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Corrèze(19)

Le département de la Corrèze  (19) situé dans la région Limousin, compte 251 503 habitants en 2011.

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Situation géographique

de la Corrèze :

La Région du département :

Son blason et Logo :

 

Le Département :

L’ Histoire du département :

Les peuples qui, avant la conquête romaine, habitaient le territoire dont se compose aujourd’hui le département de la Corrèze étaient les Lemovices ; le nord était cependant Occupé par quelques tribus des Arvernes, tandis qu’au midi les dernières familles des Lémovices se confondaient avec les Petrocorii. Ces tribus vivaient indépendantes sous la direction religieuse des druides, et l’on trouve encore dans la Corrèze des traces de leur ancien culte ; ce sont des peulvens, des dolmens, des tombelles, des pierres branlantes. Le dolmen de Clairrfage est un des plus curieux de ces monuments ; les noms des communes de Pierrefite et de Peyrelevade constatent l’existence d’anciens peulvens.

Lorsque, en l’an 50, les Romains, sous la conduite de Jules César, firent la conquête des Gaules après dix années de combats acharnés, les tribus limousines de la race des Arvernes furent les dernières qui. combattirent pour l’indépendance nationale ; elles ne se soumirent qu’après la défaite et la mort de Vercingétorix le héros de ces contrées, auquel elles avaient envoyé un contingent de dix mille hommes à Alésia. Le pays des Lémovices et celui des Arvernes furent, en effet, ceux dans lesquels les Gaulois purent le mieux défendre leur liberté ; âpres montagnes, torrents, gorges inaccessibles, vastes forêts, tout s’y rencontrait pour en faire un pays admirablement approprié au genre de guerre que les Gaulois faisaient alors ; guerre de surprise et d’embuscade, où ils opposèrent le plus souvent la ruse et l’agilité au nombre et à la tactique.

D’ailleurs, les Lémovices possédaient des forteresses retranchées, et ces oppida sont nombreuses dans le département. Situées pour la plupart sur des sommets élevés, entourées d’un ou de plusieurs fossés et formées d’énormes quartiers de roches brutes disposées en murailles perpendiculaires, elles devaient offrir une retraite assurée contre un ennemi qui ne connaissait que très imparfaitement le pays. La plus curieuse de toutes est celle de Roc-de-Vic, placée sur le cône tronqué d’un mamelon isolé, d’où l’on petit découvrir tous les plateaux à dix lieues à la ronde. Sur des puys secondaires existent autour de l’horizon. des forts plus petits, disposés de façon à communiquer, soit par des feux, soit par d’autres signaux, avec la forteresse principale : on en compte ainsi huit, qui sont : Puy-Chastellux, Puy-de-Fourches, Puy-Chameil,Puy-Sarjani, Puy-de-las-Flours, Puy-Pauliac, Puy-du-Sault et Puy-Bernère.

Une fois maîtres du pays, les Romains ne s’y établirent pas d’abord aussi complètement que dans les riches plaines de la Loire, de la Seine et du Rhône ; ils se contentèrent de l’occuper militairement à l’aide de quelques postes fortifiés et de camps retranchés, dont on reconnaît encore les traces, et peut-être ne firent-ils qu’occuper, en perfectionnant les moyens de défense, les anciens ouvrages fortifiés des vaincus.

Quelques-unes de ces positions militaires, plus favorablement placées sur les voies romaines qui couvrirent bientôt le pays de leur réseau, ou dans leur voisinage, devinrent parla suite des centres de population ; telle fut, par exemple, l’origine de Masseret, d’Uzerche, d’Yssandon, d’Ussel et de Tintigtnac. Le savant Baluze a cru reconnaître dans cette dernière la Rastiatum de Ptolémée. Il paraît certain que ce lieu a été une station romaine. Les noms des villages environnants sont latins : Césarin, Bach, Montjove, etc. Baluze reconnaît de son temps, à Tintignac, l’existence de ruines ayant. l’apparence d’un ancien amphithéâtre, et, dans le pays, le lieu où il les vit se nomme encore les Arènes. Si à ces traces du séjour des Romains nous ajoutons deux ou trois tours ruinées, des restes de voies militaires, des aqueducs souterrains, quelques bustes mutilés, des tronçons de statues, un aigle colossal en granit, des vases, des urnes, des médailles, etc., nous aurons complété le catalogue des antiquités romaines du département de la Corrèze.

Les Romains avaient compris le pays dans la première Aquitaine ; ils y dominèrent pendant cinq siècles ; l’événement le plus important pendant cette longue période fut la prédication de l’Évangile, qui vint consoler les populations vaincues et leur donner la patience et l’espérance d’un avenir meilleur. Si nous en croyons les écrivains ecclésiastiques, ce serait saint Martial qui aurait été l’apôtre du Limousin. Une ancienne tradition veut même qu’il ait séjourné à Uzerche, à La Grafouillère, à Tulle, et il aurait fait dans cette dernière ville plusieurs conversions et des miracles.

Le séjour de saint Martial à Tulle est, pour les historiens du pays, un fait au moins douteux : « Tulle, disent ils, n’existait pas encore et ne fut fondée qu’à une époque bien plus éloignée » (Marvaud, Histoire du bas Limousin). Peut-être doit-on concilier l’histoire avec la tradition, en rapportant à Tintignac ou Rastiatum, lieu voisin de Tulle, les faits que la légende religieuse place à Tulle.

Quoi qu’il en soit, après la mission de saint Martial, le nombre des chrétiens alfa toujours en augmentant, malgré les persécutions ordonnées par les empereurs romains et pendant lesquelles eut lieu le martyre de saint Ferréol, évêques de Limoges ; de sainte Fortunée, qui, selon la tradition, a donné son nom au bourg de Sainte-Fortunade, où elle reçut la mort. Vers le ive siècle, saint Martin parcourut aussi le bas Limousin ; il prêcha le christianisme à Brive, qui était déjà une ville importante, et il y reçut la palme du martyre. Les premières églises qui furent élevées dans le pays furent consacrées à saint Martial et à saint Martin, que l’on regardait comme les apôtres de la contrée.

Lors de l’invasion, des barbares, les Vandales et les Alains ravagèrent le pays, brûlant les’ églises et les villes. Après eux vinrent les Wisigoths ; ceux-ci s’emparèrent de l’Aquitaine, et leur domination s’étendit sur la région. qui forme aujourd’hui le département de la Corrèze ; elle fat assez douce pour les Gallo-Romains, qui s’inquiétèrent peu d’abord de voir les lourds impôts dont on les accablait passer des mains des empereurs à celles d’un maître barbare. Mais les Wisigoths étaient ariens ; ils persécutèrent donc l’Église d’Aquitaine. Les prêtres du bas Limousin joignirent sans doute leurs prières à celles des évêques auprès de Clovis, et celui-ci, à la suite de la grande victoire de Vouillé, en 507, mit un terme à leurs exactions en s’emparant de la contrée. Les Francs s’avancèrent dans l’Aquitaine en trois colonnes ; l’une d’elles, qui était commandée par Thierry, fils aîné de Clovis, et qui fut dirigée vers Narbonne et la Septimanie, traversa le pays dont nous esquissons ici l’histoire.

A l’époque du partage de la monarchie franque, le pays de la Corrèze fil partie du royaume de Paris, qui eut Caribert pour roi ; puis, à la mort de celui-ci, il passa sous la domination de Childéric, roi de Soissons. Quelque temps après, le Limousin fit cause commune avec le reste du Midi, qui voulut se donner pour roi un fils naturel de Clotaire Ier, nommé Gondowald. Ce fut, dit-on, à Brive même que ses soldats l’élevèrent sur. le pavois, en 584. Mais, quelque temps après, il fut assassiné près de Saint-Bertrand-de-Comminges. Ses soldats n’avaient pas respecté l’église de Saint-Martin, et y avaient mis le feu, Ce malheureux pays du bas Limousin fut encore ravagé une première fois par les Sarrasins et pendant la guerre d’indépendance de l’Aquitaine que Hunald et Waïfre, les descendants de Caribert, fils de Dagobert, soutinrent de 760 à 770 contre Pépin le Bref et Charlemagne ; plusieurs combats furent même livrés dans les environs d’Yssandon, d’Allassac et de Turenne.

Charlemagne, vainqueur de Waïfre, établit dans le Limousin des comtes ou gouverneurs, tige des grandes maisons féodales, des vicomtes de Ségur, de Tulle, de Turenne, de Comborn et de Ventadour. La Corrèze fit à cette époque partie du royaume d’Aquitaine, que constitua pour son fils l’illustre fondateur de la dynastie carlovingienne. Il avait encore traversé le pays en se rendant sur les frontières d’Espagne, en 774, et, témoin des désastres qu’avaient occasionnés les guerres précédentes, il s’efforça de cicatriser les plaies et de relever les ruines. L’église d’Uzerche conserve encore deux reliquaires qu’on attribue à la munificence de ce prince.

La tradition veut aussi que son neveu, le célèbre Roland, ait donné à la chapelle de Notre-Dame-de-Rocamadour une somme d’argent d’un poids égal à celui de son invincible épée. Cette arme terrible y fuit, dit-on, déposée après sa mort, contrairement à la poétique légende qui représente Roland brisant avant d’expirer la fameuse Durandal, au milieu des rochers de Roncevaux. La tradition locale explique par un hasard des guerres suivantes la porte de la précieuse relique et son remplacement par cette misse de fer qu’on montre aux pèlerins sous le nom de sabre de Roland.

On raconte encore que Charlemagne, dans une des tournées d’exploration qu’il fit pour établir dans les pays d’outre-Loire une administration vigilante et réparatrice, s’arrêta dans sa résidence royale de Jucundiacum, Joac, près de Limoges, et vint, dit le cartulaire de Charroux, chercher une distraction à ses grands travaux dans une villa du comte Roger. Il y rencontra un gentil homme breton qui rapportait de Jérusalem un morceau de la vraie croix. Le pèlerin consentit, sur la demande du monarque, à déposer dans ce même lieu cette relique sainte.

Charles y fit construire aussitôt un monastère qu’il affranchit de toute juridiction épiscopale et laïque, suivant des lettres patentes approuvées et confirmées par le pape Léon III. Le comte de Limoges plaça dans le nouvel établissement douze religieux sous la direction de David, qui en fut le premier abbé, et leur donna, par testament, plusieurs terres ainsi que le château et le couvent de Saint-Angel. Ce dernier cloître, situé à huit kilo mètres d’Ussel, dans le bas Limousin, avait été fondé vers 798 par Roger et son épouse Euphrasie, qui lui donnèrent les châtellenies de Saint-Angel et de Nontron, et y établirent douze moines avec un prieur qui devait comparaître en personne au chapitre général de Charroux. Le couvent de Saint-Angel demeura, jusqu’au XIIIe siècle, sous la protection des seigneurs de Mirabel, qui transmirent leurs biens et leurs privilèges aux seigneurs de Champiers. Ceux-ci les léguèrent à Guérin de Valon, à la charge par lui de prendre les titres et armes des maisons de Champiers et du Boucheron, qui avaient une origine commune. Les seigneurs de Champiers et leurs héritiers rendirent jusqu’au XVIe siècle foi et hommage à l’abbé de Charroux, pour le château de Saint-Angel, situé à quelque distance de l’abbaye de ce nom. En 1616, l’évêque de Limoges, François de La Fayette, céda an cardinal de Bouillon le prieuré de Saint-Angel, qui fut réuni quelque temps après à la congrégation des bénédictins de Saint-Maur.

Grand nombre de nobles personnages des environs furent inhumés dans ce monastère ou lui léguèrent de pieuses fondations. De ce nombre furent Ebles de Ventadour, Bernard, abbé de Tulle ; Guillaume de Lastours, Aymeric Gilbert ; Jourdain, abbé de Charroux ; Isabelle de Correlas, dame de Châteauvert, Charlotte de Rochefort, Aymeric et Geoffroy de Rochefort, Albon de La Châtre et plusieurs seigneurs de Champiers.

Parmi les donations que firent les comtes de Limoges à l’abbaye de Charroux, on cite le prieuré de Colonges (Leolenum), auquel les seigneurs de Turenne, de Curemonte, firent de grandes concessions, soit pour participer aux revenus de ce monastère, soit aussi pour affaiblir les droits de suzeraineté des comtes de Limoges, dont ils supportaient difficilement l’autorité.

Cependant l’ordre rétabli par la main puissante de Charlemagne ne tarda pas, après sa mort, à être troublé de nouveau. L’établissement d’une nationalité indépendante était une chimère que poursuivaient les Aquitains avec une persévérance déplorable. Pépin Il, leur roi, recommença la lutte. Charles le Chauve fut obligé de venir le combattre ; il assiégea le château de Turenne et s’en empara. Ces dissensions amenèrent dans le pays titi ennemi plus redoutable encore ; les Normands envahirent et ravagèrent le Limousin, y détruisirent plusieurs établissements religieux et tic se retirèrent qu’après une sanglante bataille gagnée sur eux par Raoul de Bourgogne, dans les environs de Beaulieu. Au milieu de ces déchirements, Eudes, le célèbre comte de Paris, essaya pour le bas Limousin d’une organisation nouvelle ; il créa un vicomte chargé d’administrer le pays et d’y rendre la justice et revêtit de cet emploi Adhémar d’Escals, qui résidait le plus ordinairement à Tulle.

A peine délivré par Raoul de Bourgogne des pillages et des ravages des Normands, le pays de la Corrèze fut en proie à de nouveaux troubles, à l’avènement des Capétiens ; le couronnement de la féodalité dans la personne de Hugues devait être, en effet, un fatal exemple pour les grands vassaux d’Aquitaine. Les comtes de Toulouse et de Poitiers, ayant des droits égaux, se crurent appelés aux mêmes destinées que les comtes de Paris ; ils associèrent à leurs ambitieuses menées les vicomtes de Turenne, de Combora et de Ventadour, les seigneurs de Gimel, de La Roche-Canillac et tous ceux qui avaient quelque force ou quelque influence dans la contrée.

L’autorité royale y demeura complètement méconnue jusqu’au mariage d’Éléonore avec Louis le Jeune. Le Limousin faisait partie de la dot de la riche héritière ; on sait quelles funestes conséquences entraînèrent son divorce avec le roi de France et son second mariage avec un prince anglais. Le Limousin fut une des provinces où la lutte fut le plus acharnée. La grande guerre entre les rois de France et d’Angleterre s’y compliqua souvent de déchirements intérieurs, de séditions pour des causes locales ; c’est ainsi que la sédition du guerrier troubadour Bertrand de Born, seigneur de Hautefort, et la révolte des fils de Henri contre leur père se détachent comme de sanglants épisodes sur le tableau déjà si sombre de cette époque. Le peuple payait les fautes des seigneurs ; Henri II et Richard Coeur de Lion, qui lui était resté fidèle et soumis, ravagèrent impitoyablement les campagnes où les rebelles avaient trouvé ressources et assistance ; d’autres calamités naquirent de celles-là.

Les bandes de mercenaires amenées dans le pays par les princes, les routiers, les Brabançons, finirent par vouloir faire pour leur propre compte le métier que leurs nobles maîtres leur avaient enseigné ; ils se mirent à saccager villes et bourgs, à piller églises et châteaux, à tuer ou rançonner prêtres, bourgeois et vilains. Yssandon, Ussel et Treignac furent les principaux théâtres de leurs exploits. Il fallut que le pays se levât en masse pour se délivrer de ce fléau. L’évêque Gérard se mit à la tête des citoyens d’Uzerche et de Brive ; sous lui marchaient Adhémar, vicomte de Limoges, Archambaud V de Comborn, Olivier de Lastours. Ils attaquèrent les routiers dans les plaines de Malemort et leur tuèrent 2 500 hommes dans un combat qui dura six heures. Après cette rude épreuve, le Limousin eut quelques années de paix. L’ardeur de sa noblesse se tourna vers les croisades. Ce fuit une nouvelle source de gloire et d’illustration pour les maisons de Turenne, de Noailles, de Ségur, de Lastours, de Curemonte, de Gimel, etc.

Sous le règne de Philippe de Valois, la guerre se ranima contre les Anglais et prit, dans le Limousin, un caractère de nationalité qu’elle n’avait point eu jusqu’alors. Le roi de France visita Brive en 1335 ; il veilla par lui-même à ce que les murailles des villes fussent mises en bon état de défense. C’est à cette époque que se rattachent la délivrance de Tulle par le comte d’Armagnac et l’institution de la cérémonie commémorative connue sous le nom de fête de Saint-Léger. La bataille de Poitiers et le traité de Brétigny replacèrent le Limousin sous la domination anglaise ; mais l’acharnement de la dernière lutte pouvait déjà faire pressentir l’expulsion prochaine de l’étranger. Un seul chef anglais nommé Lebret avait été obligé d’assiéger et de prendre quatre fois Ussel, qui parvenait toujours à se délivrer de ses vainqueurs.

Sous Charles V, Du Guesclin vint attaquer les Anglais dans le Limousin ; il les tint assiégés à leur tour dans Ussel, les chassa de la vicomté de Ségur et aida la population de Tulle à se débarrasser, en 1371, de la garnison que le prince de Galles avait mise dans cette ville ; mais, en 1374, Brive rouvrit ses portes aux Anglais. Assiégée et prise par le duc d’Anjou, elle expia sa trahison par le supplice de ses principaux magistrats, près de la porte même qui avait livré passage à l’ennemi. Brive ne tarda pas à se réhabiliter, en chassant les détachements anglais qui occupaient les châteaux de Bar, de Saint-Jal, d’Affieux et de Saint-Bonnet.

Malgré les vicissitudes du triste règne de Charles VI, l’Anglais n’eut plus que des succès précaires en Limousin ; Charles VII leur enleva sans grande peine toutes leurs positions ; la dernière fut le château de Saint-Exupéry, près d’Ussel. Le monarque victorieux vint visiter le Limousin en 1441 ; il passa à Tulle les fêtes de Pâques de celle année. L’importance toute nouvelle que prit alors le pou voir royal rattacha plus étroitement les provinces délivrées à la patrie commune et amoindrit l’influence de cette noblesse limousine, dont les dissensions et les rivalités avaient tant aggravé les maux des siècles précédents.

La ligue du Bien public, effort suprême de la féodalité mourante, ne trouva pas d’adhérents parmi les seigneurs du Limousin. Louis XI s’était montré dans le pays ; il y avait organisé les assises et avait séjourné à Rocamadour, à Brive, à Donzenac et à Uzerche. Plusieurs invasions de la peste signalent seules les règnes de Charles VIII et de François Ier. C’est sous Henri Il que se révèlent les premiers symptômes de la crise religieuse. Les rigueurs de M. de Lestang, lieutenant général au siège de Brive, déterminèrent l’explosion. La guerre civile éclata ; les protestants trouvèrent surtout des adeptes dans la vicomté de Turenne, à Arcrentat et à Beaulieu. Les chefs les plus illustrés se mirent à la tête des révoltés. Henri de La Tour, duc de Bouillon et vicomte de Turenne, dont l’influence était souveraine dans la province, y attira Biron, Coligny et Henri IV.

Après la bataille de Jarnac, l’armée protestante vint prendre ses campements en Limousin ; une partie occupa Lubersac, Juillac et Saint-Bonnet ; une autre partie, Faye-la-Vincuse et les environs d’Ussel. Les hostilités partielles, les rencontres continuelles de partisans dupèrent pendant tout le règne de HenriIII. Le repos ne fut rendu à cette malheureuse contrée qu’après l’avènement de Henri IV au trône de France et après la réunion de la vicomté de Limoges à la couronne. Les luttes religieuses et la guerre civile du XVIe siècle avaient réveillé les prétentions féodales. Les agitations de la Ligue étaient à peine apaisées qu’une nouvelle levée de boucliers se préparait en Limousin au commencement du règne de Louis XIII. Le protestantisme servit encore de prétexte à la noblesse mécontente ; une révolte éclata à Beaulieu. en 1628, et les religieux de l’abbaye furent chassés. Richelieu comprima cette impuissante tentative ; mais à sa mort, pendant la minorité de Louis XIV, c’est encore dans le Limousin que se nouèrent les premières intrigues de la Fronde.

La femme du prince de Condé réunit à Turenne, en 1648, les partisans des princes, et le duc de Bouillon chercha à s’emparer de Brive. Il échoua comme ses complices ailleurs ; Louis XIV grandit, et ce fut pour achever la ruine de la féodalité. Il semblait que, sous ce rapport, rien ne restât à faire à son successeur ; Louis XV porta cependant encore un dernier coup, plus sanglant peut-être quo tous les autres, au prestige de la noblesse limousine. Après avoir acheté et réuni à la couronne cette vieille et glorieuse vicomté de Turenne, il obtint du duc de Choiseul, en 1751, en échange de la baronnie d’Amboise, la terre de Pompadour, et il la donna à Antoinette Poisson, sa maîtresse, qui prit le titre de marquise de Pompadour. Triste et cruelle façon de combler les vides faits dans les rangs des Turenne. des Noailles, des Curemonte et des Lastours.

Le manoir des anciens barons, devenu le palais d’une favorite, est aujourd’hui titi haras, un dépôt d’étalons destinés à l’amélioration de la race chevaline en Limousin. Au moins, dans sa nouvelle destination, est-il encore utile au pays en y attirant le commerce, la spéculation, les affaires. Une autre création du XVIIe siècle fait, comme celle-ci, vivre aujourd’hui bien des familles en même temps qu’elle est l’objet d’un légitime orgueil pour Tulle et pour le département de la Corrèze ; c’est la fabrique d’armes que les frères Pamphile établirent à Souillac, près de Tulle, et qui fut érigée en manufacture royale sous le règne de Louis XVI, en 1778.

Les événements de la Révolution n’eurent pas de grand retentissement au milieu des montagnes et des sauvages vallées de la Corrèze ; le décret qui organisait le département et faisait de Tulle le chef-lieu du département excita bien un instant la jalousie de Brive, qui se croyait des droits à la représentation du bas Limousin. Depuis, ni les révolutions de 1830 et de 1848, ni la fatale guerre de 1870 et de 1871 ne sont venues distraire les laborieux et patients habitants du département de la Corrèze des travaux d’agriculture qui forment leur principale source de richesse et de bien-être.

Le département de la Corrèze a eu l’honneur de donner à l’Église catholique plusieurs papes : Pierre Roger, pape d’Avignon de 1342 à 1352, sous le nom de Clément VI ; Étienne Aubert, élu pape en 1352, sous le nom d’Innocent VI, et le neveu de Clément VI, intronisé en 1370, sous le nom de Grégoire XI ; c’est de ce même département que les familles de Comborn, Lévi, Ventadour, Noailles, Ségur et Turenne, que nous trouvons citées à chacune des pages de nos annales, tirent leur origine. C’est aussi la patrie d’un grand nombre d’hommes distingués à divers titres, parmi lesquels nous citerons : le savant Étienne Baluze ; les littérateurs Marmontel, Cabanis et Féletz ; les jurisconsultes Treilhard et Sirey ; le savant agronome de Lasteyrie ; le naturaliste Latreille ; l’infortuné maréchal Brune ; et cet homme que poursuivra toujours l’inexorable justice de l’histoire, le cardinal Dubois.

 ( source : http://www.france-pittoresque.com/)

Liste des communes de la Corrèze :

 

Le département de la Corrèze compte 287 communes repartis en population de la manière suivante ( ATTENTION POUR L’INSTANT UNIQUEMENT LES COMMUNES DE MINIMUM 1000 HABITANTS ):

(Pour suivre les variations de la population de la commune, cliquez sur le symbole  a coté de la commune)

( Pour retrouver le site web de la commune et ses dernières nouvelles,cliquez sur le symbole « site web » a coté de la commune )

  • Allassac   3 823(2011)  Habitants, code postal :  19240
  • Argentat    3 303(2011)  Habitants, code postal :  19400
  • Arnac-Pompadour   1 261(2011)  Habitants, code postal :  19230
  • Beaulieu-Sur-Dordogne :   1 333(2011)  Habitants, code postal :  19120
  • Beynat :    1 255(2011)  Habitants, code postal :  19190
  • Bort-Les-Orgues :   3 317(2011)  Habitants, code postal :  19110
  • Brive-La-Gaillarde    51 079(2011)  Habitants, code postal :  19100
  • Bugeat :   932(2011)  Habitants, code postal :  19170
  • Chamberet :   1 346(2011)  Habitants, code postal :  19370
  • Chamboulive :   1 279(2011)  Habitants, code postal :  19450
  • Chameyrat :   1 643(2011)  Habitants, code postal :  19330
  • Cornil :   1 418(2011)  Habitants, code postal :  19150
  • Corrèze :   1 212(2011)  Habitants, code postal :  19800
  • Cosnac :   2 949(2011)  Habitants, code postal :  19360
  • Cublac :   1 706(2011)  Habitants, code postal :  19520
  • Donzenac :   2 475(2011)  Habitants, code postal :  19270
  • Egletons :   5 131(2011)  Habitants, code postal :  19300
  • Favars :  984(2011)  Habitants, code postal :  19330
  • Juillac :  1 209(2011)  Habitants, code postal :  19350
  • Lagraulière :  1 085(2011)  Habitants, code postal :  19700
  • Laguenne :   1 527(2011)  Habitants, code postal :  19150
  • Larche :  1 703(2011)  Habitants, code postal :  19600
  • Lubersac :   2 339(2011)  Habitants, code postal :  19210
  • Malemort-Sur-Corrèze :  7 493(2011)  Habitants, code postal :  19360
  • Mansac :  1 407(2011)  Habitants, code postal :  19520
  • Meymac :  2 795(2011)  Habitants, code postal :  19250
  • Meyssac :   1 313(2011)  Habitants, code postal :  19500
  • Naves :   2 495(2011)  Habitants, code postal :  19460
  • Neuvic :  2 158(2011)  Habitants, code postal :  19160
  • Objat :  3 710(2011)  Habitants, code postal :  19130
  • Perpezac-Le-Noir :  1 055(2011)  Habitants, code postal :  19410
  • Rosiers-d’Egletons :  1 120(2011)  Habitants, code postal :  19300
  • Saint-Clément :  1 251(2011)  Habitants, code postal :  19700
  • Sainte-Féréole :  1 794(2011)  Habitants, code postal :  19270
  • Sainte-Fortunade :  1 864(2011)  Habitants, code postal :  19490
  • Saint-Mexant :  1 130(2011)  Habitants, code postal :  19330
  • Saint-Pantaléon-de-Larche :  4 713(2011)  Habitants, code postal :  19600
  • Saint-Privat :  1 132(2011)  Habitants, code postal :  19220
  • Saint-Viance :  1 676(2011)  Habitants, code postal :  19240
  • Seilhac :  1 795(2011)  Habitants, code postal :  19700
  • Treignac :  1 459(2011)  Habitants, code postal :  19260
  • Tulle :  16 565(2011)  Habitants, code postal :  19000
  • Ussac :  3 738(2011)  Habitants, code postal :  19270
  • Ussel :  10 831(2011)  Habitants, code postal :  19200
  • Uzerche :  3 261(2011)  Habitants, code postal :  19140
  • Varetz :  2 161(2011)  Habitants, code postal :  19240
  • Vigeois :  1 172(2011)  Habitants, code postal :  19410
  • Voutezac :  1 361(2011)  Habitants, code postal :  19130

Alpes-de-Haute-Provence ( 04 )

Le département des Alpes-de-Haute-Provence (04) situé dans la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, compte 159 450 habitants en 2009.

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La région du Département :

 

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Son blason et logo :

 

Blason

logo

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Le département :

 

Alpes de hp

 

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L’histoire du département :

 

Parmi les treize peuplades qui habitaient jadis le territoire des Alpes-de-Haute-Provence, on cite celle des Albicaei ou Albici, du nom d’Albèce, leur cité, aujourd’hui Albiose, petit village près de Riez. Alliés des Celto-Ligures, ils formaient, avec les Reii (Riez), les Bodiontici ou Brodiontii (Digne), les Esubiani (vallée de l’Ubaye), les Salinienses(Castellane) et quelques autres peuples, une confédération ayant ses chefs, son sénat et ses magistrats.

Ainsi que dans tout le reste de la Gaule, on y pratiquait la religion druidique ; les prêtres tenaient le premier rang dans l’État, puis venaient les nobles ; le reste était esclave. Peuples remuants et belliqueux, ils étaient souvent en guerre avec leurs voisins. Vers l’an de Rome 568, les Ésubiens, joints aux Ligures, s’opposèrent au passage du préteur Loelius Babius conduisant ses légions en Espagne. Percé de flèches, Loelius tomba, et sa mort, dit Tite-Live, devint le signal d’un épouvantable massacre. Les vainqueurs ne firent aucun quartier. Pas un soldat romain n’échappa au carnage. Plus tard, Marins les surprit dans leurs montagnes et vengea la mort de Babius et de ses légions.

photo 1Déjà les Phocéens avaient fondé Massilia. D’abord ennemis de la colonie, les Albicaei s’en rapprochèrent dans la suite et recherchèrent son alliance. Dès lors tout changea : lois, mœurs, religion, usages. Peu à peu, les sciences, les lettres et les arts civilisèrent ces peuples à demi sauvages ; les champs mieux cultivés se couvrirent de moissons. Avec l’agriculture naquit le goût du commerce et de l’industrie, et l’art de la guerre fut perfectionné. Aussi, quand, jaloux de sa puissance, les Romains attaquèrent Massilia, vit-on les Albicaei la défendre, en reconnaissance des bienfaits qu’ils en avaient reçus. César vante leur bravoure et ne craint pas de les comparer aux Romains ; il les appelle des hommes forts, endurcis au travail, exercés dans les armes, infatigables à la guerre et ne reculant jamais à l’aspect du danger.

C’était peu de les avoir vaincus, Rome voulut les soumettre ; elle n’y parvint qu’en établissant chez eux des colonies, et comme si elle ne voulait rien laisser à regretter de la civilisation grecque qu’ils perdaient, elle accorda aux Albicaei le droit italique et couvrit la Provincia, dont ils faisaient partie, de temples, de palais, d’aqueducs, de cirques et de voies romaines, qui étonnent encore par l’aspect imposant de leurs vestiges.

Cependant le christianisme avait pénétré dans ces montagnes : Digne, Riez, Sisteron, Senez et Glandèves avaient leurs églises. Ce pays prospérait, quand la grande tempête du nord se leva et l’enveloppa dans la ruine commune. Bourguignons, Wisigoths, Ostrogoths, Francs, Lombards et Saxons vinrent tour à tour s’y combattre, et les Alpes-de-Haute-Provence, après avoir fait partie du royaume des Wisigoths, furent conquises par les Francs en 507 et comprises dans la province d’Arles.

Au milieu des ravages de la guerre, l’esprit chrétien étendait ses conquêtes pacifiques, fondant des églises, prêchant la paix et la fraternité. Bientôt paraissent les Sarrasins. Sortis par milliers des flots de la Méditerranée, ils se répandent dans la Provence, le fer et la flamme à la main. Riez et l’antique cité des Saliniens tombent en leur pouvoir et sont réduites en cendres ; Digne, Sisteron, Manosque sont pillées et saccagées ; les abbayes de Val-Benoît et de Lure détruites. Dans les champs comme dans les villes règnent la solitude et la mort.

Chassés par Charles Martel, ils reparaissent et ne se retirent que pour revenir une troisième fois vers 973 ; mais la main qui les avait si rudement frappés n’était plus là pour les combattre. Un roi fainéant dormait sur le trône de Charlemagne. Alors un homme sort de la foule. Son nom est Valentinus. Descendant, suivant les uns, des princes de Castille ; selon d’autres, d’une famille de patriciens établis dans les Gaules, hardi, courageux, expérimenté dans l’art de la guerre, Valentinus rassemble les Saliniens, et, l’épée d’une main, la croix de l’autre, il les excite à marcher avec lui contre les Maures. A sa voix, ce qui reste de la cité prend les armes. Sisteron, Riez suivent cet exemple.photo 2

Bientôt il n’y eut plus un seul Sarrasin sur le territoire des Alpes-de-Haute-Provence. Alors, délivrée de la longue et dure oppression qu’avaient fait peser sur lui ces barbares, ce pays sembla renaître ; les églises et les abbayes sortirent de leurs ruines, les prêtres que la guerre avait dispersés reparurent, les cités longtemps désertes se repeuplèrent, et le paysan ne craignit plus de semer pour l’étranger.

Rien ne favorise l’ambition comme l’anarchie ou la guerre. Boson, profitant de ces désordres, s’était fait roi d’Arles ou de Provence, « pour veiller à la défense de leurs églises que menaçaient à la fois l’ennemi invisible et les ennemis visibles. » Après sa mort, la Provence fut érigée en comté. Boson II ayant divisé ses États entre ses deux fils Rotbaud et Pons, Rotbaud reçut en partage des terres considérables, dont Forcalquier faisait partie. Ces terres s’étendaient dans les montagnes de la haute Provende et du Dauphiné, par delà la Durance et le Rhône. On les appela le marquisat de Provence.

Plus tard, ce marquisat passa, par alliance, à Guillaume Taillefer, comte de Toulouse. Celui-ci laissa deux fils, dont l’un, Bertrand, hérita du comté de Forcalquier ; mais la dynastie des Bertrand s’éteignit dans la personne de Bertrand IV, mort en 1208, ne laissant qu’une fille mariée à Régnier de Castellar. De ce mariage naquirent deux filles, dont l’aînée épousa Alphonse, comte de Provence. Raymond Bérenger, leur fils, réunit les deux comtés.

Sous le règne de Raymond Bérenger, un sang nouveau, le sang catalan, vint féconder cette vieille terre gréco-latine ; l’esprit national se réveille, et avec lui le goût des sciences, des lettres et des arts. Alors se forma la langue romane ; l’ère de la chevalerie commença, et ce pays devint le centre et le foyer de la civilisation. C’était le temps du gai saber (gai savoir) et des cours d’amour ; les troubadours, avec leurs sirventes et leurs fabliaux, charmaient les loisirs des manoirs. Heureux poètes, qui ne chantaient pas en vain les belles châtelaines ni les gentes bachelettes ! Précurseurs de la Renaissance, ils faisaient succéder à l’idiome grossier, dont on se servait alors, ce doux langage, cette fleur de poésie dont les plus belles langues de l’Europe, celles de l’Italie, de l’Espagne et de la France, devaient plus tard s’enrichir. Alors ils comptaient dans leurs rangs de nobles chevaliers et même des souverains ; mais, hélas ! le plus beau ciel a ses orages et la croisade contre les Albigeois vint tout à coup attrister cette terre d’amour et de poésie.

Adieu les chants et les tournois ! Les seigneurs effrayés n’ouvrirent plus leurs portes aux ménestrels ; les cours d’amour se fermèrent. A la gaie science succéda la politique ; les communes s’affranchirent et résistèrent vaillamment aux armes de Charles d’Anjou, frère de saint Louis et comte de Provence, par suite de son mariage avec Béatrix, unique héritière des Raymond Bérenger. Après des luttes sanglantes, Castellane et les autres communes des Alpes-de-Haute-Provence se soumirent ; mais, à la mort de Charles III, en 1389, elles passèrent à la seconde maison-d’Anjou, d’où sortit le roi René, l’une des figures les plus originales de ces temps religieux et chevaleresques. Ce prince, dont la Provence « a gardé la mémoire, » rendit à ce pays son ancien éclat. Vaine lueur que son héritier laissa tristement s’éteindre ! Alors le territoire des Alpes-de-Haute-Provence passa avec la Provence à la couronne (1481).

photo 3Depuis le châtiment terrible que leur avait infligé Marius, les Ésubiens n’étaient plus sortis de leur repos. On dit qu’ils ne voulurent pas survivre à leur défaite. Quoi qu’il en soit, la vallée qu’ils habitèrent n’était encore en l’an mille, comme de leur temps, qu’une forêt de mélèzes et d’épines. A cette époque, défrichée et peuplée par des colons venus d’au delà des Alpes, séparée par sa position naturelle du reste du pays, elle en suivit la fortune sans prendre part aux révolutions qui l’agitèrent On ne la connaissait encore que sous le nom de vallée noire. Soumise aux comtes de Provence, elle devait à leurs libéralités de grands privilèges. C’était une des quatre vigueries du comté de Nice, divisée en plusieurs communes. Il y avait un juge royal à Barcelonnette, et des consuls ou des bayles dans les autres communes, tous magistrats électifs investis de la haute, moyenne Chasse justice criminelle et civile. Enfin, les habitants étaient affranchis de toute vassalité, de toute charge de guerre et des gabelles.

Cependant, à l’extrémité des Alpes Cottiennes, au milieu de ces âpres montagnes, s’élevait, à la fin du Xe siècle, une vaste tour carrée à plusieurs étages. Dans cette tour vivait un petit prince allemand qui, de simple officier de Rodolphe III, roi de Bourgogne, était devenu marquis (margrave), c’est-à-dire gardien de la Marche, de la frontière de Maurienne. Il s’appelait Bérold ou Berthold. Boire et guerroyer était sa vie. Il épousa une pauvre jeune fille qui s’était trouvée un jour par hasard comprise dans le butin qu’il avait fait chez le comte de Suse. Berthold en eut un fils, Humbert aux blanches mains. Il vécut désormais en honnête et paisible seigneur et mourut, dit-on, dans un couvent, Humbert, investi par Conrad le Salique du titre de comte, ajouta la Maurienne et d’autres possessions à ses domaines.

Dans la suite, ses successeurs conquirent les Marches et finirent par prendre rang parmi les plus illustres maisons princières. Alors la Provence était en proie à l’anarchie, grâce aux inimitiés qui divisaient les familles souveraines. Amédée VII, dit le comte Rouge, en profita pour s’emparer de la vallée de Barcelonnette, et c’est ainsi que l’humble héritage de Berthold le margrave devint un État puissant. Cependant, Amédée promit de respecter les privilèges et exemptions dont les habitants de la vallée avaient joui jusque-là ; mais, s’ils conservèrent leurs franchises, ils perdirent pour longtemps la paix, à l’ombre de laquelle ils avaient vécu et prospéré. Dès ce moment, la pauvre vallée ne fut plus qu’un champ de bataille, dont la France et la Savoie se disputèrent la possession.

Recouvrée par Louis XI en 1398, reconquise par Amédée VIII en 1419, reprise de vive force, en 1464, par le roi René, comme l’âne de la fable, elle était toujours en litige Quand Charles-Quint, à la tête d’une armée de cent mille hommes, s’avança vers la Provence, François Ier, voulant mettre un désert entre ses ennemis et lui, commanda que l’on dévastât la vallée (1535) ; cet ordre fut exécuté avec une rigueur telle que les églises mêmes ne furent point épargnées. Deux ans après, en 1537, ce prince rendit un édit qui réunissait la vallée au Dauphiné ; mais, envahie en 1558 par le duc Emmanuel-Philibert, à qui le comte de Tende, gouverneur de Provence pour Henri II, ne tarda pas de la reprendre, elle ne fut rendue à la Savoie que l’an d’après, par le traité de Cateau-Cambrésis.

Aux guerres civiles et étrangères vinrent se joindre les guerres religieuses. Déjà le contrecoup de la sanglante croisade contre les Albigeois s’était fait sentir dans ce pays. Hérétiques et juifs y furent également persécutés. A Digne, à Cadenet, à Moustiers, à Mezel, à Courbez, au Perthuis et dans plusieurs autres communes, les habitants se soulevèrent contre les juifs, qu’ils pillèrent et saccagèrent « avec une grande fureur, meurtre et occision » suivant le récit de Nostradamus. « Pour réparation, ajoute-il, de cette populaire mutinerie, les séditieux habitants et meurtriers furent condamnés à de grosses amendes et à la restitution des choses enlevées. » Alors les juifs des dix-huit parts du terroir, en possédaient dix, exemptes de la juridiction royale. Avant 1300, ils avaient leurs juges, et cent ans après ils furent déclarés libres de tout péage ; mais, en 1501, un édit royal leur enjoignit de recevoir le baptême ou de quitter, sans délai sous de grosses peines, le territoire de la Provence.

Jusqu’en 1545, le calvinisme avait fait peu de prosélytes dans ce pays, encore sous la terreur de la persécution contre les Vaudois et les juifs ; mais, après la Saint-Barthélemy de Mérindol, il fallut compter avec les religionnaires provençaux. Rien ne fait germer les idées comme le sang ; c’est la rosée féconde du progrès. De toutes parts, il vint au nouvel Évangile des apôtres et des soldats. Digne, Riez, Barcelonnette et plusieurs autres bourgs et villages tombèrent au pouvoir des protestants.

A Barcelonnette, ils se livrèrent à des excès condamnables. Battus, en 1575, par le maréchal de Retz, ils expièrent cruellement leurs premiers succès ; les gentilshommes qui déposaient leurs armes, reçus à merci et à rançon, avaient la vie sauve. Quant aux prisonniers, point de grâce ! Brûlés ou pendus. Par ce coup de rigueur, les catholiques rétablirent leur autorité dans le pays jusqu’en 1585, qu’un édit royal ayant enlevé aux protestants leur place de sûreté, ceux-ci reprirent les armes. Appelé par les ligueurs, le duc de Savoie entra en Provence en 1590 ; mais il en fut chassé par Lesdiguières. Cette seconde campagne ne finit qu’à la paix de Vervins (1598).photo 4

Cependant le duc de Savoie n’avait pas renoncé à ce qu’il appelait ses droits sur la vallée de Barcelonnette. En 1627, voyant Louis XIII occupé par le siège de La Rochelle et parla révolte des protestants du Midi, il en profita pour envahir la vallée, ouverte à tout venant et toujours la première à souffrir des guerres et des prétentions royales. Il parvint à s’en rendre maître ; mais, l’année suivante, Richelieu s’empara de la Savoie et du Piémont et déclara la vallée de Barcelonnette réunie à la France. Cependant, en 1630, il consentit à la rendre à la Savoie.

Plus tard, sur la fin du XVIIe siècle, Victor-Amédée Il ayant osé se heurter contre la puissance de Louis XIV, les Français reparurent dans la vallée ; mais, avant de se retirer, les Piémontais y mirent tout à feu et à sang. « Dieu sait, dit un contemporain, comme le pauvre pays fut traité ! Au quartier des Sanières, où, par malheur, les grenadiers de Savoie furent logés, ils se firent traiter à ventre déboutonné, rançonnant leurs hôtes à grands coups de bâton et épée à la gorge, sans pouvoir obtenir aucune justice de M. de Corbeau, leur capitaine ; ils y tuèrent, battirent et volèrent impunément. »

Pendant toutes ces guerres, les paysans effrayés s’enfuyaient dans les montagnes, laissant les terres incultes. Bientôt la disette et la famine réduisirent la plupart des habitants à se nourrir d’herbes sauvages. Tel fut le sort de la vallée jusqu’à la paix d’Utrecht, en 1713. Alors, épuisée, ravagée et dépeuplée, elle commença à respirer ; mais les bras manquaient dans les campagnes pour les cultiver. On n’y voyait que chaumières en ruine ou désertes. Les habitants demandèrent à être réunis à la Provence. C’était, disaient-ils dans leur supplique au roi, « le seul moyen de rendre à la vallée son ancien bien-être, à cause du commerce des bestiaux qui paissent pendant l’hiver dans les plaines de la Provence, et pendant l’été sur les Alpes de la vallée. » Cette réunion fut prononcée par arrêt du conseil, en 1714.

De 1743 à 1747, la vallée de Barcelonnette eut encore à souffrir des ravages de la guerre ; l’armée austro-sarde envahit la Provence ; mais le maréchal de Bellisle l’en ayant chassé, la tranquillité régna dans la vallée jusqu’à la Révolution. Alors, comme l’ancien comté de Forcalquier et la baronnie de Castellane, elle fut enclavée dans le département des Alpes-de-Haute-Provence. Il y eut dans le département, notamment à Manosque quelques troubles à la suite des événements de 1789. A son retour de l’île d’Elbe en 1815, Napoléon, en se dirigeant sur Grenoble, traversa le département des Alpes-de-Haute-Provence et passa par Castellane, Digne et Sisteron.

Le département des Alpes-de-Haute-Provence est au XIXe siècle celui de la France où la population est le plus clairsemée, puisqu’elle n’atteint pas encore vingt habitants par kilomètre carré ; cependant, il est un de ceux qui pourraient s’enrichir et se peupler le plus rapidement si les pentes de ses montagnes étaient consolidées par les gazons et les bois.

 

( source : http://www.france-pittoresque.com/)

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Liste des communes des

Alpes-de-Haute-Provence :

Le département des Alpes-de-Haute-Provence compte 200 communes repartis en population de la manière suivante ( si la commune à un site web, cliquer sur le panneau de celle-ci ):

  • Aiglun :  1 241 Habitants, code postal : 04510
  • Allemagne-en-Provence : 505 Habitants, code postal : 04500
  • Allons : 133 Habitants, code postal : 04170
  • Allos : 715 Habitants, code postal : 04260
  • Angles : 74 Habitants, code postal : 04170
  • Annot : 1 046 Habitants, code postal : 04240
  • Archail : 14 Habitants, code postal : 04420
  • Aubenas-les-Alpes : 107 Habitants, code postal : 04110
  • Aubignosc : 547 Habitants, code postal : 04200
  • Authon : 43 Habitants, code postal : 04200
  • Auzet : 79 Habitants, code postal : 04140
  • Banon : 1 072 Habitants, code postal : 04150
  • Barcelonnette : 2 741 Habitants, code postal : 04400
  • Barles : 154 Habitants, code postal : 04140
  • Barras : 159 Habitants, code postal : 04380
  • Barrême : 467 Habitants, code postal : 04330
  • Bayons : 252 Habitants, code postal : 04250
  • Beaujeu : 152 Habitants, code postal : 04420
  • Beauvezer : 341 Habitants, code postal : 04370
  • Bellaffaire : 139 Habitants, code postal : 04250
  • Bevons : 181 Habitants, code postal : 04200
  • Beynes : 122 Habitants, code postal : 04270
  • Blieux : 56 Habitants, code postal : 04330
  • Bras-d’Asse : 514 Habitants, code postal : 04270
  • Braux : 130 Habitants, code postal : 04240
  • La Bréole : 398 Habitants, code postal : 04340
  • La Brillanne : 919 Habitants, code postal : 04700
  • Brunet : 254 Habitants, code postal : 04210
  • Le Brusquet : 969 Habitants, code postal : 04420
  • Le Caire : 67 Habitants, code postal : 04250
  • Castellane : 1 553 Habitants, code postal : 04120
  • Le Castellard-Mélan : 51 Habitants, code postal : 04380
  • Le Castellet : 271 Habitants, code postal : 04700
  • Castellet-lès-Sausses : 108 Habitants, code postal : 04320
  • Val-de-Chalvagne : 67 Habitants, code postal : 04320
  • Céreste : 1 220 Habitants, code postal : 04280
  • Le Chaffaut-Saint-Jurson : 731 Habitants, code postal : 04510
  • Champtercier : 805 Habitants, code postal : 04660
  • Château-Arnoux-Saint-Auban : 5 318 Habitants, code postal : 04160 et 04600
  • Châteaufort : 23 Habitants, code postal : 04250
  • Châteauneuf-Miravail : 76 Habitants, code postal : 04200
  • Châteauneuf-Val-Saint-Donat : 510 Habitants, code postal : 04200
  • Châteauredon : 94 Habitants, code postal : 04270
  • Chaudron-Norante : 145 Habitants, code postal : 04330
  • Clamensane : 166 Habitants, code postal : 04250
  • Claret : 229 Habitants, code postal : 05110
  • Clumanc : 176 Habitants, code postal : 176 Habitants, code postal : 04330
  • Colmars : 385 Habitants, code postal : 04370
  • La Condamine-Châtelard : 161 Habitants, code postal : 04530
  • Corbières : 968 Habitants, code postal : 04220
  • Cruis : 603 Habitants, code postal : 04230
  • Curbans : 418 Habitants, code postal : 05110
  • Curel : 51 Habitants, code postal : 04200
  • Dauphin : 792 Habitants, code postal : 04300
  • Demandolx : 129 Habitants, code postal : 04120
  • Digne-les-Bains : 17 172 Habitants, code postal : 04000
  • Draix : 78 Habitants, code postal : 04420
  • Enchastrayes : 430 Habitants, code postal : 04400
  • Entrages : 117 Habitants, code postal : 04000
  • Entrepierres : 390 Habitants, code postal : 04200
  • Entrevaux : 948 Habitants, code postal : 04320
  • Entrevennes : 171 Habitants, code postal : 04700
  • L’Escale : 1 282 Habitants, code postal : 04160
  • Esparron-de-Verdon : 433 Habitants, code postal : 04800
  • Estoublon : 459 Habitants, code postal : 04270
  • Faucon-du-Caire : 58 Habitants, code postal : 04250
  • Faucon-de-Barcelonette : 304 Habitants, code postal : 04400
  • Fontienne : 132 Habitants, code postal : 04230
  • Forcalquier : 4 640 Habitants, code postal : 04300
  • Le Fugeret : 225 Habitants, code postal : 04240
  • Ganagobie : 110 Habitants, code postal : 04310
  • La Garde : 90 Habitants, code postal : 04120
  • Gigors : 59 Habitants, code postal : 04250
  • Gréoux-les-Bains : 2 510 Habitants, code postal : 04800
  • Hautes-Duyes : 33 Habitants, code postal :  04380
  • L’ Hospitalet : 89 Habitants, code postal : 04150
  • Jausiers : 1 095 Habitants, code postal : 04850
  • La Javie : 391 Habitants, code postal : 04420
  • Lambruisse : 92 Habitants, code postal : 04170
  • Larche : 74 Habitants, code postal :  04530
  • Lardiers : 111 Habitants, code postal : 04230
  • Le Lauzet-Ubaye : 234 Habitants, code postal : 04340
  • Limans : 335 Habitants, code postal :  04300
  • Lurs : 370 Habitants, code postal : 04700
  • Majastres : 2 Habitants, code postal :  04270
  • Malijai : 1 961 Habitants, code postal :  04350
  • Mallefougasse-Augès : 221 Habitants, code postal :  04230
  • Mallemoisson : 1 012 Habitants, code postal : 04510
  • Mane : 1 367 Habitants, code postal :  04300
  • Manosque : 22 321 Habitants, code postal :  04100
  • Marcoux : 518 Habitants, code postal :  04420
  • Méailles : 117 Habitants, code postal :  04240
  • Les Mées : 3 671 Habitants, code postal :  04190
  • Melve : 105 Habitants, code postal :  04250
  • Méolans-Revel : 333 Habitants, code postal :  04340
  • Meyronnes : 78 Habitants, code postal :  04530
  • Mézel : 680 Habitants, code postal :  04270
  • Mirabeau : 477 Habitants, code postal :  04510
  • Mison : 995 Habitants, code postal :  04200
  • Montagnac-Montpezat : 417 Habitants, code postal :  04500
  • Montclar : 460 Habitants, code postal :  04140
  • Montfort : 383 Habitants, code postal :  04600
  • Montfuron : 197 Habitants, code postal :  04110
  • Montjustin : 48 Habitants, code postal :  04110
  • Montlaux : 138 Habitants, code postal :  04230
  • Montsalier : 107 Habitants, code postal :  04150
  • Moriez : 183 Habitants, code postal :  04170
  • La Motte-du-Caire : 516 Habitants, code postal :  04250
  • Moustiers-Sainte-Marie : 718 Habitants, code postal :  04360
  • La Mure-Argens : 319 Habitants, code postal :  04170
  • Nibles : 46 Habitants, code postal :  04250
  • Niozelles : 237 Habitants, code postal :  04300
  • Noyers-sur-Jabron : 431 Habitants, code postal :  04200
  • Les Omergues : 124 Habitants, code postal :  04200
  • Ongles : 338 Habitants, code postal :  04230
  • Oppedette : 62 Habitants, code postal :  04110
  • Oraison : 5 300 Habitants, code postal :  04700
  • La Palud-sur-Verdon : 314 Habitants, code postal :  04120
  • Peipin : 1 290 Habitants, code postal :  04200
  • Peyroules : 227 Habitants, code postal :  04120
  • Peyruis : 2 615 Habitants, code postal :  04310
  • Piégut : 141 Habitants, code postal :  05130
  • Pierrerue : 521 Habitants, code postal :  04300
  • Pierrevert : 3 651 Habitants, code postal :  04860
  • Pontis : 76 Habitants, code postal :  05160
  • Prads-Haute-Bléone : 175 Habitants, code postal :  04420
  • Puimichel : 253 Habitants, code postal :  04700
  • Puimoisson : 720 Habitants, code postal :  04410
  • Quinson : 446 Habitants, code postal :  04500
  • Rebortiers : 84 Habitants, code postal :  04150
  • Reillanne : 1 500 Habitants, code postal :  04110
  • Revest-des-Brousses : 252 Habitants, code postal :  04150
  • Revest-du-Bion : 564 Habitants, code postal :  04150
  • Revest-Saint-Martin : 91 Habitants, code postal :  04230
  • Riez : 1 783 Habitants, code postal :  04500
  • La Robine-sur-Galabre : 326 Habitants, code postal :  04000
  • La Rochegiron : 107 Habitants, code postal :  04150
  • La Rochette : 58 Habitants, code postal : 04170
  • Rougon : 104 Habitants, code postal :  04120
  • Roumoules : 711 Habitants, code postal :  04500
  • Saint-André-les-Alpes : 930 Habitants, code postal :  04170
  • Saint-Benoît : 124 Habitants, code postal :  04240
  • Sainte-Croix-à-Lauze : 81 Habitants, code postal :  04110
  • Sainte-Croix-du-Verdon : 124 Habitants, code postal :  04500
  • Saint-Etienne-les-Orgues : 1 219 Habitants, code postal :  04230
  • Saint-Geniez : 90 Habitants, code postal :  04200
  • Saint-Jacques : 57 Habitants, code postal :  04330
  • Saint-Jeannet : 51 Habitants, code postal :  04270
  • Saint-Julien-d’Asse : 154 Habitants, code postal :  04270
  • Saint-Julien-du-Verdon : 144 Habitants, code postal :  04170
  • Saint-Jurs : 154 Habitants, code postal :  04410
  • Saint-Laurent-du-Verdon : 92 Habitants, code postal :  04500
  • Saint-Lions : 35 Habitants, code postal :  04330
  • Saint-Maime : 844 Habitants, code postal :  04300
  • Saint-Martin-de-Brômes : 539 Habitants, code postal :  04800
  • Saint-Martin-les-Eaux : 96 Habitants, code postal :  04300
  • Saint-Martin-lès-Seyne : 19 Habitants, code postal :  04140
  • Saint-Michel-l’Observatoire : 1 164 Habitants, code postal :  04870
  • Saint-Paul-sur-Ubaye : 229 Habitants, code postal :  04530
  • Saint-Pierre : 110 Habitants, code postal :  06260
  • Saint-Pons : 742 Habitants, code postal :  04400
  • Saint-Tulle : 3 291 Habitants, code postal :  04220
  • Saint-Vincent-les-Forts : 282 Habitants, code postal :  04340
  • Saint-Vincent-sur-Jabron : 206 Habitants, code postal :  04200
  • Salignac : 525 Habitants, code postal :  04290
  • Saumane : 108 Habitants, code postal :  04150
  • Sausses : 117 Habitants, code postal :  04320
  • Selonnet : 431 Habitants, code postal :  04140
  • Senez : 179 Habitants, code postal :  04270
  • Seyne : 1 434 Habitants, code postal :  04140
  • Sigonce : 405 Habitants, code postal : 04300
  • Sigoyer : 89 Habitants, code postal :  04200
  • Simiane-la-Rotonde : 574 Habitants, code postal :  04150
  • Sisteron : 7 427 Habitants, code postal :  04200
  • Soleilhas : 110 Habitants, code postal :  04120
  • Sourribes : 173 Habitants, code postal :  04290
  • Tartonne : 136 Habitants, code postal :  04330
  • Thèze : 216 Habitants, code postal :  04200
  • Thoard : 734 Habitants, code postal :  04380
  • Thorame-Basse : 208 Habitants, code postal : 04170
  • Thorame-Haute : 232 Habitants, code postal :  04170
  • Les Thuiles : 374 Habitants, code postal : 04400
  • Turriers : 388 Habitants, code postal :  04250
  • Ubraye : 104 Habitants, code postal :  04240
  • Uvernet-Fours : 623 Habitants, code postal :  04400
  • Vachères : 307 Habitants, code postal : 04110
  • Valavoire : 35 Habitants, code postal : 04250
  • Valbelle : 238 Habitants, code postal :  04200
  • Valensole : 3 049 Habitants, code postal :  04210
  • Valernes : 238  Habitants, code postal :  04200
  • Vaumeilh : 267  Habitants, code postal :  04200
  • Venterol : 249  Habitants, code postal :  05130
  • Verdaches : 59  Habitants, code postal :  04140
  • Vergons : 122  Habitants, code postal :  04170
  • Le Vernet : 123  Habitants, code postal :  04140
  • Villars-Colmars : 246  Habitants, code postal :  04370
  • Villemus : 161  Habitants, code postal :  04110
  • Villeneuve : 3 439  Habitants, code postal :  04180
  • Volonne : 1 658  Habitants, code postal :  04290
  • Volx : 2 953  Habitants, code postal :  04130
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