Tag-Archive for » Lignières «

Cher(18)

Le département de la Cher  (18) situé dans la région Centre, compte 313 982 habitants en 2011.

Trouver ci-dessous la météo de votre département :

+4
H: +
L: -3°
Bourges
Samedi, 02 Février
Prévisions sur 7 jours
Dim. Lun. Mar. Mer. Jeu. Ven.
           
+ +10° + + + +
+ + -2° -3° -4° -5°

Situation géographique

du Cher :

La Région du département :

 

 

 

Son blason et logo :

 

 

 

Le Département :

 

 

 

L’ Histoire du département :

Le département du Cher a été formé de la plus grande partie de l’ancienne province du Berry ; son histoire est donc celle de cette province, et naturellement elle remonte à celle des Bituriges, qui lui ont donné son nom. Les Bituriges étaient l’une des plus anciennes et des plus puissantes tribus gauloises ; ils habitaient sur les bords du Cher (Carus) et obéissaient s à un roi qui résidait à Avaricum(Bourges).

Au VIIe siècle avant J.-C., à l’époque où Tarquin l’Ancien régnait à Rome, ils avaient la souveraine puissance sur le pays des Celtes. Leur roi Ambigat, vieillard que recommandaient ses vertus et ses richesses, voyant que son peuple était devenu trop considérable, et que le sol, malgré sa fertilité proverbiale, menaçait de devenir insuffisant, engagea Sigovèse et Bellovèse, ses neveux, jeunes guerriers ennemis du repos, à aller chercher un autre séjour dans les contrées que les dieux leur indiqueraient par les augures, leur permettant d’emmener avec eux autant d’hommes qu’ils voudraient, afin que nulle nation ne pût repousser les nouveaux venus. Bellovèse s’établit dans cette partie de l’Italie que les Romains appelèrent dans la suite la Gaule cisalpine, et Sigovèse dans là Norique, pays qui forme aujourd’hui la Bohême et la Bavière. Les Bituriges envoyèrent dans la suite de nouvelles colonies en Italie, et il est probable que leur chant de guerre se fit entendre jusque sur le bords du Tibre, lorsque les Gaulois, conduits par Brennus, vinrent, en 390, brûler Rome naissante.

Quelques siècles plus tard, lorsque César voulut passer dans les Gaules, il prit avec lui des Gaulois cisalpins et les ramena dans leur ancienne patrie. Ces braves soldats l’aidèrent à vaincre Vercingétorix, que le général romain poursuivit à travers le pays des Arvernes, et jusque dans celui des Bituriges, où il forma le siège d’Avaricum. César lui-même, dans le septième livre de ses Commentaires, fait voir par la manière dont il décrit ce siège combien il fut meurtrier. La ville fut enfin prise et ruinée par les Romains. La plupart des Bituriges quittèrent le pays, qui était dévasté, et allèrent. s’établir dans d’autres contrées.

Les traces de la civilisation naissante de ces temps reculés sont très rares aujourd’hui dans la département ; quelques tombelles ou tumuli, aux environs de Bourges, aux lieux dits : la Butte-Barral, la Butte-des-Prés-Fichaux et celle des Vignes-du-Château ; les menhirs ou pierres levées de Graçay, que l’on nomme dans le pays les Pierres folles ; quelques tumuli à Pierrefitte, dont le nom lui-même est l’indice de monuments mégalithiques, tels sont les seuls témoins muets de ces temps éloignés. Les Bituriges avaient vaillamment résisté à l’invasion romaine ; ils succombèrent et restèrent fidèlement soumis à leurs vainqueurs. Sous la domination romaine, leur pays fit partie de l’Aquitaine, et, sous Auguste, leur ville, qui avait été rebâtie et s’était considérablement agrandie, fut la métropole de cette province et servit constamment de résidence au préfet romain ; c’est alors que cette capitale perdit son nom d’Avaricum ; elle obtint le droit de cité, accordé aux villes privilégiées, et fut désignée sous le nom civitas Biturigensium, puis simplement de Bituriges. Lors de la division de l’Aquitaine en trois parties, sous Honorius, le Berry forma la première Aquitaine, et Bourges en fut toujours la capitale. C’est à peu près vers le milieu du IIIe siècle que le christianisme fut prêché dans le pays qui nous occupe ; son premier apôtre fut, dit-on, saint Ursin ; il fut favorablement accueilli par la population, et le sénateur Léocadius lui donna une des salles de son palais pour établir une église.

La période gallo-romaine a laissé quelques traces dans le département du Cher ; la vieille enceinte de Bourges est encore visible, et cette ville dut, ainsi que les grandes cités de l’empire posséder un cirque, des naumachies, des palais et des portes triomphales. Le cirque occupait l’emplacement de l’ancien couvent des Ursulines, et l’on voit encore dans les caves de cet établissement les restes des loges qui renfermaient les animaux féroces. On trouve aux environs de Bourges les ruines d’un aqueduc souterrain qui, probablement, conduisait les eaux de quelque source éloignée à la ville.

A Alichamps, lieu autrefois considérable, où venaient se croiser trois voies romaines, des fouilles ont fait découvrir des inscriptions, des colonnes miliaires, des vases, etc. A Drevant, sur le Cher, on montre l’emplacement d’un théâtre : on y a trouvé, en outre, des fragments de statues, des tombeaux, des pierres sculptées, des chambres pavées ou revêtues de marbre. A Alléan, près de Bau-, on voit encore les vestiges d’un camp ; à Maubranches, à Soye, à Celle-sur-Cher, on a trouvé des inscriptions, des poteries. Mais nous nous garderons bien d’attribuer à Vercingétorix les restes d’un vieux camp que l’on rencontre entre Maubranches et Nohant ; l’antiquaire doit être très sobre de ces pompeuses attributions, basées sur des témoignages trop légers, et dont la fragilité n’a servi que trop souvent à battre en brèche la science qu’il chérit.

Lors de la chute de l’empire romain et de l’invasion des barbares, les plaines de la fertile et plantureuse Aquitaine tombèrent au pouvoir des Wisigoths ;. Euric, leur roi, en rit la conquête vers l’an 475 ; ce ne fut pas sans résistance de la part des Bituriges, car il n’entra. dans leur capitale qu’après avoir échoué dans un premier siège. Mais les Wisigoths se rendirent bientôt odieux aux populations chrétiennes de la première Aquitaine par les persécutions de toute nature qu’ils leur firent endurer ; ils étaient ariens, c’est-à-dire qu’ils niaient la divinité de Jésus-Christ ; ils dévastèrent donc les églises et les monastères, en haine des chrétiens.

Aussi, lorsque Clovis eut, en 511, battu et tué Alaric Il, fils d’Euric, à la bataille de Vouillé, les évêques des villes d’Aquitaine ouvrirent-ils avec empressement les portes de leurs cités à ce prince, qui venait de reconnaître le Dieu de Clotilde et d’être baptisé par l’archevêque de Reims saint Remi. Dans les partages que firent entre eux les descendants de Clovis, le pays qui nous occupe fit toujours partie du royaume d’Orléans, et il fut gouverné par un comte qui résidait à Bourges. Les ducs d’Aquitaine s’en emparèrent vers la fin de la première race ; mais ils en furent chassés par Charles Martel . Bourges s’étant de nouveau déclarée pour les Aquitains et leur duc Waïfre, qui lui avait donné Cunibert pour comte, Pépin accourut et, après un siège de peu de durée, s’empara de la ville, la ruina et jeta Cunibert dans un cloître. Charlemagne établit dans le Berry des gouverneurs ou comtes, qui, dans la suite, rendirent leur gouvernement héréditaire, comme la plupart de ceux des autres grandes villes.

Le premier de ces comtes de Berry ou de Bourges fut Humbert, nommé en 778. Depuis cette époque jusqu’en 926, on en compte dix-huit, parmi lesquels on cite Gérard, qui régnait dès l’an 838. Dépouillé de son comté par Charles le Chauve en 867, il fut momentanément remplacé par Egfried ; mais ses hommes mirent le feu à la maison où était le nouveau comte, lui coupèrent la tète et jetèrent son corps dans les flammes. Gérard rentra ainsi en possession de son comté, malgré la volonté royale, frappée alors d’impuissance par la turbulence des comtes et les invasions incessantes des Normands. Il était encore comte de Bourges en 872, époque à laquelle il fut remplacé dans sa dignité par le duc Boson, beau-frère de Charles le Chauve et grand chambellan de Louis le Bègue, roi d’Aquitaine.

Louis le Bègue ayant succédé à son père, Charles le Chauve, au trône de France, Boson crut le moment favorable pour se déclarer indépendant ; mais il fut renversé, en 878, par Bernard Ier marquis de Septimanie. Celui-ci, parent de cet Egrried tué par Gérard en 867, réclama son héritage ; il fut appuyé par le comte du Maine et Gozlin, évêque de Paris, son oncle, et parvint à s’emparer du comté de Bourges. Mais bientôt il en chassa l’évêque Frotaire, s’empara des biens de l’Église et exigea des habitants un serment de fidélité contraire à celui qu’il devait lui-même au roi ; aussi fut-il excommunié par le concile de Troyes et attaqué, en 879, par une armée que Louis le Bègue avait donnée à Boson, son oncle, rentré en grâce auprès de lui. Boson, maître de Bourges, le fut bientôt de tout le pays. Dans la suite, il fit la paix avec Bernard et lui donna un fief.

A sa mort, arrivée en 886, il eut pour successeur Guillaume Ier le pieux qui était déjà comte d’Auvergne. Guillaume II, qui succéda à ce dernier, fut souvent en guerre avec la roi Raoul ; ce dernier lui enleva même son comté et le lui rendit en 927, après l’avoir forcé à lui rendre hommage. Après la mort de Guillaume Il, arrivée en 926, .le roi Raoul supprima le titre de comte de Berry, donna la propriété de Bourges au vicomte de cette ville et décida qu’à l’avenir ce vicomte, le seigneur de Bourbon, le prince de Déols et les autres barons du Berry relèveraient immédiatement de la couronne.

Geoffroy, dit Papabas, que quelques historiens font fils de Guillaume II, fut le premier vicomte de Bourges. C’est pendant son gouvernement que la France fut envahie et dévastée par les Hongrois, dont les contemporains nous ont fait un portrait si effroyable que le souvenir s’en est conservé dans la tradition de l’Ogre, terreur de notre enfance. Geoffroy eut trois successeurs du même nom que lui : Geoffroy II, dit Bosebebas ; Geoffroy III, le Noble ; Geoffroy IV, le Meschin ; tous prirent part aux grands événements qui signalèrent l’enfantement de la monarchie capétienne.

Étienne, fils de Geoffroy IV, était vicomte de Bourges en 1061 et mourut sans postérité. Eudes Herpin ou Arpin lui succéda dans la vicomté de Bourges ; il avait épousé Mahaud de Sully, fille et héritière d’Étienne ; d’ailleurs, il prétendait lui-même descendre de Guillaume Ier, le Pieux. Ce sixième et dernier vicomte de Bourges vivait en 1090, lors de la ferveur des premières croisades. En 1101, se disposant à partir pour la terre sainte avec le duc d’Aquitaine, il vendit au roi Philippe Ier sa vicomté pour soixante mille sous d’or. Il se distingua pendant la croisade, fut pris à la bataille de Rama, le 27 mai 1102, et eut beaucoup de peine à se racheter. Enfin il revint en France et se fit moine dans la célèbre abbaye de Cluny, fondée par Guillaume Ier environ 180 ans auparavant ; il n’y mourut qu’en 1109 et y fut enterré. Le Berry fut la première province réunie au domaine de la couronne.

A l’époque où la vicomté de Bourges rentrait ainsi au domaine royal, sa juridiction ne s’étendait pas sur tout le Berry ; les possesseurs des grands fiefs du pays s’étaient rendus indépendants, et l’on avait vu s’élever les seigneurs de Sancerre, de Montfaucon, de Charenton, de Germigny, de Vierzon, de Mehun, etc. Les maîtres de ces fiefs, suzerains eux mêmes d’un grand nombre de vassaux, couvrirent le pays d’un réseau de forteresses, destinées à la fois à protéger les campagnes et à les maintenir dans l’obéissance. Les rois, devenus maîtres du Berry, durent forcer ces fiers barons à rentrer dans le devoir et à leur prêter hommage.

En 1140, le diocèse de Bourges fut violemment troublé à la mort de l’archevêque Albéric. Dès le temps de Charlemagne, les évêques de Bourges avaient pris le titre d’archevêques et de primats d’Aquitaine, ce qui leur donnait des droits sur les quatre archevêchés de Bordeaux, d’Auch, de Narbonne et de Toulouse. Les chanoines du grand chapitre, dont l’institution remontait à Charlemagne, ayant demandé au roi la permission d’élire un nouvel archevêque, celui-ci les y autorisa, à condition qu’ils ne nommeraient pas Pierre de La Châtre, neveu du chancelier de l’Église romaine ; mais le pape Innocent II investit lui-même ce prélat du pallium, prétendant qu’il fallait « accoutumer ce jeune homme (le roi de France) à ne pas prendre la licence de se mêler ainsi des choses de l’Église. »

Louis VII, furieux, jura que, tant qu’il porterait la couronne, Pierre ne posséderait l’église de Bourges ni autre en son royaume. Il ordonna la confiscation du temporel de l’archevêché et mit garnison dans le château de Saint-Palais et dans plusieurs autres places. Pierre de La Châtre, à son retour de Rome, se vit donc refuser l’entrée de Bourges par les gens du roi et fut obligé de se retirer sur les terres que possédait en Berry le vieux comte de Champagne Thibaut, grand ami du clergé et brouillé alors avec le roi. Le pape, de son côté, fulmina une bulle contre Louis le Jeune et mit en interdit tous les lieux habités par ce prince, qui, de même que son aïeul Philippe Ier, ne put, trois ans durant, mettre le pied dans une ville ou dans une bourgade sans que le service divin y fût à l’instant suspendu.

Louis VII, pour se venger, dévasta la Champagne, prit d’assaut la forte place de Vitry et l’incendia ; plus de treize cents personnes qui s’étaient retirées dans la principale église périrent alors dans les flammes. Cependant, après trois ans de résistance, le roi se soumit et rétablit lui-même Pierre de La Châtre dans son siège. Depuis ce temps, ils vécurent en bonne intelligence, et le roi abolit même en sa faveur une coutume des temps barbares, qui permettait de piller la maison de l’archevêque après sa mort et d’en emporter les meubles. Les guerres suscitées entre Louis VII et Henri Il d’Angleterre, à la suite de la répudiation d’Éléonore de Guyenne, eurent des suites sanglantes pour les pays du Cher, qui alors limitaient les possessions françaises et anglaises. Les citadelles furent souvent prises et reprises, les villes et les villages livrés aux flammes, les campagnes ravagées. Des bandes de pillards, connues sous les noms de cottereaux, routiers, brabançons, parcouraient le pays, dévastant et tuant sans pitié. Les seigneurs du Berry, effrayés, prirent les armes pour les repousser et les mirent complètement en déroute près de Dun-le-Roi, en juillet 1183. Au XIVe siècle, les combats recommencèrent avec les Anglais. Le Prince Noir, fils d’Édouard III, ’traversa le Berry, brûla les faubourgs de Bourges. Mais le duc Jean, dont nous allons parler, aidé par le comte de Sancerre et Du Guesclin, les chassa du pays.

Le Berry, rentré sous le gouvernement royal, demeura pour toujours partie intégrante de la France ; les rois le firent administrer par des baillis, des prévôts et des gouverneurs ; Bourges conserva cependant quelques privilèges de son ancienne juridiction municipale jusqu’en 1474, époque à laquelle le Berry fut assigné comme apanage par le roi Jean à son troisième fils, Jean, après avoir été érigé en duché-pairie. Il y eut alors à Bourges deux juridictions : celle du duc, qui était exercée par son sénéchal et ses autres officiers, et celle du roi, qui était représentée par le bailli de Saint-Pierre-le-Moutiers, qualifié juge des exemptions du Berry, et qui siégeait pour cela à Sancoins. Les causes d’exemption concernaient les cas royaux et les procès des principales églises et monastères du diocèse de Bourges.

Jean Ier, duc de Berry, était né en 1340. Ce jeune prince s’était trouvé à la désastreuse bataille de .Poitiers, n’y avait pas été fait prisonnier, mais avait été donné en otage pour son père. Il resta neuf ans en Angleterre et n’en revint qu’en 1365, après la mort du roi Jean. Pendant tout le cours du règne de Charles V, son frère, il combattit les Anglais en Guyenne comme lieutenant du brave Du Guesclin. Sous Charles VI, il fut gouverneur du Languedoc, et il exerça de grandes vexations dans cette province et dans quelques autres qui n’étaient pas de son apanage ; mais il ménagea toujours le Berry comme son patrimoine et y rit même beaucoup de bien en le dotant de grands établissements et de bâtiments considérables. C’est à lui que la ville de Bourges fut redevable d’une Sainte-Chapelle, bâtie, dit-on, sur le modèle de celle de Paris, et d’un palais magnifique dont il ne reste plus de, traces. Pendant les premiers accès de la terrible maladie de Charles VI, son neveu, il gouverna absolument le royaume.

Lorsque la funeste rivalité des Armagnacs et des Bourguignons eut éclaté au commencement du XVe siècle, le haut Berry, qui compose le département du Cher, fut le théâtre de grands événements. Jean, duc de Berry, alors fort âgé, ayant pris parti pour le duc d’Orléans, concentra à Bourges toutes ses forces militaires, et tint garnison dans toutes les places fortes du pays. Alors Jean sans Peur, duc de Bourgogne, sous prétexte de faire respecter l’autorité royale, amena l’infortuné Charles VI à la tête d’une armée considérable pour soumettre le duché.

Après avoir pris les villes de Montfaucon et de Dun-le-Roi, les châteaux de Beaugy, de Fontenay et plusieurs autres, il arriva devant Bourges en juin 1412 et en fit le siège, qui dura jusqu’au mois d’octobre suivant. Alors les deux partis s’accordèrent, au grand déplaisir des Anglais, qui comptaient profiter de cette triste rivalité pour s’emparer de la province. Le duc Jean étant mort sans enfants mâles en 1416, le Berry retourna à la couronne, mais non pour longtemps ; Charles VI le donna d’abord au troisième de ses fils et ensuite au quatrième, qui fut depuis le roi Charles VII. Ce prince fit de Bourges son séjour ordinaire et conserva même, étant dauphin, le Berry, qui fut son asile et le centre de ses possessions. A la mort de son père, en 1422, le roi de Bourges, comme l’appelaient par dérision les Anglais, se mit en devoir de recouvrer l’héritage de ses aïeux. Les barons du Berry demeurèrent, en cette occasion, loyalement dans son parti et contribuèrent puissamment au rétablissement de son autorité.

Charles VII affectionna toujours le Berry et y mourut en 1461, au château de Mehun-sur-Yèvre, sa résidence favorite, des soucis que lui causait la mauvaise conduite de son fils, le dauphin Louis. L’année même de sa mort, il l’avait donné le Berry en apanage à son second fils Charles. Ce prince, qui, à l’avènement de Louis XI, avait à peine seize ans, était d’une grande faiblesse de caractère ; il s’ennuyait à la cour de son frère, sérieuse et économe, de laquelle avaient disparu les somptueux banquets, les bals et les tournois qui, au temps du roi Charles VII, répandaient la richesse et la joie dans les campagnes du Berry ; il se laissa entraîner dans la révolte que les princes et seigneurs ourdirent contre Louis XI, sous prétexte du bien public.

Louis déploya beaucoup d’activité dans ce moment critique et vint lui-même en Berry à la tète d’une vingtaine de mille hommes ; il soumit successivement les villes et les châteaux du pays, mais il échoua devant Bourges et ne put s’emparer de la Grosse-Tour. On sait comment se termina cette ligue du Bien publie les traités de Saint-Maur et Conflans, qui, en 1465, suivirent la bataille de Montlhéry, satisfirent momentanément l’ambition et la rapacité des seigneurs. Charles reçut un autre apanage, et le Berry rentra encore une fois aux mains de la royauté, à laquelle il fut fidèle. Louis XI constitua cependant cette province tour à tour en apanage pour François son troisième fils, qui mourut jeune, et pour sa seconde fille, Jeanne, qu’il avait mariée à Louis d’Orléans. Lorsque ce dernier parvint à la couronne sous le nom de Louis XII, en 1498, il répudia Jeanne et dut lui restituer son domaine du Berry, où elle se retira, pratiquant les bonnes œuvres et répandant autour d’elle les bienfaits de la charité la plus sincère ; elle mourut en 1504, après avoir fondé l’ordre des religieuses Annonciades. Elle fut dans la suite béatifiée sous le nom de sainte Jeanne de Valois. Elle était petite, contrefaite, niais d’une grande douceur de caractère et d’une éducation aussi solide que variée.

Après la mort de cette princesse, le duché de Berry étant encore retourné à la couronne, le roi François Ier en donna l’usufruit, l’an 1527, à sa soeur Marguerite de Valois, épouse de Philibert-Emmanuel de Savoie, et qui mourut en 1574. Cette femme célèbre, l’un des plus beaux esprits de son siècle, et que son frère chérissait et qualifiait de Marguerite des Marguerites, fut la protectrice de Calvin, qui étudiait alors dans la célèbre université que le saint roi Louis IX avait créée à Bourges. A l’aide de la faveur dont il jouissait, il essaya, avec succès, de répandre ses idées réformatrices dans le village d’Asnières et dans la petite ville de Lignières ; enhardi bientôt par le succès, il s’avança jusqu’à Sancerre et essaya de gagner à la cause dont il se faisait l’apôtre les habitants de cette importante cité ; cette fois, le clergé s’émut, de vives remontrances furent faites aux magistrats, et bientôt il fallut que Calvin quittât la province ; il laissait derrière lui des germes nombreux de sa doctrine.

Ce ne fut qu’en 1561 que, pour la première fois, un prêche fut ouvert à Bourges ; les protestants n’y étaient pas encore les plus forts ; en mai 1561, lorsque le massacre de Vassy eut donné le funèbre signal de ces guerres civiles, dites de religion, les calvinistes, réunis en nombre dans les villes voisines, marchèrent sur Bourges, sous la conduite du comte de Montgomery s’emparèrent de la ville et la saccagèrent. Alors furent commises bien des profanations sacrilèges ; les églises et les monastères furent pillés, on dispersa les prêtres et les moines, et, lorsque les victimes humaines vinrent à manquer, les fanatiques s’en prirent aux tombeaux : les cendres de saint Ursin, l’apôtre du Berry, furent jetées au vent, ainsi que celles de sainte Jeanne de France.

Maîtres de Bourges, les calvinistes se répandirent dans les campagnes, ravageant les prieurés et les monastères, pillant les églises et incendiant les châteaux de la noblesse catholique. Il fallut que le duc de Guise en personne et le maréchal de Saint-André accourussent protéger le haut Berry. Bourges fut assiégée, tint quinze jours et se rendit. Rappelé sur les bords de la Loire, le duc de Guise abandonna le pays, et bientôt la guerre civile recommença avec toutes ses misères et ses excès.

Le Berry et plus particulièrement les pays qui composent le département du Cher se partagèrent en deux camps : Bourges fut le centre des catholiques, Sancerre devint la principale place d’armes des protestants. Cette guerre impie dura pendant les règnes de Charles IX et de Henri III (de 1560 à 1589). La Saint-Barthélemy eut, en août 1572, un funeste retentissement à Bourges ; malgré les efforts des catholiques les plus modérés, de grands massacres eurent lieu ; mais, proportion gardée, ils ne furent pas aussi multipliés que ceux qui avaient ensanglanté Paris. Quelques victimes purent s’échapper ; entre autres les jurisconsultes Hugues Doneau et François Hotman, qui parvinrent à gagner Genève.

Dès l’an 1568, et à l’imitation de la ville de Péronne et des autres villes du nord de la France, une ligue catholique s’était formée à Bourges pour défendre la religion catholique ; l’archevêque en fut le chef. Dès que la but de cette association fui connu, de toutes parts les communes et les bourgs du Berry voulurent s’y associer ; cependant quelques-uns restèrent fidèles aux prêches calvinistes ; d’autres furent tenus dans l’indécision par la conduite irrésolue et cauteleuse de Henri III. Mais lorsque ce malheureux prince fut tombé, en 1589, sous le couteau de Jacques Clément, le Berry se partagea en deux camps bien distincts : le sire de La Châtre, gouverneur de la province, tint pour la Ligue, ainsi que les villes de Bourges, de Dun-le-Roi, de Mehun-sur-Yèvre et de Vierzon ; tandis que le comte de La Grange-Montigny, les seigneurs de Gamaches, d’Arquian, de Marcilly et autres prirent le parti de Henri IV, ainsi que les villes de Sancerre et d’Issoudun, où ils se fortifièrent.

Pendant cinq années, le pays fut complètement ravagé ; les barons assouvirent les uns contre les autres leurs haines réciproques, détruisant les récoltes des fiefs de leurs rivaux, brûlaient les villages et ruinant les châteaux. C’est surtout de cette époque que date la destruction des forteresses féodales dont les ruines couronnent d’une manière si pittoresque les coltines, ou qui se cachent au fond des plaines, mirant leurs débris moussus et couverts de lierre dans les eaux qui jadis en défendaient les approches. Le jeune duc de Guise, fils du Balafré, vint en 1591 chercher un asile dans le Berry, après s’être échappé de prison ; le baron de La Châtre le reçut magnifiquement, et sa présence, qui dura plus d’un mois, servit à fortifier son parti.

Cependant l’archevêque Regnault, que l’on avait forcé de jurer fidélité à la Ligue, était parvenu à s’évader ; il rejoignit Henri IV, lui fit sa soumission, et ses sages conseils contribuèrent puissamment à faire rentrer le roi dans le giron de l’Église catholique. Ce fut entre ses mains qu’en 1594 Henri IV fit son abjuration à Saint-Denis. Cet événement dut nécessairement modifier la position des partis dans les pays qui composent le département du Cher, et la plupart des barons se soumirent individuellement à Henri IV. Le sire de La Châtre, qui était à la fois gouverneur de Bourges et d’Orléans pour la Ligue, traita avec le roi et lui remit les clefs de ces villes, moyennant huit cent quatre-vingt-dix-huit mille neuf cents livres.

Sous la sage administration de ce prince, le Berry jouit d’un repos dont il avait bien besoin. Henri IV affecta les revenus de cette province à l’entretien de Louise de Lorraine, veuve de Henri III. A la mort de cette princesse, en 1601, le Berry fit de nouveau retour à la couronne, et le roi en donna le gouvernement à Henri de Bourbon, prince de Condé. Le sage et intègre Sully contribua, à cette époque, à cicatriser les plaies de la guerre civile dans ce beau pays ; il y possédait les terres de Mont-Rond, de Montfaucon et d’Henrichemont ; il fit accorder quelques indemnités à ceux des habitants des campagnes qui avaient le plus souffert.

Les troubles de la minorité de Louis XIII devaient replonger le Berry dans l’anarchie. La reine mère, Marie de Médicis, avant fait arrêter Condé au Louvre, une certaine agitation se manifesta dans la province où ce prince était fort aimé. Le sire de La Grange-Montigny, le vieux capitaine ligueur, que l’on venait de récompenser en lui donnant le bâton de maréchal, fut chargé de reprendre successivement, à la tête d’une armée royale, les places qui tenaient pour le prince ; il en vint à bout presque sans coup férir ; cependant la Grosse-Tour de Bourges, qui avait bonne garnison dévouée au prince de Condé, résista d’abord ; mais ce fut en vain ; le Berry resta définitivement dans l’obéissance royale.

Après quelques années d’une prospérité que rien ne vint troubler, sous la sévère administration de Richelieu, ce pays vit, sous la Fronde, se renouveler ces cruelles alternatives de misère et de désolation que la guerre civile faisait peser sur lui. Le grand Condé, ancien élève du collège de Bourges, avait succédé à son père dans le gouvernement du Berry ; il devint suspect à la reine mère Anne d’Autriche, et à Mazarin, qui, au nom de Louis XIV, enfant, régnait sur la France ; il fallut l’arrêter. Les troupes royales entrèrent à cette occasion dans la province, pour y tenir en respect la noblesse, à cause de son attachement à la maison de Bourbon. Il se forma alors deux partis qui se tinrent en échec dans le pays. Le prince de Condé, à sa sortie de prison, chercha à ressaisir son gouvernement ; il leva des troupes dans quelques cantons du Berry ; n’ayant pu détacher Bourges du parti du roi, il établit ses ligues depuis le château de Mont-Rond, dont il avait fait sa place d’armes, jusqu’à Sancerre. La guerre, qui du reste ne se fit que par surprises et escarmouches, ne dura que quelques mois ; force resta à l’autorité royale.

C’est alors que furent détruites les forteresses féodales qui étaient restées debout après les guerres de religion ; les châteaux de Mont-Rond, de Beaugy furent démantelés ; la Grosse-Tour de Bourges, l’orgueil de celte vieille cité, fut rasée et ses matériaux employés à la construction d’un hôpital Sous l’administration éclairée de Colbert, les campagnes du Cher redevinrent calmes et prospères mais les habitants eurent plus d’une fois à gémir des taxes et des impôts extraordinaires que nécessitaient les grandes guerres de Louis XIV.

Colbert avait acquis dans le pays les terres de Lignières, de Bois-sire-Aimé et de Châteauneuf. Louis XIV et les rois qui lui succédèrent donnèrent plusieurs fois le Berry en apanage à des princes de la famille royale ; mais cette province n’eut aucun rapport avec ces différents princes apanagistes, qui n’en portèrent que le nom ; elle fat administrée jusqu’en 1789 par des gouverneurs royaux. Bien qu’ils changeassent trop souvent pour le bonheur et la tranquillité des campagnes, cependant rien d’important ne signala leur administration. Louis XVI, qui méditait d’utiles réformes, choisit, en 1778, cette paisible province pour y faire l’essai d’une administration provinciale, qui fut appliquée en grand à toutes les provinces de la France en 1787. La direction des affaires de la contrée fut confiée à une assemblée provinciale, composée de quarante huit membres, douze de la noblesse, douze du clergé et vingt-quatre du tiers état. Sous cette administration d’essai, d’utiles réformes, que la marche des idées avait rendues nécessaires, furent entreprises. En 1790, un nouveau changement eut lieu, et les administrations provinciales furent remplacées par les administrations départementales.

Le département du Cher fut alors formé du haut Berry (690 410 hectares) et de quelques portions du Bourbonnais (29 333 hectares). Pendant la Révolution, il fut entraîné dans le mouvement général ; cependant les anciennes populations du Berry, fidèles et religieuses, ne se laissèrent pas gagner aux excès qui signalèrent cette époque de notre histoire ; il y eut bien, en 1196, une tentative de chouannerie ; Phélippeaux et quelques royalistes cherchèrent à soulever les départements du Centre, la Loiret, l’Indre, la Nièvre et le Cher ; mais le Directoire envoya sur les lieux les généraux Desanfants et Chezin, (lui eurent bientôt rétabli la tranquillité. Avec elle, le département du Cher vit, pendant le Consulat et l’Empire, son antique prospérité renaître ; quelques grands travaux d’utilité publique furent entrepris, et pour la première fois des voies de communication s’ouvrirent au centre de ces contrées, que quelque temps auparavant Mirabeau avait qualifiées de Sibérie de la France.

A la suite des désastres de 1814 et de 1815, les armées étrangères pénètrent en France ; le département du Cher fut préservé des maux de l’invasion par sa position centrale. C’est sur son territoire que furent licenciés en partie les débris de cette armée héroïque qui avait parcouru l’Europe avec ses aigles victorieuses. Le département du Cher n’eut heureusement pas à souffrir de la guerre de 1870-1871 ses forges, ses fonderies contribuèrent pour une large part à la défense nationale, et les mobiles du Cher se signalèrent par leur bravoure au combat de Toury et à la défense de Paris.

 ( source : http://www.france-pittoresque.com/)

 Liste des communes du Cher :

 

Le département du Cher compte 280 communes repartis en population de la manière suivante ( ATTENTION POUR L’INSTANT UNIQUEMENT LES COMMUNES DE MINIMUM 1000 HABITANTS ):

(Pour suivre les variations de la population de la commune, cliquez sur le symbole  a coté de la commune)

( Pour retrouver le site web de la commune et ses dernières nouvelles,cliquez sur le symbole « site web » a coté de la commune )

  • Les Aix-D’Angillon :  1 966(2011)  Habitants, code postal :  18220
  • Allogny :  1 012(2011)  Habitants, code postal :  18110
  • Argent-Sur-Sauldre :  2 305(2011)  Habitants, code postal :  18410
  • Aubigny-Sur-Néré :  5 926(2011)  Habitants, code postal :  18700
  • Avord :  2 659(2011)  Habitants, code postal :  18520
  • Baugy :   1 307(2011)  Habitants, code postal :  18800
  • Belleville-sur-Loire :  1 057(2011)  Habitants, code postal :  18240
  • Berry-Bouy : 1 144(2011)  Habitants, code postal :  18500
  • Blancafort : 1 175(2011)  Habitants, code postal :  18410
  • Boulleret :  1 438(2011)  Habitants, code postal :  18240
  • Bourges :   76 075(2011)  Habitants, code postal :  18000
  • Brinon-Sur-Sauldre :  1 054(2011)  Habitants, code postal :  18410
  • La Chapelle-Saint-Ursin :  3 298(2011)  Habitants, code postal :  18570
  • Charenton-Du-Cher :  1 145(2011)  Habitants, code postal :  18210
  • Chârost :  1 001(2011)  Habitants, code postal :  18290
  • Châteaumeillant :  2 146(2011)  Habitants, code postal :  18370
  • Châteauneuf-Sur-Cher :  1 573(2011)  Habitants, code postal :  18190
  • Le Châtelet-En-Berry :  1 195(2011)  Habitants, code postal :  18170
  • Civray : 1 023(2011)  Habitants, code postal :  18290
  • Cours-Les-Barres : 1 128(2011)  Habitants, code postal :  18320
  • Cuffy :  1 132(2011)  Habitants, code postal :  18150
  • Dun-Sur-Auron :  3 966(2011)  Habitants, code postal :  18130
  • Foëcy : 2 130(2011)  Habitants, code postal :  18500
  • Fussy :  1 875(2011)  Habitants, code postal :  18110
  • Henrichemont :  1 860(2011)  Habitants, code postal :  18250
  • Herry :  1 099(2011)  Habitants, code postal :  18140
  • Jouet-Sur-L’Aubois :  1 535(2011)  Habitants, code postal :  18320
  • Léré :   1 257(2011)  Habitants, code postal :  18240
  • Levet :   1 350(2011)  Habitants, code postal :  18340
  • Lignières :  1 606(2011)  Habitants, code postal :  18160
  • Lunery : 1 520(2011)  Habitants, code postal :  18400
  • Marmagne :   2 061(2011)  Habitants, code postal :  18500
  • Massay : 1 462(2011)  Habitants, code postal :  18120
  • Mehun-Sur-Yevre :   7 060(2011)  Habitants, code postal :  18500
  • Menetou-Salon : 1 702(2011)  Habitants, code postal :  18510
  • Méreau : 2 274(2011)  Habitants, code postal :  18120
  • Nérondes :   1 541(2011)  Habitants, code postal :  18350
  • Neuvy-Sur-Barangeon :    1 299(2011)  Habitants, code postal :  18330
  • Orval : 1 942(2011)  Habitants, code postal :  18200
  • Plaimpied-Givaudins :  1 738(2011)  Habitants, code postal :  18340
  • Rians :   1 074(2011)  Habitants, code postal :  18220
  • Saint-Amand-Montrond :  11 944(2011)  Habitants, code postal :  18200
  • Saint-Doulchard :    9 266(2011)  Habitants, code postal :  18230
  • Saint-Eloy-De-Gy : 1 559(2011)  Habitants, code postal :  18110
  • Sainte-Solange :  1 224(2011)  Habitants, code postal :  18220
  • Saint-Florent-Sur-Cher :  6 912(2011)  Habitants, code postal :  18400
  • Saint-Germain-Du-Puy :   4 954(2011)  Habitants, code postal :  18390
  • Saint-Martin-D’Auxigny :   2 142(2011)  Habitants, code postal :  18110
  • Saint-Satur : 1 698(2011)  Habitants, code postal :  18300
  • Sancerre :  1 781(2011)  Habitants, code postal :  18300
  • Sancoins :   3 234(2011)  Habitants, code postal :  18600
  • Savigny-En-Sancerre : 1 102(2011)  Habitants, code postal :  18240
  • Trouy :   3 949(2011)  Habitants, code postal :  18570
  • Vasselay :   1 190(2011)  Habitants, code postal :  18110
  • Vierzon :   28 385(2011)  Habitants, code postal :  18100
  • Vignoux-Sur-Barangeon :  2 100(2011)  Habitants, code postal :  18500

Aube(10)

Le département de l ‘ Aube (10) situé dans la région Champagne-Ardenne, compte 303 298 habitants en 2009.

Pour vous déplacer plus rapidement sur la page, cliquez sur un des liens ci-dessous :

 ligne

 

La région du département :

 

champagne

ligne

Son Blason et Logo :

 

blason

logo

ligne

Le Département :

 

département

ligne

 

L’ Histoire du département :

 

La tribu gauloise des Tricasses, qui, dans l’origine, occupait le territoire formant la plus grande partie de l’Aube, est une des moins connues des historiens ; elle dépendait sans doute de la confédération rémoise et sénonaise, et son histoire se confond avec celle des Remi et des Senones, ces fidèles alliés des Romains. César ne fait pas mention des Tricasses ; Pline et Ptolémée ne font que les nommer.

Le pays des Tricasses appartenait à la Gaule celtique et fut compris d’abord dans la première, puis dans la quatrième Lyonnaise. Ravagé par les Bagaudes en 286, il fut, en 451, le théâtre d’une sanglante bataille, que les Romains et les Francs leurs alliés livrèrent à l’armée d’Attila dans les Champs catalauniques, plaines voisines de Troyes. Attila, vaincu, dut se retirer, laissant, dit-on, trois cent mille hommes sur le champ de bataille.image 1

Nous trouvons, dès le Ve siècle, ce pays, ainsi que celui des Remi (Reims) et des Catalauni (ChâIons), désigné, à cause de son apparence physique, sous le nom de Campagnia, Champagne, le pays des plaines. Après l’invasion des barbares, la Champagne fut divisée entre le royaume des Burgondes et celui des Francs, puis, au partage de la Gaule entre les fils de Clovis, elle fit partie du royaume d’Austrasie. Jusqu’au Xe siècle, des chefs militaires, nommés à vie et révocables titre de comtes ou ducs de Champagne. Deux de ces ducs sont connus pour la rôle important qu’ils semblent avoir joué à l’époque sanglante de Frédégonde e et de Brunehaut l’un, Lupus, fut le conseiller et le favori de Brunehaut ; l’autre, Wintrio, d’abord partisan de la reine d’Austrasie, finit par conspirer contre elle et fut mis à mort par son ordre (597). Quelques-uns mentionnent encore comme ducs de Champagne, vers la fin du siècle suivant, Drogon, Grimoald, Théodoald, qu’ils font fils et petits-fils de pépin d’Héristal.

La dynastie des comtes de Champagne commence avec Robert, troisième fils de ce comte de Vermandois, Herbert II, descendant de Charlemagne, allié de Hugues le Grand et qui trahit Charles le Simple. Robert n’avait hérité de son père que de Vitry et de quelques bourgades ; comme tant. d’autres, il profita des années tumultueuses qui préparèrent l’avènement définitif de la race capétienne ; il s’empara de Troyes contre l’évêque Anségise, s’agrandit encore d’Arcis, de Rhetel, de Mézières, de Donchéry et prit le titre de comte de Troyes. C’est lui, dit-on, qui institua le conseil des sept pairs de Champagne, qui tenaient les états et les grands jours de la province ; ces sept pairs étaient (ou furent plus tard) les comtes de Joigny, de Rhetel, de Braine, de Roucy, de Brienne, de Grand-Pré et de Bar-sur-Seine.

Son frère Herbert et Étienne, fils de celui-ci, régnèrent pieux et paisibles sous le roi Robert. Étienne étant mort sans enfant, son cousin Eudes, petit-fils de Thibaut le Tricheur, déjà comte de Blois, Chartres, Tours, Beauvais, Meaux, fonde la seconde maison de Champagne et la plus illustre.

Le chef de la maison de Blois et de Champagne, Thibaut le Tricheur, était, suivant les uns, d’origine normande et parent de Rollon ; suivant Raoul Glaber, il était fils d’un Champenois, Hastang ou Hastings, les Normands étant venus piller la Champagne, Hastings s’enrôla et fit fortune. Son fils Thibaut, élevé de bonne heure dans le métier, se rit remarquer de ses compagnons et devint un de leurs chefs. Il seconda Hugues le Grand dans ses intrigues et ses luttes contre Louis d’Outre-mer et obtint le comté de Troyes en épousant une fille d’Herbert Il de Vermandois. Les vieux vers suivants expliquent le surnom qu’on lui donna :

 

Thibaud de Chartres fut fil et enguigaux,
Chevalier fut moult et proux et moult chevaliroux,
Mais moult par fut cruel et moult fut envioux.
Thibaud fut plein d’engein et plein de feintie ;
A homme ne à femme ne porta amitié ;
De franc ne de chétif n’ot mercy ne pitié,
Ne ne douta de faire maloeuvre ne péché.

Le fils de Thibaut le Tricheur, Eudes, fut le premier mari de la fameuse Berthe, qui épousa le roi Robert et en eut un fils nommé également Eudes ou Odon. Eudes II et le roi Robert se prétendirent tous deux parents d’Étienne et se disputèrent sa succession ; Eudes s’en empara et la garda. Par la réunion de ces deux grands fiefs de Blois et de Champagne, il comptait plus de grands vassaux et a il se trouva plus puissant que le roi capétien. Il fut le plus turbulent, le plus ambitieux des comtes de Champagne. Il commença par soutenir la reine Constance et son fils Robert contre Henri Ier ; puis il se sentit assez fort pour s’attaquer à l’empereur d’Allemagne. Il prétendit contre Conrad II à la couronne d’Arles, à celle de Lorraine et rêva un nouveau royaume d’Austrasie.image 2

Le roi de Bourgogne, Rodolphe III, avait légué ses États à l’empereur Conrad Il. Eudes, neveu de Rodolphe par sa mère Berthe, réclama et courut se mettre en possession de la Bourgogne. Il en soumit tout d’abord la plus grande partie. Une députation de la ville de Milan, révoltée contre l’empereur, vint lui offrir la couronne d’Italie ; la Lorraine l’appela contre son nouveau duc, Gothelon, créature de Conrad. Eudes pensait déjà se faire couronner à Aix-la-Chapelle. Il envahit la Lorraine et s’empara de Bar. Mais les vassaux de l’empire marchèrent contre lui ; Eudes fut défait et tué, de la main même de Gothelon, qui lui trancha la tête. Il ne put être retrouvé parmi les morts que par sa femme, Ermangarde (1037). Cette puissance redoutable du comte de Champagne s’affaiblit sous ses deux fils, qui se partagèrent ses États. Thibaut Ier, l’aîné, finit cependant par les réunir, à la mort de son frère Étienne.

Étienne III, fils de Thibaut Ier, fut tué en Palestine, où il était allé secourir Baudouin. L’aîné de ses fils, Étienne, hérita de Blois et disputa à Henri Plantagenêt le trône d’Angleterre, qu’il finit par occuper ; le puîné Thibaut Il ou le Grand, eut la Champagne. Thibaut Il fut l’ami de saint Bernard. Par la protection qu’il accorda au neveu d’Innocent III, nommé malgré le roi Louis VII à l’archevêché de Bourges, il attira d’effroyables malheurs sur la Champagne. Louis VII vint ravager toute la province. Vitry fut. incendiée ; treize cents personnes, hommes, femmes et enfants, qui s’étaient réfugiées dans l’église, périrent au milieu des flammes. Saint Bernard conclut le traité de paix.

Son successeur, Henri Ier le Large ou le Libéral, fit faire de grands travaux. La Seine fut partagée au-dessus de Troyes en trois canaux, dont deux traversèrent la ville, qui se trouva assainie et où de nouvelles manufactures s’établirent. Il enferma les faubourgs dans la ville en les entourant d’une nouvelle enceinte et de tours. C’est également sous son règne que fut achevée l’église Saint-Étienne.

Henri II le Jeune se croisa avec Philippe-Auguste, s’attacha à Richard Coeur de Lion et devint roi de Jérusalem en épousant, malgré l’excommunication lancée contre lui, Isabelle, soeur et héritière de Baudouin V. Thibaut III, son frère, comte de Blois et de Chartres, réunit de nouveau les deux domaines ; il épousa la fille de Don Sanche de Navarre et mit cette nouvelle couronne dans sa famille. Il était suzerain de plus de dix-huit cents fiefs, lorsqu’il fut choisi pour conduire la croisade que prêchait Foulques de Neuilly. La mort le surprit au moment du départ, et le commandement passa au comte de Flandre, son beau-frère. La plupart de ses vassaux partirent cependant, et parmi eux le maréchal de Champagne, Geoffroi de Villehardouin, qui devait être l’historien éloquent. de cette merveilleuse expédition.

image 3Le plus célèbre des comtes de Blois, Champagne et Brie fut son fils, Thibaut IV le Posthume ou le Chansonnier, non pour sa gloire de souverain : il porta la couronne de Navarre, alla en croisade comme la plupart de ses prédécesseurs et n’en joua guère un plus grand rôle ; mais l’homme, le prince libéral, l’amant de la reine Blanche, l’imitateur original des troubadours, le poète gracieux et spirituel est resté populaire.

Pendant sa minorité, sa mère, Blanche de Navarre, gouverna ; c’était une femme forte comme la mère de saint Louis. Un compétiteur, mari d’une fille du comte Henri II, appuyé de plusieurs puissants seigneurs, Erard de Brienne, ayant attaqué la Champagne, Blanche leva aussitôt l’armée de ses vassaux fidèles, en appela à la cour des pairs de France, se fit rendre justice, obtint du pape une excommunication contre l’envahisseur et assura l’héritage de son fils.

Thibaut fut de bonne heure envoyé par sa mère à la cour de Philippe-Auguste. Il fit ses premières armes sous Louis VIII, au siège de La Rochelle ; il s’y comporta vaillamment. C’est vers ce temps, dit-on, qu’il tomba amoureux de la reine et que son génie poétique s’éveilla. « Il se partit tout pensif, et lui venoit souvent en remembrance le doux regard de la reine et sa belle contenance. Lors si entroit dans son cœur la douceur amoureuse ; mais quand il lui souvenoit qu’elle estoit si haute dame et de si bonne renommée, et de sa bonne vie et nette, si muoit sa douce pensée en grande tristesse. Et pour ce que profondes pensées engendrent mélancolie, il lui fut dit d’aucuns sages hommes qu’il s’estudiât en beaux sons et doux chants d’instruments, et si fit-il. » Lui-même a dit :

 

Au revenir que je fis de Florence
S’émut mon cœur au petit de chanter,
Quand j’approchois de la terre de France
Où celle maint que ne puis oublier.
Celle que j’aime est de tel signorie
Que sa beauté me fit ontrequider ;
Quand je la vois, je ne sais que je die,
Si suis surpris que ne l’ose prier.

Louis VIII mourut en revenant du siège d’Avignon. Thibaut fut accusé de l’avoir empoisonné. Durant la minorité de saint Louis, Thibaut fut, malgré sa versatilité, le meilleur appui de la régente. L’amour et la jalousie, à ce qu’il semble, eurent plus de part à sa conduite que la politique. « Il couroit vers ce temps-là un bruit-, savoir que le seigneur légat et la reine Blanche ne se comportoient pas ensemble ainsi qu’il estoit convenable. »

Aussi Thibaut penthotal d’abord du côté des barons ; mais il se ravisa et vint rendre hommage au roi. La ligue se trouva une première fois dissoute. Afin de gagner plus sûrement Thibaut à la cause féodale, Pierre Mauclerc, le chef des mécontents, lui offrit sa fille Yolande, et Thibaut accepta. Yolande fut amenée jusqu’à Valserre. Le mariage allait être célébré, quand un billet de la reine rengagea Thibaut. Pierre Mauclerc, ainsi outrageusement joué, s’en retourna en Bretagne, et la guerre commença aussitôt ; elle ne devait pas tarder à punir Thibaut de ses légèretés et de ses trahisons et à amener de grands malheurs en Champagne.

La reine avait convoqué le ban royal contre Mauclerc ; la plupart des seigneurs, bien que du parti de celui-ci, obéirent. Leur service féodal était de quarante jours ; dès qu’ils furent expirés, le duc de Bourgogne, les comtes de Boulogne, de Bar, de Sorez, les sires de Coucy, de Châtillon et d’autres quittèrent l’armée du roi pour aller envahir la Champagne. Tout le pays fut dévasté. Le comte de Champagne lui-même, pour se défendre, fut contraint de brûler plusieurs de ses villes, Chaumes, Épernay, Les Vertus et Sézanne. Les bourgeois de Troyes, auxquels s’étaient joints les hommes d’armes du sire de Joinville (père de l’historien), réussirent à se débarrasser du duc de Bourgogne, qui les assiégeait.

Mais il fallut que Thibaut implorât le secours du roi. Saint Louis s’avança en personne à la tête de son armée, et les barons se retirèrent. Mais dès l’année suivante, après le débarquement du roi d’Angleterre, Henri III, ils revinrent plus nombreux saccager les terres du comte de Champagne. Ils l’accusaient plus haut que jamais d’empoisonnement. Thibaut leur livra bataille et fut vaincu ; deux cents de ses chevaliers furent faits prisonniers ; lui-même s’enfuit comme il put jusqu’à Paris. Louis et Blanche s’entremirent, et la paix fut conclue à la condition que Thibaut prendrait la croix et irait combattre les ennemis du crucifié.

Thibaut ne se hâta point et ne partit que neuf ans après avec un grand nombre de ses vassaux et de ses anciens ennemis, entre autres Pierre Mauclerc, et le duc de Bourgogne. Dans l’intervalle, il était devenu roi de Navarre par la mort de Don Sanche (1234). La croisade finit assez honteusement pour tous. Thibaut revint la même année, abandonnant soixante-dix de ses chevaliers. Depuis, dit Roderic, il s’appliqua à gouverner ses États de Champagne et de Navarre avec -justice et douceur et à y maintenir la paix. Il résidait tantôt à Pampelune, tantôt dans son château de Provins, où, entre autres magnificences, il avait fait peindre en or et en azur ses chansons, paroles et musique, au milieu d’Amours et de cœurs percés de flèches. Le commerce de Champagne prospéra d’ailleurs sous ce règne, et Thibaut établit un grand nombre de « communautés de bourgeois et de villageois en qui il se fiait plus qu’en ses soldats (Albéric). » Il mourut quelques mois avant Blanche de Castille, à Pampelune (1253).

Son fils et son successeur, Thibaut V, épousa Isabelle de France, fille de saint Louis ; la demande en avait été faite par son sénéchal de Champagne, le sire de Joinville. La roi de Navarre suivit son beau-père à sa seconde croisade et mourut comme lui de fatigue au retour ; il mourut en Sicile. Sa couronne et ses seigneuries furent l’héritage de son frère Henri III, qui n’est célèbre que pour son excessif embonpoint et mourut en 1274 d’une attaque d’apoplexie.

Henri III ne laissait qu’une fille, Jeanne, âgée de trois ans. La Navarre se souleva et fut menacée à la fois par les rois d’Aragon et de Castille. Jeanne alors fut confiée par sa mère au roi Philippe III, qui, se déclarant le tuteur de la mère et de la fille, envoya une armée en Navarre pour assurer les droits de l’héritière. Jeanne épousa Philippe le Bel, qui gouverna avec sa femme la Navarre et la Champagne. C’était une princesse remarquable par sa beauté et son esprit ; c’est elle qui fonda le collège de Navarre, à Paris. Avec elle s’éteignit la maison de Champagne (1304). « Famille plus aimable que guerrière, dit AI. Michelet, poètes, pèlerins, croisés, les comtes de Blois et Champagne n’eurent ni l’esprit de suite ni la ténacité de leurs rivaux de Normandie et d’Anjou. » Le fils aîné de Jeanne, Louis le Hutin, devint roi de Navarre et comte de Champagne avant d’être roi de France ; on sait qu’il ne laissa qu’une fille également nommée Jeanne. Philippe le Long s’empara à la fois de la couronne de France, de la Navarre et du comté de Champagne ; en 1324, Charles la Bel obtint de Jeanne elle-même et de son mari, la comte d’Évreux, une renonciation à ses droits sur la Champagne et sur la Navarre. Cette renonciation, parait-il, n’avait été consentie qu’en faveur de Charles et de ses héritiers directs, et à l’avènement de Philippe de Valois, les contestations recommencèrent entre le roi et Jeanne. Philippe rendit la Navarre et obtint une renonciation nouvelle à la couronne de Champagne. Depuis cette époque, malgré les réclamations et les tentatives du fils de Jeanne, Charles le Mauvais, roi de Navarre, la Champagne fut regardée comme une province dépendante du domaine royal. Elle y fut solennellement réunie par le roi Jean en 1361.

Plus qu’aucune autre, la province de Champagne, ouverte de tous côtés, eut à souffrir des calamités de la guerre de, Cent ans ; les Anglais, les grandes compagnies, les malandrins la ravagèrent incessamment ; c’est en Champagne que se forma (1362) la grande compagnie composée d’Anglais, d’Allemands, de Gascons, de Belges, qui se donnaient à eux-mêmes le nom de Tard-Venus, « parce qu’ils avaient encore peu pillé au royaume de France et s’en voulaient dédommager âprement. »

Rappelons seulement la belle conduite de Henri de Poitiers, évêque de Troyes, qui se mit à la tête d’une armée, battit et chassa Robert Knolles, et la victoire de Barbazan à La Croisette (1430). La Champagne fut donnée par Henri V, roi d’Angleterre, au duc de Bourgogne, et l’une des conditions du traité d’Arras, conclu en 1437 entre Charles VII et Philippe le Bon, fut la cession au duc du comté de Bar-sur-Seine. Ce traité, qui assura la retraite définitive de l’étranger, mit fin aux malheurs de la Champagne dans cette période. La Champagne peut disputer à la Lorraine l’honneur d’avoir donné Jeanne D’arc à la France. Au siècle suivant, les troupes de Charles-Quint envahirent deux fois la Champagne et incendièrent Troyes.

La Réforme amena des désastres plus terribles encore. La noblesse de Champagne entra tout d’abord dans l’Union catholique. Le prince de Condé, voulant renforcer le parti protestant, y appela les Allemands du comte palatin Casimir. Les reîtres y commirent longtemps toutes sortes d’excès, et lorsqu’en 1576 Henri III se soumit à payer ces pillards afin de les renvoyer chez eux, l’argent se faisant attendre, ils vécurent encore trois mois à discrétion dans le pays. Presque tout entière à la Ligue, la province ne se soumit à Henri IV qu’après son abjuration (1594).

Constitué dans sa forme actuelle, en 1790, par l’Assemblée nationale, le département de l’Aube n’eut pas à souffrir de l’invasion de 1792, arrêtée à Valmy, ni du règne de la Terreur en 1793, mais il fut en 1814 le théâtre principal de la lutte de Napoléon contre les armées alliées ; les noms de Brienne, de La Rothière, de Rosnay, d’Arcis-sur-Aube, de Nogent, de Méry appartiennent à l’histoire de cette immortelle campagne, où les habitants de la Champagne rivalisèrent avec nos soldats de patriotisme et de courage.

Après les Cent-Jours, en 1815, l’étranger envahit de nouveau le département de l’Aube et ne s’en retira qu’après une occupation de trois ans, en 1818. Une ère de prospérité suivit de 1818 à 1870, pendant laquelle la Champagne vit son industrie et son commerce prendre un rapide et profitable essor.

Si, pendant l’invasion de 1870-1871, il ne se livra point de nouveaux combats dans le département de l’Aube, il eut cruellement à souffrir des excès et des pillages des Prussiens, qui y séjournèrent près de dix mois. On évalue à 6 672 783 francs 16 centimes les pertes éprouvées par le département de l’Aube pendant cette funeste époque.

( source : http://www.france-pittoresque.com/)

ligne

 

 Liste des communes de l’ Aube :

 

Le département de l’ Aube compte 433 communes repartis en population de la manière suivante ( si la commune à un site web, cliquer sur le panneau de celle-ci ):

  • Ailleville : 273  Habitants, code postal :  10200
  • Aix-en-Othe : 2 417  Habitants, code postal :  10160
  • Allibaudières : 256  Habitants, code postal :  10700
  • Amance : 267  Habitants, code postal :  10140
  • Arcis-sur-Aube : 3 015  Habitants, code postal :  10700
  • Arconville : 113  Habitants, code postal :  10200
  • Argançon : 101  Habitants, code postal :  10140
  • Arrelles : 86  Habitants, code postal :  10340
  • Arrembécourt : 45  Habitants, code postal :  10330
  • Arrentières : 207  Habitants, code postal :  10200
  • Arsonval : 342  Habitants, code postal :  10200
  • Assenay : 151  Habitants, code postal :  10320
  • Assencières : 191  Habitants, code postal :  10220
  • Aubeterre : 232  Habitants, code postal :  10150
  • Aulnay : 119  Habitants, code postal :  10240
  • Auxon : 977  Habitants, code postal :  10130
  • Avant-lès-Marcilly : 493  Habitants, code postal :  10400
  • Avant-lès-Ramerupt : 146  Habitants, code postal :  10240
  • Avirey-Lingey : 224  Habitants, code postal :  10340
  • Avon-la-Pèze : 180  Habitants, code postal :  10290
  • Avreuil : 166  Habitants, code postal :  10130
  • Bagneux-la-Fosse : 177  Habitants, code postal :  10340
  • Bailly-le-Franc : 29  Habitants, code postal :  10330
  • Balignicourt : 80  Habitants, code postal :  10330
  • Balnot-la-Grange : 148  Habitants, code postal :  10210
  • Balnot-sur-Laignes : 156  Habitants, code postal :  10110
  • Barberey-Saint-Sulpice : 1 207  Habitants, code postal :  10600
  • Barbuise : 416  Habitants, code postal :  10400
  • Baroville : 349  Habitants, code postal :  10200
  • Bar-sur-Aube : 5 345  Habitants, code postal :  10200
  • Bar-sur-Seine : 3 303  Habitants, code postal :  10110
  • Bayel : 854  Habitants, code postal :  10310
  • Bercenay-en-Othe : 413  Habitants, code postal :  10190
  • Bercenay-le-Hayer : 135  Habitants, code postal :  10290
  • Bergères : 123  Habitants, code postal :  10200
  • Bernon : 201  Habitants, code postal :  10130
  • Bertignolles : 67  Habitants, code postal :  10110
  • Bérulle : 264  Habitants, code postal :  10160
  • Bessy : 131  Habitants, code postal :  10170
  • Bétignicourt : 31  Habitants, code postal :  10500
  • Beurey : 188  Habitants, code postal :  10140
  • Blaincourt-sur-Aube : 96  Habitants, code postal :  10500
  • Blignicourt : 43  Habitants, code postal :  10500
  • Bligny : 198  Habitants, code postal :  10200
  • Les bordes-Aumont : 486  Habitants, code postal :  10800
  • Bossancourt : 202  Habitants, code postal :  10140
  • Bouilly : 1 063  Habitants, code postal :  10320
  • Boulages : 234  Habitants, code postal :  10380
  • Bouranton : 524  Habitants, code postal :  10270
  • Bourdenay : 101  Habitants, code postal :  10290
  • Bourguignons : 277  Habitants, code postal :  10110
  • Bouy-Luxembourg : 195  Habitants, code postal :  10220
  • Bouy-sur-Orvin : 59  Habitants, code postal :  10400
  • Bragelogne-Beauvoir : 271  Habitants, code postal :  10340
  • Braux : 111  Habitants, code postal :  10500
  • Bréviandes : 2 259  Habitants, code postal :  10450
  • Brévonnes : 703  Habitants, code postal :  10220
  • Briel-sur-Barse : 201  Habitants, code postal :  10140
  • Brienne-la-Vieille : 450  Habitants, code postal :  10500
  • Brienne-le-Château : 3 154  Habitants, code postal :  10500
  • Brillecourt : 89  Habitants, code postal :  10240
  • Bucey-en-Othe : 431  Habitants, code postal :  10190
  • Buchères : 1 404  Habitants, code postal :  10800
  • Buxeuil : 140  Habitants, code postal :  10110
  • Buxières-sur-Arce : 155  Habitants, code postal :  10110
  • Celles-sur-Ource : 473  Habitants, code postal :  10110
  • Chacenay : 62  Habitants, code postal :  10110
  • La Chaise : 35  Habitants, code postal :  10500
  • Chalette-sur-Voire : 144  Habitants, code postal :  10500
  • Chamoy : 478  Habitants, code postal :  10130
  • Champfleury : 155  Habitants, code postal :  10700
  • Champignol-lez-Mondeville : 346  Habitants, code postal :  10200
  • Champigny-sur-Aube : 86  Habitants, code postal :  10700
  • Champ-sur-Barse : 33  Habitants, code postal :  10140
  • Channes : 126  Habitants, code postal :  10340
  • Chaource : 1 103  Habitants, code postal :  10210
  • La Chapelle-Saint-Luc : 13 463  Habitants, code postal :  10600
  • Chapelle-Vallon : 213  Habitants, code postal :  10700
  • Chappes : 303  Habitants, code postal :  10260
  • Charmont-sous-Barbuise : 1 017  Habitants, code postal :  10150
  • Charmoy : 59  Habitants, code postal :  10290
  • Charny-le-Bachot : 198  Habitants, code postal :  10380
  • Chaserey : 50  Habitants, code postal :  10210
  • Châtres : 620  Habitants, code postal :  10510
  • Chauchigny : 253  Habitants, code postal :  10170
  • Chaudrey : 153  Habitants, code postal :  10240
  • Chauffour-lès-Bailly : 116  Habitants, code postal :  10110
  • Chaumesnil : 86  Habitants, code postal :  10500
  • Chavanges : 665  Habitants, code postal :  10330
  • Le Chêne : 254  Habitants, code postal :  10700
  • Chennegy : 461  Habitants, code postal :  10190
  • Chervey : 187  Habitants, code postal :  10110
  • Chesley : 341  Habitants, code postal :  10210
  • Chessy-les-Prés : 526  Habitants, code postal :  10130
  • Clérey : 1 121  Habitants, code postal :  10390
  • Coclois : 190  Habitants, code postal :  10240
  • Colombé-la-Fosse : 215  Habitants, code postal :  10200
  • Colombé-le-Sec : 135  Habitants, code postal :  10200
  • Cormost : 286  Habitants, code postal :  10800
  • Coucelles-sur-Voire : 38  Habitants, code postal :  10500
  • Courceroy : 114  Habitants, code postal :  10400
  • Coursan-en-Othe : 99  Habitants, code postal :  10130
  • Courtaoult : 76  Habitants, code postal :  10130
  • Courtenot : 220  Habitants, code postal :  10260
  • Courteranges : 589  Habitants, code postal :  10270
  • Courteron : 120  Habitants, code postal :  10250
  • Coussegrey : 156  Habitants, code postal :  10210
  • Couvignon : 235  Habitants, code postal :  10200
  • Crancey : 820  Habitants, code postal :  10100
  • Creney-près-Troyes : 1 586  Habitants, code postal :  10150
  • Crésantignes : 274  Habitants, code postal :  10320
  • Crespy-le-Neuf : 147  Habitants, code postal :  10500
  • Les Croûtes : 102  Habitants, code postal :  10130
  • Cunfin : 212  Habitants, code postal :  10360
  • Cussangy : 207  Habitants, code postal :  10210
  • Dampierre : 297  Habitants, code postal :  10240
  • Davrey : 270  Habitants, code postal :  10130
  • Dienville : 828  Habitants, code postal :  10500
  • Dierrey-Saint-Julien : 260  Habitants, code postal :  10190
  • Dierrey-Saint-Pierre : 203  Habitants, code postal :  10190
  • Dolancourt : 146  Habitants, code postal :  10200
  • Dommartin-le-Coq : 65  Habitants, code postal :  10240
  • Donnement : 82  Habitants, code postal :  10330
  • Dosches : 294  Habitants, code postal :  10220
  • Dosnon : 107  Habitants, code postal :  10700
  • Droupt-Saint-Basle : 317  Habitants, code postal :  10170
  • Droupt-Sainte-Marie : 236  Habitants, code postal :  10170
  • Eaux-Puiseaux : 233  Habitants, code postal :  10130
  • Echemines : 81  Habitants, code postal :  10350
  • Eclance : 118  Habitants, code postal :  10200
  • Eguilly-sous-Bois : 124  Habitants, code postal :  10110
  • Engente : 43  Habitants, code postal :  10200
  • Epagne : 110  Habitants, code postal :  10500
  • Epothémont : 172  Habitants, code postal :  10500
  • Evry-le-Châtel : 1 224  Habitants, code postal :  10130
  • Essoyes : 693  Habitants, code postal :  10360
  • Estissac : 1 804  Habitants, code postal :  10190
  • Etourvy : 215  Habitants, code postal :  10210
  • Etrelles-sur-Aube : 137  Habitants, code postal :  10170
  • Faux-Villecerf : 219  Habitants, code postal :  10290
  • Fay-lès-Marcilly : 108  Habitants, code postal :  10290
  • Fays-la-Chapelle : 150  Habitants, code postal :  10320
  • Ferreux-Quincey : 347  Habitants, code postal :  10400
  • Feuges : 255  Habitants, code postal :  10150
  • Fontaine : 290  Habitants, code postal :  10200
  • Fontaine-les-Grès : 857  Habitants, code postal :  10280
  • Fontaine-Mâcon : 566  Habitants, code postal :  10400
  • Fontenay-de- Bossery : 80  Habitants, code postal :  10400
  • Fontette : 181  Habitants, code postal :  10360
  • Fontvannes : 579  Habitants, code postal :  10190
  • La Fosse-Corduan : 218  Habitants, code postal :  10100
  • Fouchères : 507  Habitants, code postal :  10260
  • Fralignes : 73  Habitants, code postal :  10110
  • Fravaux : 50  Habitants, code postal :  10200
  • Fresnay : 42  Habitants, code postal :  10200
  • Fresnoy-le-Château : 246  Habitants, code postal :  10270
  • Fuligny : 51  Habitants, code postal :  10200
  • Gélannes : 722  Habitants, code postal :  10100
  • Géraudot : 294  Habitants, code postal :  10220
  • Les Grandes-Chapelles : 366  Habitants, code postal :  10170
  • Grandville : 96  Habitants, code postal :  10700
  • Les Granges : 80  Habitants, code postal :  10210
  • Gumery : 228  Habitants, code postal :  10400
  • Gyé-sur-Seine : 529  Habitants, code postal :  10250
  • Hampigny : 259  Habitants, code postal :  10500
  • Herbisse : 177  Habitants, code postal :  10700
  • Isle-Aubigny : 155  Habitants, code postal :  10240
  • Isle-Aumont : 516  Habitants, code postal :  10800
  • Jasseines : 161  Habitants, code postal :  10330
  • Jaucourt : 177  Habitants, code postal :  10200
  • Javernant : 164  Habitants, code postal :  10320
  • Jessains : 280  Habitants, code postal :  10140
  • Jeugny : 454  Habitants, code postal :  10320
  • Joncreuil : 85  Habitants, code postal :  10330
  • Jully-sur-Sarce : 292  Habitants, code postal :  10260
  • Juvancourt : 159  Habitants, code postal :  10310
  • Juvanzé : 30  Habitants, code postal :  10140
  • Juzanvigny : 123  Habitants, code postal :  10500
  • Lagesse : 184  Habitants, code postal :  10210
  • Laines-aux-Bois : 510  Habitants, code postal :  10120
  • Landreville : 538  Habitants, code postal :  10110
  • Lantages : 240  Habitants, code postal :  10210
  • Lassicourt : 65  Habitants, code postal :  10500
  • Laubressel : 462  Habitants, code postal :  10270
  • Lavau : 813  Habitants, code postal :  10150
  • Lentilles : 92  Habitants, code postal :  10330
  • Lesmont : 348  Habitants, code postal :  10500
  • Lévigny : 105  Habitants, code postal :  10200
  • Lhuître : 272  Habitants, code postal :  10700
  • Lignières : 231  Habitants, code postal :  10130
  • Lignol-le-Château : 203  Habitants, code postal :  10200
  • Lirey : 96  Habitants, code postal :  10320
  • Loches-sur-Ource : 367  Habitants, code postal :  10110
  • La Loge-aux-chèvres : 81  Habitants, code postal :  10140
  • La Loge-Pomblin : 67  Habitants, code postal :  10210
  • Les Loges-Margueron : 231  Habitants, code postal :  10210
  • Longchamps-sur-Aujon : 419  Habitants, code postal :  10310
  • Longeville-sur-Mogne : 105  Habitants, code postal :  10320
  • Longpré-le-Sec : 81  Habitants, code postal :  10140
  • Longsols : 128  Habitants, code postal :  10240
  • Longueville-sur-Aube : 128  Habitants, code postal :  10170
  • La Louptière-Thénard : 271  Habitants, code postal :  10400
  • Lusigny-sur-Barse : 1 727  Habitants, code postal :  10270
  • Luyères : 433  Habitants, code postal :  10150
  • Macey : 884  Habitants, code postal :  10300
  • Machy : 109  Habitants, code postal :  10320
  • Magnant : 178  Habitants, code postal :  10110
  • Magnicourt : 67  Habitants, code postal :  10240
  • Magny-Fouchard : 263  Habitants, code postal :  10140
  • Mailly-le-Camp : 1 726  Habitants, code postal :  10230
  • Maison-des-Champs : 40  Habitants, code postal :  10140
  • Maisons-lès-Chaource : 182  Habitants, code postal :  10210
  • Maisons-lès-Soulaines : 81  Habitants, code postal :  10200
  • Maizières-la-Grande-Paroisse : 1 408  Habitants, code postal :  10510
  • Maizières-lès-Brienne : 178  Habitants, code postal :  10500
  • Maraye-en-Othe : 497  Habitants, code postal :  10160
  • Marcilly-le-Hayer : 665  Habitants, code postal :  10290
  • Marigny-le-Châtel : 1 645  Habitants, code postal :  10350
  • Marnay-sur-Seine : 246  Habitants, code postal :  10400
  • Marolles-lès-Bailly : 102  Habitants, code postal :  10110
  • Marolles-sous-Lignières : 320  Habitants, code postal :  10130
  • Mathaux : 239  Habitants, code postal :  10500
  • Maupas : 98  Habitants, code postal :  10320
  • Mergey : 677  Habitants, code postal :  10600
  • Le Mériot : 569  Habitants, code postal :  10400
  • Merrey-sur-Arce : 326  Habitants, code postal :  10110
  • Méry-sur-Seine : 1 399  Habitants, code postal :  10170
  • Mesgrigny : 270  Habitants, code postal :  10170
  • Mesnil-la-Comtesse : 36  Habitants, code postal :  10700
  • Mesnil-Lettre : 61  Habitants, code postal :  10240
  • Mesnil-Saint-Loup : 556  Habitants, code postal :  10190
  • Mesnil-Saint-Père : 415  Habitants, code postal :  10140
  • Mesnil-Sellières : 557  Habitants, code postal :  10220
  • Messon : 440  Habitants, code postal :  10190
  • Metz-Robert : 54  Habitants, code postal :  10210
  • Meurville : 177  Habitants, code postal :  10200
  • Molins-sur-Aube : 117  Habitants, code postal :  10500
  • Montaulin : 752  Habitants, code postal :  10270
  • Montceaux-lès-Vaudes : 264  Habitants, code postal :  10260
  • Montfey : 137  Habitants, code postal :  10130
  • Montgueux : 402  Habitants, code postal :  10300
  • Montiéramey : 448  Habitants, code postal :  10270
  • Montier-en-l’Isle : 202  Habitants, code postal :  10200
  • Montigny-les-Monts : 260  Habitants, code postal :  10130
  • Montmartin-le-Haut : 60  Habitants, code postal :  10140
  • Montmorency-Beaufort : 125  Habitants, code postal :  10330
  • Montpothier : 327  Habitants, code postal :  10400
  • Montreuil-sur-Barse : 301  Habitants, code postal :  10270
  • Montsuzain : 342  Habitants, code postal :  10150
  • Morembert : 47  Habitants, code postal :  10240
  • Morvilliers : 305  Habitants, code postal :  10500
  • La Motte-Tilly : 371  Habitants, code postal :  10400
  • Moussey : 545  Habitants, code postal :  10800
  • Mussy-sur-Seine : 1 155  Habitants, code postal :  10250
  • Neuville sur Seine : 387  Habitants, code postal :  10250
  • Neuville-sur-Vanne : 429  Habitants, code postal :  10190
  • Noé-les-Mallets : 117  Habitants, code postal :  10360
  • Les Noës-près-Troyes : 3 171  Habitants, code postal :  10420
  • Nogent-en-Othe : 37  Habitants, code postal :  10160
  • Nogent-sur-Aube : 348  Habitants, code postal :  10240
  • Nogent-sur-Seine : 6  100  Habitants, code postal :  10400
  • Nozay : 138  Habitants, code postal :  10700
  • Onjon : 247  Habitants, code postal :  10220
  • Origny-le-Sec : 631  Habitants, code postal :  10510
  • Ormes : 196  Habitants, code postal :  10700
  • Ortillon : 35  Habitants, code postal :  10700
  • Orvilliers-Saint-Julien : 308  Habitants, code postal :  10170
  • Ossey-les-Trois-Maisons : 586  Habitants, code postal :  10100
  • Paisy-Cosdon : 335  Habitants, code postal :  10160
  • Palis : 612  Habitants, code postal :  10190
  • Pargues : 120  Habitants, code postal :  10210
  • Pars-lès-Chavanges : 72  Habitants, code postal :  10330
  • Pars-lès-Romilly : 775  Habitants, code postal :  10100
  • Le Pavillon-Sainte-Julie : 317  Habitants, code postal :  10350
  • Payns : 1 198  Habitants, code postal :  10600
  • Pel-et-Der : 145  Habitants, code postal :  10500
  • Périgny-la-Rose : 110  Habitants, code postal :  10400
  • Perthes-lès-Brienne : 80  Habitants, code postal :  10500
  • Petit-Mesnil : 240  Habitants, code postal :  10500
  • Piney : 1 271  Habitants, code postal :  10220
  • Plaines-Saint-Lange : 303  Habitants, code postal :  10250
  • Plancy-l’Abbaye : 937  Habitants, code postal :  10380
  • Planty : 200  Habitants, code postal :  10160
  • Plessis-Barbuise : 154  Habitants, code postal :  10400
  • Poivres : 168  Habitants, code postal :  10700
  • Poligny : 68  Habitants, code postal :  10110
  • Polisot : 345  Habitants, code postal :  10110
  • Polisy : 175  Habitants, code postal :  10110
  • Pont-Sainte-Marie : 4 791  Habitants, code postal :  10150
  • Pont-sur-Seine : 993  Habitants, code postal :  10400
  • Pouan-les-Vallées : 502  Habitants, code postal :  10700
  • Pougy : 275  Habitants, code postal :  10240
  • Pouy-sur-Vannes : 145  Habitants, code postal :  10290
  • Praslin : 77  Habitants, code postal :  10210
  • Précy-Notre-Dame : 79  Habitants, code postal :  10500
  • Précy-Saint-Martin : 208  Habitants, code postal :  10500
  • Prémierfait : 103  Habitants, code postal :  10170
  • Proverville : 262  Habitants, code postal :  10200
  • Prugny : 420  Habitants, code postal :  10190
  • Prunay-Belleville : 221  Habitants, code postal :  10350
  • Prusy : 107  Habitants, code postal :  10210
  • Puits-et-Nuisement : 202  Habitants, code postal :  10140
  • Racines : 183  Habitants, code postal :  10130
  • Radonvilliers : 384  Habitants, code postal :  10500
  • Ramerupt : 386  Habitants, code postal :  10240
  • Rances : 40  Habitants, code postal :  10500
  • Rhèges : 222  Habitants, code postal :  10170
  • Les Riceys : 1 344  Habitants, code postal :  10340
  • Rigny-la-Nonneuse : 144  Habitants, code postal :  10290
  • Rigny-le-Ferron : 378  Habitants, code postal :  10160
  • Rilly-Sainte-Syre : 253  Habitants, code postal :  10280
  • La Rivière-de-Corps : 2 925  Habitants, code postal :  10440
  • Romilly-sur-Seine : 13 758  Habitants, code postal :  10100
  • Roncenay : 135  Habitants, code postal :  10320
  • Rosières-près-Troyes : 3 172  Habitants, code postal :  10430
  • Rosnay-l’Hôpital : 226  Habitants, code postal :  10500
  • La Rothière : 107  Habitants, code postal :  10500
  • Rouilly-Sacey : 373  Habitants, code postal :  10220
  • Rouilly-Saint-Loup : 547  Habitants, code postal :  10800
  • Rouvres-les-Vignes : 118  Habitants, code postal :  10200
  • Rumilly-lès-Vaudes : 468  Habitants, code postal :  10260
  • Ruvigny : 447  Habitants, code postal :  10410
  • Saint-André-les-Vergers : 11 296  Habitants, code postal :  10120
  • Saint-Aubin : 598  Habitants, code postal :  10400
  • Saint-Benoist-sur-Vanne : 233  Habitants, code postal : 10160
  • Saint-Benoît-sur-Seine : 403  Habitants, code postal :  10180
  • Saint-Christophe-Dodinicourt : 35  Habitants, code postal :  10500
  • Sainte-Maure : 1 417  Habitants, code postal :  10150
  • Sainte-Savine : 10 176  Habitants, code postal :  10300
  • Saint-Etienne-sous-Barbuise : 134  Habitants, code postal :  10700
  • Saint-Flavy : 267  Habitants, code postal :  10350
  • Saint-Germain : 2 279  Habitants, code postal :  10120
  • Saint-Hilaire-sous-Romilly : 384  Habitants, code postal :  10100
  • Saint-Jean-de-Bonneval : 383  Habitants, code postal :  10320
  • Saint-Julien-les-Villas : 6 781  Habitants, code postal :  10800
  • Saint-léger-près-Troyes : 728  Habitants, code postal :  10800
  • Saint-Léger-sous-Brienne : 395  Habitants, code postal :  10500
  • Saint-Léger-sous-Margerie : 56  Habitants, code postal :  10330
  • Saint-Loup-de-Buffigny : 185  Habitants, code postal :  10100
  • Saint-Lupien : 240  Habitants, code postal :  10350
  • Saint-Lyé : 2 904  Habitants, code postal :  10180
  • Saint-Mards-en-Othe : 652  Habitants, code postal :  10160
  • Saint-Martin-de-Bossenay : 390  Habitants, code postal :  10100
  • Saint-Mesmin : 887  Habitants, code postal :  10280
  • Saint-Nabord-sur-Aube : 132  Habitants, code postal :  10700
  • Saint-Nicolas-la-Chapelle : 77  Habitants, code postal :  10400
  • Saint-Oulph : 217  Habitants, code postal :  10170
  • Saint-Parres-aux-Tertres : 2 851  Habitants, code postal :  10410
  • Saint-Parres-lès-Vaudes : 994  Habitants, code postal :  10260
  • Saint-Phal : 540  Habitants, code postal :  10130
  • Saint-Pouange : 896  Habitants, code postal :  10120
  • Saint-Remy-sous-Barbuise : 182  Habitants, code postal :  10700
  • Saint-Thibault : 466  Habitants, code postal :  10800
  • Saint-Usage : 90  Habitants, code postal :  10360
  • Salon : 150  Habitants, code postal :  10700
  • Saulcy : 86  Habitants, code postal :  10200
  • La Saulsotte : 648  Habitants, code postal :  10400
  • Savières : 952  Habitants, code postal :  10600
  • Semoine : 220  Habitants, code postal :  10700
  • Soligny-les-Etangs : 220  Habitants, code postal :  10400
  • Sommeval : 326  Habitants, code postal :  10320
  • Soulaines-Dhuys : 311  Habitants, code postal :  10200
  • Souligny : 412  Habitants, code postal :  10320
  • Spoy : 142  Habitants, code postal :  10200
  • Thennelières : 336  Habitants, code postal :  10410
  • Thieffrain : 159  Habitants, code postal :  10140
  • Thil : 158  Habitants, code postal :  10200
  • Thors : 75  Habitants, code postal :  10200
  • Torcy-le-Grand : 421  Habitants, code postal :  10700
  • Torcy-le-Petit : 80  Habitants, code postal :  10700
  • Torvilliers : 860  Habitants, code postal :  10440
  • Traînel : 1 058  Habitants, code postal :  10400
  • Trancault : 206  Habitants, code postal :  10290
  • Trannes : 257  Habitants, code postal :  10140
  • Trouans : 236  Habitants, code postal :  10700
  • Troyes : 61 188  Habitants, code postal :  10000
  • Turgy : 42  Habitants, code postal :  10210
  • Unienville : 114  Habitants, code postal :  10140
  • Urville : 153  Habitants, code postal :  10200
  • Vailly : 293  Habitants, code postal :  10150
  • Val-d’Auzon : 406  Habitants, code postal :  10220
  • Vallant-Saint-Georges : 388  Habitants, code postal :  10170
  • Vallentigny : 201  Habitants, code postal :  10500
  • Vallières : 142  Habitants, code postal :  10210
  • Vanlay : 307  Habitants, code postal :  10210
  • Vauchassis : 516  Habitants, code postal :  10190
  • Vauchonvilliers : 138  Habitants, code postal :  10140
  • Vaucogne : 80  Habitants, code postal :  10240
  • Vaudes : 631  Habitants, code postal :  10260
  • Vaupoisson : 149  Habitants, code postal :  10700
  • Vendreuvre-sur-Barse : 2 403  Habitants, code postal :  10140
  • la Vendue-Mignot : 238  Habitants, code postal :  10800
  • Vernonvilliers : 83  Habitants, code postal :  10200
  • Verpillières-sur-Ource : 115  Habitants, code postal :  10360
  • Verricourt : 42  Habitants, code postal :  10240
  • Verrières : 1 740  Habitants, code postal :  10390
  • Viâpres-le-Petit : 125  Habitants, code postal :  10380
  • Villacerf : 502  Habitants, code postal :  10600
  • Villadin : 128  Habitants, code postal :  10290
  • la Ville-aux-Bois : 19  Habitants, code postal :  10500
  • Villechétif : 888  Habitants, code postal :  10410
  • Villeloup : 125  Habitants, code postal :  10350
  • Villemaur-sur-Vanne : 494  Habitants, code postal :  10190
  • Villemereuil : 238  Habitants, code postal :  10800
  • Villemoiron-en-Othe : 225  Habitants, code postal :  10160
  • Villemorien : 208  Habitants, code postal :  10110
  • Villemoyenne : 719  Habitants, code postal :  10260
  • Villenauxe-la-Grande : 2 768  Habitants, code postal :  10370
  • La Villeneuve-au-Châtelot : 143  Habitants, code postal :  10400
  • Villeneuve-au-Chemin : 181  Habitants, code postal :  10130
  • La Villeneuve-au-Chêne : 436  Habitants, code postal :  10140
  • Villeret : 63  Habitants, code postal :  10330
  • Villery : 277  Habitants, code postal :  10320
  • Ville-sous-la-Ferté : 1 189  Habitants, code postal :  10310
  • Ville-sur-Arce : 247  Habitants, code postal :  10110
  • Ville-sur-Terre : 122  Habitants, code postal :  10200
  • Villette-sur-Aube : 221  Habitants, code postal :  10700
  • Villiers-Herbisse : 93  Habitants, code postal :  10700
  • Villiers-le-Bois : 100  Habitants, code postal :  10210
  • Villiers-sous-Praslin : 76  Habitants, code postal :  10210
  • Villy-en-Trodes : 276  Habitants, code postal :  10140
  • Villy-le-Bois : 63  Habitants, code postal :  10800
  • Villy-le-Maréchal : 159  Habitants, code postal :  10800
  • Vinets : 175  Habitants, code postal :  10700
  • Virey-sous-Bar : 636  Habitants, code postal :  10260
  • Vitry-le-Croisé : 260  Habitants, code postal :  10110
  • Viviers-sur-Artaut : 109  Habitants, code postal :  10110
  • Voigny : 179  Habitants, code postal :  10200
  • Vosnon : 199  Habitants, code postal :  10130
  • Voué : 580  Habitants, code postal :  10150
  • Vougrey : 49  Habitants, code postal :  10210
  • Vulaines : 226  Habitants, code postal :  10160
  • Yèvres-le-Petit : 74  Habitants, code postal :  10500

 

Category: Non classé  Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,  Comments off