ont rendus ? » Et, prenant le rapport, il le jeta dans la grande cheminée, où flamboyait un feu de janvier. Le passé et l’avenir s’étaient rencontrés dans cette scène singulière, l’un avec ses élans faciles vers le bien comme vers le mal, l’autre avec cet esprit de froide justice, auquel un moment d’enthousiasme ne fait pas oublier si aisément les maux soufferts et les crimes commis.

Louis, surnommé le Grand ou le Bon, et qui a mérité au moins le second de ces titres, ne se borna pas à conférer ces insignes de chevalerie à ses barons ; il voulut qu’ils les honorassent par leur valeur et les mena contre les Anglais. Cette guerre endetta encore son duché ; mais le devoir le retint auprès de Bertrand Du Guesclin, son frère d’armes et son ami. Une trêve étant survenue, il en profita pour courir à de nouvelles aventures et avec cent chevaliers passa en Espagne, où Henri de Transtamare l’appelait à une croisade contre les Sarrasins.

Mais celui-ci ayant voulu lui faire combattre les Portugais au lieu des infidèles, le duc refusa et, repassant les Pyrénées sans avoir tiré l’épée, revint guerroyer contre les Anglais. Tuteur du jeune roi Charles VI, de moitié avec le duc de Bourgogne, il s’acquitta de son devoir avec loyauté, fit deux croisades en Afrique seul avec quelques centaines de chevaliers. Cet homme, qui, par sa valeur chevaleresque et son esprit d’aventure, appartenait aux temps anciens, n’en sut pas moins par des alliances et d’heureuses acquisitions augmenter considérablement les domaines de sa maison. Il réunit au Bourbonnais le Forez, une partie de l’Auvergne, le Beaujolais et la principauté de Dombes. Mêlé aux querelles sanglantes qui désolèrent le règne de l’insensé Charles VI, il prit parti pour le duc d’Orléans contre le duc de Bourgogne, Jean sans Peur. Celui-ci envahit le Bourbonnais et se rendit maître de quelques villes ; mais Louis, alors âgé de plus de soixante-dix ans, lève une armée et chasse les Bourguignons. Il mourut peu de temps après à Montluçon.

Le fils du duc Louis, Jean Ier, débauché et prodigue, n’avait hérité que de son courage. Fait prisonnier à la bataille d’Azincourt, il mourut à Londres après dix-huit ans de captivité. Il avait, pour se racheter, souscrit à un traité honteux, qui donnait aux Anglais les meilleures places de l’Auvergne et du Bourbonnais. Son fils, Charles ler, qui gouvernait ses Etats, et ses vassaux refusèrent d’exécuter un pareil traité ; mais ils lui envoyèrent une rançon de cent mille écus, que les Anglais acceptèrent, sans se dessaisir de leur prisonnier. Sous le gouvernement de Jean Ier, qui tenait pour le duc d’Orléans, le Bourbonnais avait été exposé aux plus affreuses dévastations, commises par le parti contraire.

Le nouveau duc Charles Ier rendit de grands services au jeune roi Charles VII, alors fugitif, l’accueillit et combattit pour lui reconquérir son royaume, auprès de Xaintrailles et de Dunois. Mais, plus tard, le duc de Bourbon excita contre Charles VII son propre fils (depuis Louis XI) et l’entraîna dans une ligue armée contre son père. Charles VII vint lui-même en Bourbonnais à la tête d’une armée pour y chercher le dauphin, qui y avait trouvé un refuge. Toutes les villes qui lui résistèrent furent impitoyablement pillées. Cependant le roi pardonna aux chefs de la rébellion et donna même sa fille Jeanne en mariage au fils du duc de Bourbon, lequel succéda à son père en 1456 sous le nom de Jean II.

Ce prince imita son père dans son esprit de révolte contre l’autorité royale ; mais Louis XI le gagna par d’habiles concessions, et, sous la minorité de Charles VIII, Jean II reçut l’épée de connétable. Il n’en prit pas moins part à la ridicule levée de boucliers du duc d’Orléans (depuis Louis XII) contre la régente. Il mourut en 1487. Son frère, Pierre II, était le mari de la régente même, Anne de Beaujeu. Sous son gouvernement, ou plutôt sous celui de sa femme, le Bourbonnais jouit d’un calme et d’une prospérité ininterrompus. Le pays s’enrichit et répara ses anciens désastres. Pierre Il mourut en 1503. En lui s’éteignit la branche aînée de la maison de Bourbon, qui possédait le duché depuis Robert, fils de saint Louis.

Le riche héritage échut à l’arrière-petit-fils du duc Jean Ier de Bourbon, Charles de Montpensier, qui épousa la fille du dernier duc, sa cousine, laide et contrefaite, mais qui lui apportait en dot la puissance et la richesse. Ce jeune homme est celui qui devint depuis si tristement célèbre sous le nom du connétable de Bourbon. Magnifique, intrépide, il éblouit par son faste et étonna par son courage. La part qu’il prit aux guerres d’Italie lui donna la renommée d’un grand homme de guerre. Il reçut l’épée de connétable et commanda l’avant-garde à Marignan.

Mais, par son orgueil, il avait excité la colère du roi François Ier, et celui-ci, étant venu à Moulins pour tenir le fils du duc sur les fonts du baptême, fut blessé de la splendeur des fêtes que lui offrit son vassal. « Un roi de France n’en sauroit faire autant » dit-il avec amertume ; et, refusant de l’indemniser des dépenses qu’il avait faites à son service, il lui retira ses traitements et ses pensions. Le connétable n’en suivit pas moins le roi à la défense de la Champagne, qu’avait envahie l’armée de Charles-Quint. Mais le roi ayant donné au duc d’Alençon le commandement de l’avant-garde, qui appartenait. de droit au connétable, celui-ci se retira à Moulins, une fois la campagne finie. Son fils venait de mourir ; sa femme mourut peu de temps après en lui faisant donation de ses biens, précaution qui semblait inutile, puisque, le connétable n’eût-il pas été le gendre du dernier duc de Bourbon, l’héritage de cette famille lui devait encore revenir comme chef de la maison de Montpensier.

Mais Charles s’était fait une ennemie implacable, Louise de Savoie, mère du roi, dont il avait repoussé, dit-on, les amoureuses avances. Cette femme excita contre lui le roi son fils, et, au mépris de toute justice, on suscita contre le droit évident du duc les subtilités de la chicane et les arguties des avocats. Le séquestre fut mis sur l’héritage. Dès lors le connétable ne garda plus de mesure. Il prêta l’oreille aux propositions que Charles-Quint lui faisait faire, le sachant tenté de trahir son pays par haine contre le roi. L’empereur lui offrait la main d’une de ses sœurs, deux cent mille écus de dot et un royaume créé dans le midi de la France démembrée.

A ce prix, Bourbon vendit son honneur et son pays. François Ier averti de ce marché au moment de partir pour l’Italie, l’invita à le suivre. Bourbon feignit d’être malade pour se dispenser d’obéir. Le roi lui-même vint à Moulins ; il s’approcha du lit du connétable et eut avec lui une entrevue secrète. François Ier lui parla avec douceur, ne lui dissimulant pas qu’il avait été prévenu des tentatives de corruption dont le connétable avait été l’objet. Celui-ci prétendit qu’il les avait repoussées, et que la maladie seule l’empêchait de suivre le roi immédiatement ; qu’au reste, il le rejoindrait aussitôt que ses forces le lui permettraient. François Ier le quitta en laissant auprès de lui un de ses gentilshommes, Warty, chargé d’espionner le connétable. Bourbon partit en effet quelques jours après, se faisant porter en litière ; mais, arrivé à Lapalisse, il apprend que le roi est instruit de tout ; dès lors il ne songe plus qu’à fuir. Il feint de se sentir plus malade le mal fait des progrès rapides ; Bourbon réunit autour de lui ses gentilshommes, leur commande de se lamenter sur son sort et fait appeler Warty.

Celui-ci arrivé, le connétable lui dit d’une voix mourante d’aller trouver le roi, de lui faire savoir sa position désespérée et de lui exprimer ses amers regrets de ne pouvoir lui rendre de nouveaux services. Warty part ; Bourbon monte à cheval, arrive à Chantelle, place forte, où il réunit aussitôt tous les éléments d’une vigoureuse résistance. Le roi, prévenu, envoie contre le duc le maréchal de Chabannes avec des troupes. Alors, désespérant de tenir dans Chantelle contre un siège en règle, Bourbon, accompagné d’un seul gentilhomme, Pompérant, se décide à fuir et à quitter la France. Après des dangers et des aventures de toutes sortes, les deux fugitifs atteignirent la frontière de Savoie d’où le duc se rendit en Italie, où il se mit à la tête des troupes de Charles-Quint.

Le reste de son histoire est trop connu pour être rapporté ici. On sait ses déceptions à la cour de Charles-Quint, les mépris à peine dissimulés que trouva partout ce traître, le mal qu’il rit à son pays et les sévères paroles que lui adressa Bayard mourant : « Monsieur, dit le loyal chevalier au duc qui s’apitoyait sur son sort, il n’y a point de pitié en moi, car je meurs en homme de bien ; mais j’ai pitié de vous voir servir contre votre prince et votre patrie et votre serment Bourbon fut tué en escaladant les murs de Rome à la tête des soldats allemands. »

Ses biens avaient été confisqués et réunis à la couronne en 1531. Depuis ils en furent détachés, pour former divers apanages, jusqu’en 1622. À cette époque, ils entrèrent dans la maison de Condé qui les conserva jusqu’à la Révolution. Ils y apportèrent encore la trahison. Le grand Condé imita le connétable en combattant contre la France ; mais il sut réparer sa faute et par son repentir et par des victoires sur les ennemis de son pays. Le Bourbonnais, depuis le grand connétable, n’a plus d’histoire qui lui soit propre, et, si le titre de duc de Bourbon reparaît encore dans l’histoire sous Louis XV et depuis, les annales de la province se confondent avec celles de la France.

Le département de l’Allier n’a pas eu à souffrir de l’invasion allemande (guerre de 1870-1871).

 ( source : http://www.france-pittoresque.com/)

Liste des communes de l’ Allier :

 

Le département de l’Allier compte 320 communes repartis en population de la manière suivante ( si la commune à un site web, cliquer sur le panneau de celle-ci ):

  • Abrest : 2 696 Habitants, code postal : 03200
  • Agonges : 353 Habitants, code postal : 03210
  • Ainay-le-Château : 1 065 Habitants, code postal : 03360
  • Andelaroche : 282 Habitants, code postal : 03120
  • Archignat : 351 Habitants, code postal : 03380
  • Arfeuilles : 680 Habitants, code postal : 03120
  • Arpheuilles-Saint-Priest : 337 Habitants, code postal : 03420
  • Arronnes : 357 Habitants, code postal : 03250
  • Aubigny : 130 Habitants, code postal : 03460
  • Audes : 457 Habitants, code postal : 03190
  • Aurouër : 377 Habitants, code postal : 03460
  • Autry-Issards : 339 Habitants, code postal : 03210
  • Avermes : 3 802 Habitants, code postal : 03000
  • Avrilly : 155 Habitants, code postal : 03130
  • Bagneux : 305 Habitants, code postal : 03460
  • Barberier : 129 Habitants, code postal : 03140
  • Barrais-Bussolles : 212 Habitants, code postal : 03120
  • Bayet : 669 Habitants, code postal : 03500
  • Beaulon : 1 613 Habitants, code postal : 03230
  • Beaune-d’Allier : 292 Habitants, code postal : 03390
  • Bègues : 230 Habitants, code postal : 03800
  • Bellenaves : 1 024 Habitants, code postal : 03330
  • Bellerive-sur-Allier : 8 562 Habitants, code postal : 03700
  • Bert : 273 Habitants, code postal : 03130
  • Bessay-sur-Allier : 1 403 Habitants, code postal : 03340
  • Besson : 795 Habitants, code postal : 03210
  • Bézenet : 966 Habitants, code postal : 03170
  • Billezois : 383 Habitants, code postal : 03120
  • Billy : 838 Habitants, code postal : 03260
  • Biozat : 734 Habitants, code postal : 03800
  • Bizeneuille : 290 Habitants, code postal : 03170
  • Blomard : 203 Habitants, code postal : 03390
  • Bost : 187 Habitants, code postal : 03300
  • Boucé : 560 Habitants, code postal : 03150
  • Le Bouchaud : 211 Habitants, code postal : 03130
  • Boubon-l’Archambault : 2 582 Habitants, code postal : 03160
  • Braize : 290 Habitants, code postal : 03360
  • Bransat : 511 Habitants, code postal : 03500
  • Bresnay : 394 Habitants, code postal : 03210
  • Bressolles : 1 034 Habitants, code postal : 03000
  • Le Brethon : 339 Habitants, code postal : 03350
  • Le Breuil : 544 Habitants, code postal : 03120
  • Broût-Vernet : 1 181 Habitants, code postal : 03110
  • Brugheas : 1 327 Habitants, code postal : 03700
  • Busset : 834 Habitants, code postal : 03270
  • Bixières-les-Mines : 1 077 Habitants, code postal : 03440
  • La Celle : 414 Habitants, code postal : 03600
  • Cérilly : 1 365 Habitants, code postal : 03350
  • Cesset : 373 Habitants, code postal : 03500
  • La Chabanne : 184 Habitants, code postal : 03250
  • Chambérat : 311 Habitants, code postal : 03370
  • Chamblet : 1 069 Habitants, code postal : 03170
  • Chantelle : 1 062 Habitants, code postal : 03140
  • Chapeau : 225 Habitants, code postal : 03340
  • La Chapelaude : 977 Habitants, code postal : 03380
  • La Chapelle : 382 Habitants, code postal : 03300
  • La Chapelle-aux-Chasses : 220 Habitants, code postal : 03230
  • Chappes : 198 Habitants, code postal : 03390
  • Chareil-Cintrat : 341 Habitants, code postal : 03140
  • Charmeil : 723 Habitants, code postal : 03110
  • Charmes : 354 Habitants, code postal : 03800
  • Charroux : 385 Habitants, code postal : 03140
  • Chassenard : 952 Habitants, code postal : 03510
  • Château-sur-Allier : 170 Habitants, code postal : 03320
  • Châtel-de-Neuvre : 543 Habitants, code postal : 03500
  • Châtel-Montagne : 415 Habitants, code postal : 03250
  • Châtelperron : 146 Habitants, code postal : 03220
  • Châtelus : 135 Habitants, code postal : 03120
  • Châtillon : 320 Habitants, code postal : 03210
  • Chavenon : 141 Habitants, code postal : 03440
  • Chaveroches : 285 Habitants, code postal : 03220
  • Chazemais : 465 Habitants, code postal : 03370
  • Chemilly : 635 Habitants, code postal : 03210
  • Chevagnes : 699 Habitants, code postal : 03230
  • Chezelle : 162 Habitants, code postal : 03140
  • Chézy : 211 Habitants, code postal : 03230
  • Chirat-l’Eglise : 135 Habitants, code postal : 03330
  • Chouvigny : 238 Habitants, code postal : 03450
  • Cindré : 318 Habitants, code postal : 03220
  • Cognat-Lyonne : 655 Habitants, code postal : 03110
  • Colombier : 313 Habitants, code postal : 03600
  • Commentry : 6 723 Habitants, code postal : 03600
  • Contigny : 608 Habitants, code postal : 03500
  • Cosne-d’Allier : 2 204 Habitants, code postal : 03430
  • Coulandon : 689 Habitants, code postal : 03000
  • Coulanges : 308 Habitants, code postal : 03470
  • Couleuvre : 584 Habitants, code postal : 03320
  • Courçais : 308 Habitants, code postal : 03370
  • Coutansouze : 131 Habitants, code postal : 03330
  • Couzon : 306 Habitants, code postal : 03160
  • Créchy : 480 Habitants, code postal : 03150
  • Cressanges : 665 Habitants, code postal : 03240
  • Creuzier-le-Neuf : 1 020 Habitants, code postal : 03300
  • Creuzier-le-Vieux : 3 208 Habitants, code postal : 03300
  • Cusset : 13 152 Habitants, code postal : 03300
  • Deneuille-lès-Chantelle : 95 Habitants, code postal : 03140
  • Deneuille-les-Mines : 342 Habitants, code postal : 03170
  • Désertines : 4 406 Habitants, code postal : 03630
  • Deux-Chaises : 415 Habitants, code postal : 03240
  • Diou : 1 506 Habitants, code postal : 03290
  • Domérat : 8 980 Habitants, code postal : 03410
  • Dompierre-sur-Besbre : 3 184 Habitants, code postal : 03290
  • Le Donjon : 1 075 Habitants, code postal : 03130
  • Doyet : 1 241 Habitants, code postal : 03170
  • Droiturier : 352 Habitants, code postal : 03120
  • Durdat-Larequille : 1 272 Habitants, code postal : 03310
  • Ebreuil : 1 261 Habitants, code postal : 03450
  • Echassières : 402 Habitants, code postal : 03330
  • Escurolles : 721 Habitants, code postal : 03110
  • Espinasse-Vozelle : 879 Habitants, code postal : 03110
  • Estivareilles : 1 085 Habitants, code postal : 03190
  • Etroussat : 711 Habitants, code postal : 03140
  • Ferrières-sur-Sichon : 556 Habitants, code postal : 03250
  • La Ferté-Hauterive : 288 Habitants, code postal : 03340
  • Fleuriel : 353 Habitants, code postal : 03140
  • Fourilles : 211 Habitants, code postal : 03140
  • Franchesse : 447 Habitants, code postal : 03160
  • Gannat : 5 853 Habitants, code postal : 03800
  • Gannay-sur-Loire : 417 Habitants, code postal : 03230
  • Garnat-sur-Engièvre : 733 Habitants, code postal : 03230
  • Gennetines : 629 Habitants, code postal : 03400
  • Gipcy : 216 Habitants, code postal : 03210
  • Givarlais : 241 Habitants, code postal : 03190
  • Gouise : 229 Habitants, code postal : 03340
  • La Guillermie : 148 Habitants, code postal : 03250
  • Hauterive : 1 110 Habitants, code postal : 03270
  • Hérisson : 662 Habitants, code postal : 03190
  • Huriel : 2 503 Habitants, code postal : 03380
  • Hyds : 313 Habitants, code postal : 03600
  • Isle-et-Bardais : 275 Habitants, code postal : 03360
  • Isserpent : 498 Habitants, code postal : 03120
  • Jaligny-sur-Besbre : 627 Habitants, code postal : 03220
  • Jenzat : 512 Habitants, code postal : 03800
  • Laféline : 192 Habitants, code postal : 03500
  • Lalizolle : 374 Habitants, code postal : 03450
  • Lamaids : 159 Habitants, code postal : 03380
  • Langy : 239 Habitants, code postal : 03150
  • Lapalisse : 3 162 Habitants, code postal : 03120
  • Laprugne : 361 Habitants, code postal : 03250
  • Lavault-Sainte-Anne : 1 197 Habitants, code postal : 03100
  • Lavoine : 150 Habitants, code postal : 03250
  • Lenax : 243 Habitants, code postal : 03130
  • Lételon : 123 Habitants, code postal : 03360
  • Liernolles : 261 Habitants, code postal : 03130
  • Lignerolles : 663 Habitants, code postal : 03410
  • Limoise : 181 Habitants, code postal : 03320
  • Loddes : 149 Habitants, code postal : 03130
  • Loriges : 326 Habitants, code postal : 03500
  • Louchy-Montfand : 447 Habitants, code postal : 03500
  • Louroux-Boubonnais : 230 Habitants, code postal : 03350
  • Louroux-de-Beaune : 183 Habitants, code postal : 03600
  • Louroux-de-Bouble : 286 Habitants, code postal : 03330
  • Louroux-Hodement : 348 Habitants, code postal : 03190
  • Luneau : 286 Habitants, code postal : 03130
  • Lurcy-Lévis : 2 134 Habitants, code postal : 03320
  • Lusigny : 1 623 Habitants, code postal : 03230
  • Magnet : 827 Habitants, code postal : 03260
  • Maillet : 361 Habitants, code postal : 03190
  • Malicorne : 839 Habitants, code postal : 03600
  • Marcenat : 372 Habitants, code postal : 03260
  • Marcillat-en-Combraille : 904 Habitants, code postal : 03420
  • Marigny : 188 Habitants, code postal : 03210
  • Mariol : 765 Habitants, code postal : 03270
  • Le Mayet-d’Ecole : 272 Habitants, code postal : 03800
  • Le Mayet-de-Montagne : 1 555 Habitants, code postal : 03250
  • Mazerier : 283 Habitants, code postal : 03800
  • Mazirat : 289 Habitants, code postal : 03420
  • Meaulne : 769 Habitants, code postal : 03360
  • Meillard : 262 Habitants, code postal : 03500
  • Meillers : 152 Habitants, code postal : 03210
  • Mercy : 272 Habitants, code postal : 03340
  • Mesples : 134 Habitants, code postal : 03370
  • Molinet : 1 184 Habitants, code postal : 03510
  • Molles : 813 Habitants, code postal : 03300
  • Monestier : 266 Habitants, code postal : 03140
  • Monétay-sur-Allier : 550 Habitants, code postal : 03500
  • Monétay-sur-Loire : 289 Habitants, code postal : 03470
  • Montaiguët-en-Forez : 316 Habitants, code postal : 03130
  • Montaigu-le-Blin : 307 Habitants, code postal : 03150
  • Montbeugny : 662 Habitants, code postal : 03340
  • Montcombroux-les-Mines : 394 Habitants, code postal : 03130
  • Monteignet-sur-l’Andelot : 237 Habitants, code postal : 03800
  • Le Montet : 513 Habitants, code postal : 03240
  • Montilly : 561 Habitants, code postal : 03000
  • Montluçon : 41 350 Habitants, code postal : 03100
  • Montmarault : 1 550 Habitants, code postal : 03390
  • Montoldre : 644 Habitants, code postal : 03150
  • Montord : 241 Habitants, code postal : 03500
  • Montvicq : 734 Habitants, code postal : 03170
  • Moulins : 19 837 Habitants, code postal : 03000
  • Murat : 285 Habitants, code postal : 03390
  • Nades : 120 Habitants, code postal : 03450
  • Nassigny : 191 Habitants, code postal : 03190
  • Naves : 119 Habitants, code postal : 03330
  • Néris-les-Bains : 2 705 Habitants, code postal : 03310
  • Neuilly-en-Donjon : 230 Habitants, code postal : 03130
  • Neuilly-le-Réal : 1 372 Habitants, code postal : 03340
  • Neure : 173 Habitants, code postal : 03320
  • Neuvy : 1 544 Habitants, code postal : 03000
  • Nizerolles : 327 Habitants, code postal : 03250
  • Noyant-d’Allier : 690 Habitants, code postal : 03210
  • Paray-le-Frésil : 432 Habitants, code postal : 03230
  • Paray-sous-Briailles : 632 Habitants, code postal : 03500
  • Périgny : 452 Habitants, code postal : 03120
  • La Petite-Marche : 182 Habitants, code postal : 03420
  • Pierrefitte-sur-Loire : 518 Habitants, code postal : 03470
  • Le Pin : 388 Habitants, code postal : 03130
  • Poëzat : 120 Habitants, code postal : 03800
  • Pouzy-Mésangy : 418 Habitants, code postal : 03320
  • Prémilhat : 2 287 Habitants, code postal : 03410
  • Quinssaines : 1 338 Habitants, code postal : 03380
  • Reugny : 263 Habitants, code postal : 03190
  • Rocles : 364 Habitants, code postal : 03240
  • Rongères : 566 Habitants, code postal : 03150
  • Ronnet : 185 Habitants, code postal : 03420
  • SaintAngel : 744 Habitants, code postal : 03170
  • Saint-Aubin-le-Monial : 286 Habitants, code postal : 03160
  • Saint-Bonnet-de-Four : 194 Habitants, code postal : 03390
  • Saint-Bonnet-de-Rochefort : 643 Habitants, code postal : 03800
  • Saint-Bonnet-Tronçais : 751 Habitants, code postal : 03360
  • Saint-Caprais : 95 Habitants, code postal : 03190
  • Saint-Christophe : 492 Habitants, code postal : 03120
  • Saint-Clément : 362 Habitants, code postal : 03250
  • Saint-Désiré : 470 Habitants, code postal : 03370
  • Saint-Didier-en-Donjon : 268 Habitants, code postal : 03130
  • Saint-Didier-la-Forêt : 377 Habitants, code postal :  03110
  • Saint-Eloy-d’Allier : 59  Habitants, code postal : 03370
  • Saint-Ennemond : 656 Habitants, code postal :  03400
  • Saint-Etienne-de-Vicq : 504 Habitants, code postal : 03300
  • Saint-Fargeol : 210 Habitants, code postal :  03420
  • Saint-Félix : 343 Habitants, code postal :  03260
  • Saint-Genest : 349 Habitants, code postal : 03310
  • Saint-Gérand-de-Vaux : 425 Habitants, code postal : 03340
  • Saint-Gérand-le-Puy : 990 Habitants, code postal : 03150
  • Saint-Germain-des-Fossés : 3 655 Habitants, code postal : 03260
  • Saint-Germain-de-Salles : 439 Habitants, code postal : 03140
  • Saint-Hilaire : 512 Habitants, code postal : 03440
  • Saint-Léger-sur-Vouzance : 286 Habitants, code postal : 03130
  • Saint-Léon : 596 Habitants, code postal : 03220
  • Saint-Léopardin-d’Augy : 360 Habitants, code postal : 03160
  • Saint-Loup : 594 Habitants, code postal : 03150
  • Saint-Marcel-en-Murat : 135 Habitants, code postal : 03390
  • Saint-Marcel-en-Marcillat : 146 Habitants, code postal : 03420
  • Saint-Martin-des-Lais : 141 Habitants, code postal : 03230
  • Saint-Martinien : 620 Habitants, code postal : 03380
  • Saint-Menoux : 1 009 Habitants, code postal :  03210
  • Saint-Nicolas-des-Biefs : 180 Habitants, code postal : 03250
  • Saint-Palais : 190 Habitants, code postal : 03370
  • Saint-Pierre-Laval : 371 Habitants, code postal : 03250
  • Saint-Plaisir : 414 Habitants, code postal : 03160
  • Saint-Pont : 566 Habitants, code postal :  03110
  • Saint-Pourçain-sur-Besbre : 415 Habitants, code postal : 03290
  • Saint-Pourçain-sur-Sioule : 5 030 Habitants, code postal : 03500
  • Saint-Priest-d’Andelot : 137 Habitants, code postal :  03800
  • Saint-Priest-en-Murat : 233 Habitants, code postal : 03390
  • Saint-Prix : 807 Habitants, code postal : 03120
  • Saint-Rémy-en-Rollat : 1 610 Habitants, code postal : 03110
  • Saint-Sauvier : 336 Habitants, code postal : 03370
  • Saint-Sornin : 225 Habitants, code postal : 03240
  • Sainte-Thérence : 203 Habitants, code postal :  03420
  • Saint-Victor : 2 023 Habitants, code postal : 03410
  • Saint-Voir : 197 Habitants, code postal :  03220
  • Saint-Yorre : 2 742 Habitants, code postal : 03270
  • Saligny-sur-Roudon : 814 Habitants, code postal : 03470
  • Sanssat : 262 Habitants, code postal :  03150
  • Saulcet : 650 Habitants, code postal :  03500
  • Saulzet : 339 Habitants, code postal : 03800
  • Sauvagny : 95 Habitants, code postal :  03430
  • Sazeret : 157 Habitants, code postal :  03390
  • Serbannes : 729 Habitants, code postal :  03700
  • Servilly : 270 Habitants, code postal :  03120
  • Seuillet : 486 Habitants, code postal :  03260
  • Sorbier : 294 Habitants, code postal :  03220
  • Souvigny : 1 935 Habitants, code postal :  03210
  • Sussat : 100 Habitants, code postal :  03450
  • Target : 264 Habitants, code postal :  03140
  • Taxat-Senat : 226 Habitants, code postal : 03140
  • Teillet-Argenty : 530 Habitants, code postal :  03410
  • Terjat : 214 Habitants, code postal :  03420
  • Le Theil : 415 Habitants, code postal :  03240
  • Theneuille : 392 Habitants, code postal :  03350
  • Thiel-sur-Acolin : 987 Habitants, code postal : 03230
  • Thionne : 319 Habitants, code postal :  03220
  • Tortezais : 182 Habitants, code postal :  03430
  • Toulon-sur-Allier : 1 125 Habitants, code postal :  03400
  • Treban : 394 Habitants, code postal :  03240
  • Treignat : 443 Habitants, code postal :  03380
  • Treteau : 552 Habitants, code postal :  03220
  • Trévol : 1 615 Habitants, code postal :  03460
  • Trézelles : 385 Habitants, code postal :  03220
  • Tronget : 934 Habitants, code postal :  03240
  • Urçay : 291 Habitants, code postal :  03360
  • Ussel-d’Allier : 148 Habitants, code postal :  03140
  • Valignat : 72 Habitants, code postal :  03330
  • Valigny : 391 Habitants, code postal :  03360
  • Vallon-en-Sully : 1 693 Habitants, code postal :  03190
  • Varennes-sur-Allier : 3 675 Habitants, code postal :  03150
  • Varennes-sur-Tèche : 251 Habitants, code postal :  03220
  • Vaumas : 549 Habitants, code postal :  03220
  • Vaux : 1 040 Habitants, code postal :  03190
  • Veauce : 41 Habitants, code postal :  03450
  • Venas : 234 Habitants, code postal :  03190
  • Vendat : 2 226 Habitants, code postal :  03110
  • Verneix : 585 Habitants, code postal :  03190
  • Le Vernet : 1 858 Habitants, code postal :  03200
  • Verneuil-en-Bourbonnais : 242 Habitants, code postal :  03500
  • Vernusse : 166 Habitants, code postal :  03390
  • Le Veurdre : 536  Habitants, code postal :  03320
  • Vichy : 25 090 Habitants, code postal :  03200
  • Vicq : 326 Habitants, code postal :  03450
  • Vieure : 261 Habitants, code postal :  03430
  • Le Vilhain : 269 Habitants, code postal :  03350
  • Villebret : 1 268 Habitants, code postal :  03310
  • Villefranche-d’Allier : 1 319 Habitants, code postal :  03430
  • Villeneuve-sur-Allier : 969 Habitants, code postal :  03460
  • Viplaix : 285 Habitants, code postal :  03370
  • Vitray : 120 Habitants, code postal :  03360
  • Voussac : 465 Habitants, code postal :  03140
  • Ygrande : 760 Habitants, code postal :  03160
  • Yzeure : 12 867 Habitants, code postal :  03400
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