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Creuse (23)

 Le département de la Creuse  (23) situé dans la région Limousin, compte 128 799 habitants en 2011.

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Situation géographique

du département :

La région du département :

Son blason et logo :

Le Département :

Liste des communes

de la Creuse :

 

Le département de la Creuse compte 260 communes repartis en population de la manière suivante ( ATTENTION POUR L’INSTANT UNIQUEMENT LES COMMUNES DE MINIMUM 1000 HABITANTS ):

(Pour suivre les variations de la population de la commune, cliquez sur le symbole a coté de la commune)

( Pour retrouver le site web de la commune et ses dernières nouvelles,cliquez sur le symbole « site web » a coté de la commune )

  • Ahun :    1 820(2011)  Habitants, code postal :  23150
  • Ajain :  1 128(2011)  Habitants, code postal :  23380
  • Aubusson :  4 364(2011)  Habitants, code postal :  23200
  • Auzances :  1 441(2011)  Habitants, code postal :  23700
  • Bonnat :  1 334(2011)  Habitants, code postal :  23220
  • Bourganeuf :  3 148(2011)  Habitants, code postal :  23400
  • Boussac :  1 443(2011)  Habitants, code postal :  23600
  • Bussière-Dunoise : 1 128(2011)  Habitants, code postal :  2320
  • Chambon-Sur-Voueize :  1 028(2011)  Habitants, code postal :  23170
  • La Courtine :     896(2011)  Habitants, code postal :  23100
  • Dun-Le-Palestel 1 183(2011)  Habitants, code postal :  23800
  • Evaux-Les-Bains :  1 576(2011)  Habitants, code postal :  23110
  • Felletin :  2 151(2011)  Habitants, code postal :  23500
  • Gouzon :  1 533(2011)  Habitants, code postal :  23230
  • Guéret :  15 071(2011)  Habitants, code postal :  23000
  • Saint-Agnant-de-Versillat :  1 167(2011)  Habitants, code postal :  23300
  • Sainte-Feyre :   2 308(2011)  Habitants, code postal :  23000
  • Saint-Maurice-la-Souterraine :  1 233(2011)  Habitants, code postal :  23300
  • Saint-Sulpice-le-Guérétois :  2 071(2011)  Habitants, code postal :  23000
  • Saint-Vaury :  1 973(2011)  Habitants, code postal :  23320
  • La Souterraine :  5 673(2011)  Habitants, code postal :  23300

L’ Histoire de la Creuse :

Le département de la Creuse, formé d’une grande partie de l’ancienne province de la Marche et de quelques petits pays du Limousin, du Berry et de l’Auvergne, dépendait, avant la conquête romaine, du pays des Lemovices, et il dut à sa position sur les frontières du pays occupé par ce peuple le nom de Marchia Lemovicina. Plus lard, la Marche s’agrandit du pays de Combraille (pays des Cambiovicenses, Combraliae pagus). Elle fit partie de l’Aquitaine première, et passa sous la domination des Wisigoths, lorsqu’ils fondèrent le royaume de Toulouse (419). Elle suivit la fortune du Limousin et reconnut l’autorité des Francs après la victoire de Clovis à Vouillé (507).

En 571, les habitants furent, comme ceux de l’Auvergne, décimés par une horrible contagion dont Grégoire de Tours signal e les ravages. Desiderius, duc de Toulouse, et Bladaste, duc de Bordeaux, dans leur expédition contre le Berry, suivirent la grande voie romaine qui conduisait de Limoges à Bourges. Ils traversèrent la Marche et s’arrêtèrent peut-être dans les murs d’Ahun (583). Pendant la lutte de Pépin contre l’Aquitaine, Remistan ravagea toute la contrée et s’avança jusque dans le bas Berry, en 767.

Dans le démembrement de l’empire carlovingien, la Marche, à l’exemple de toutes les provinces de France, se morcela en un grand nombre de seigneuries. Elle ne put échapper aux ravages des Sarrasins et des Normands. En 846, ils dévastèrent le Limousin et s’avancèrent jusqu’aux limites du Berry et de l’Auvergne. En 930, ils reparurent ; mais, cette fois, ils furent battus et repoussés par le roi Raoul. Les Hongrois vinrent achever la ruine des provinces françaises. Ils pénétrèrent, en 937, jusqu’aux frontières de la Marche, et revinrent, en 951, désoler toute l’Aquitaine.

La France n’avait plus de gouvernement, plus d’armée ; elle était tombée dans la plus désastreuse anarchie. C’est au milieu de cette société en dissolution et dans l’effort tenté pour la reconstituer sous la forme féodale que se fonda, vers 968, le comté de la Marche. Les grands fiefs étaient autant de souverainetés indépendantes, et leurs possesseurs reconnaissaient à peine la suprématie nominale du roi. C’est ainsi que, malgré les menaces de Hugues Capet, Adalbert Talleyrand, comte de la Marche et de Périgord, s’allie avec Foulques Nerra, duc d’Anjou, contre Conan, comte de Rennes.

Tandis que Foulques s’empare de Nantes, Adalbert assiège la ville de Tours. Le roi marche au secours de cette place (992) . Il somme son vassal de se retirer. « Qui t’a fait comte ? » lui dit-il. Adalbert répond : « Qui t’a fait roi ? » Ce mot célèbre du comte de la Marche caractérise bien la politique féodale au Xe siècle. L’autorité royale baissa encore sous les successeurs de Hugues Capet. Un moment resserrée dans Paris par la féodalité, elle ne fut presque plus qu’une ombre. On trouve, en effet, en 1095, avant les croisades, plus de quatre-vingts grands fiefs qui avaient des souverains héréditaires et une véritable indépendance.

C’étaient quatre-vingts rois qu’il y avait en France, et parmi eux on compte plusieurs des anciens vassaux du duc de France qui ne lui obéissaient plus. Philippe Ier ne possédait réellement que les comtés de Paris, d’Étampes, de Melun, d’Orléans, de Dreux et de Sens, et, en montrant à son fils le château du seigneur de Montlhéry aux portes de Paris, il lui disait : « Beau fils Louis, garde bien cette tour qui tant de fois m’a travaillé, et en qui combattre et assaillir je me suis presque tout enseveli, et par la déloyauté de laquelle je ne puis avoir bonne paix ni bonne sûreté ; en tout le royaume n’étoient maux faits ni trahisons sans leur assent et sans leur aide, et si grande confusion étoit entre ceux de Paris et ceux d’Orléans que l’on ne pouvoit aller en terre de l’autre pour marchandise ni pour autre chose sans la volonté à ces traîtres, si ce n’étoit de grandes forces de gens » (Chroniques de Saint-Denys).

Au XIe siècle, l’ombre même d’un gouvernement central, d’une nation générale semble avoir disparu. « Comment se fait-il, dit M. Guizot, que la civilisation et l’histoire vraiment française commencent précisément au moment où il est presque impossible de découvrir une France ? C’est que, dans la vie du peuple, l’unité extérieure, visible, l’unité de nom et de gouvernement, bien qu’importante, n’est pas la première, la plus réelle, celle qui constitue vraiment une nation. Il y a une unité plus profonde, plus puissante : c’est celle qui résulte, non pas de l’identité de gouvernement et de destinée, mais de la similitude des éléments sociaux, de la similitude des institutions, des moeurs, des idées, des sentiments, des langues ; l’unité qui réside dans les hommes mêmes que la société réunit, et non dans les formes de leur rapprochement ; l’unité morale enfin, très supérieure à l’unité, politique et qui peut seule la fonder solidement. A la fin du Xe siècle et au commencement du XIe, il n’y a point d’unité politique pareille à celle de Charlemagne ; mais les races commencent à s’amalgamer ; la diversité des lois, selon l’origine, n’est plus le principe de toute la législation. Les situations sociales ont acquis quelque fixité ; des institutions, non pas les mêmes, mais partout analogues, les institutions féodales ont prévalu, ou à peu près, sur tout le territoire. Au lieu de la diversité radicale, impérissable, de la langue latine et des langues germaniques, deux langues commencent à se former, la langue romane du Midi et la langue romane du Nord, différentes sans doute, cependant de même origine, de même caractère, et destinées à s’amalgamer un jour. Dans l’âme des hommes, dans leur existence morale, la diversité commence aussi à s’effacer.

« Le Germain est moins adonné à ses traditions, à ses habitudes germaniques ; il se détache peu à peu de son passé pour appartenir à sa situation présente. Il en arrive autant du Romain ; il se souvient moins de l’ancien. empire et de sa chute, et des sentiments qui en naissaient pour lui. Sur les vainqueurs et sur les vaincus, les faits nouveaux, actuels, qui leur sont communs, exercent chaque jour plus d’empire. En un mot, l’unité politique est à peu près nulle, la diversité réelle encore très grande ; cependant il y a au fond plus d’unité véritable qu’il n’y en a eu depuis cinq siècles. On commence à entrevoir les éléments d’une nation ; et la preuve c’est que, depuis cette époque, la tendance de tous ces éléments sociaux à se rapprocher, à s’assimiler, à se former en grandes masses, c’est-à-dire la tendance vers l’unité nationale, et par là vers l’unité politique, devient le caractère dominant de l’histoire de la civilisation française. »

Dès le règne de Philippe le Gros commence, contre la féodalité, la guerre qui, par l’alliance de la royauté et des communes, doit aboutir au triomphe du principe moderne de la centralisation. Le fils de Philippe Ier ne reste pas, comme son père, emprisonné dans le domaine des ducs de France. Il cherche à étendre au loin son influence et son action. En 1121, nous le voyons s’avancer jusqu’aux confins de la Marche et diriger une expédition contre le comte d’Auvergne. Cinq ans plus tard, il intervient de nouveau en faveur de l’évêque de Clermont et force le comte à se soumettre au jugement -de la cour du roi (1126). Le comté de la Marche passa, vers ce temps, à la famille des Montgomery, dont un des membres, Adalbert IV, partant pour la terre sainte en 1177, vendit son domaine, pour cinq mille mires d’argent. à Henri II, roi d’Angleterre. Cette vente fut annulée sur la demande des seigneurs de Lusignan, qui, depuis longtemps, avaient des prétentions sur la Marche. Henri Il rendit ce comté à Hugues de Lusignan.

Vers la fin du XIe siècle, des bandes de routiers se levèrent dans le Berry et mirent toute la contrée au pillage. Ils prenaient le nom de Cottereaux. Les seigneurs des pays voisins, de la Marche, de l’Auvergne, formèrent contre eux l’association des Capuchons, et les taillèrent en pièces dans plusieurs rencontres (1184). Pendant les guerres de Philippe-Auguste et de Jean sans Terre, le comté de la Marche, situé à la limite des possessions anglaises et françaises, se trouva exposé aux ravages des gens d’armes.

Le comte Hugues le Brun suivit le parti du roi de France. Il était animé contre le roi d’Angleterre par des griefs personnels. Jean lui avait enlevé quelques châteaux et sa fiancée, fille du comte d’Angoulême (1201). En 1206, les deux rois signèrent une trêve de deux ans ; Hugues le Brun fut un des garants de Philippe-Auguste (Chroniques de Rigord). Philippe, poursuivant l’oeuvre de Louis le Gros et prenant au sérieux son titre de roi, était pour les grands vassaux un maître incommode. Hugues de Lusignan ne lui resta pas longtemps fidèle. Il se ligua en 1213 avec Jean sans Terre, son ancien ennemi. Mais la paix fut bientôt rétablie. On nomma des arbitres pour les infractions commises dans le Berry, l’Auvergne, le comté de la Marche et le Limousin ; ils se réunirent entre Aigurande et Cuzon, châteaux du comté de la Marche.

Pendant la minorité de Louis IX, la maison de Lusignan s’associa à la réaction féodale tentée contre la régente, Blanche de Castille. Le comte de la Marche prit les armes comme le duc de Bretagne et le comte de Champagne ; mais, comme eux, il fut obligé de se soumettre (1227). Ses successeurs régnèrent sans éclat jusqu’à la fin du XIIIe siècle. En 1308, Gui de Lusignan, mourant sans enfants, légua le comté de la Marche à Philippe le Bel.

Le territoire qui forme aujourd’hui le département de la Creuse fut alors presque tout entier réuni au domaine royal, sauf la terre de Combraille, qui appartenait à la maison d’Auvergne. Le comté de la Marche fut érigé en pairie par lettres patentes données à Paris, au mois de mars 1316, en faveur de Charles de France, comte de la Marche. Charles succéda à son frère Philippe le Long (1322), et ainsi cette pairie fut éteinte. Mais, comme le même roi donna le comté de la Marche à Louis de Bourbon en échange du comté de Clermont en Beauvoisis, il fut érigé de nouveau en pairie par lettres patentes du mois de décembre 1327.

Il passa dans la maison d’Armagnac par le mariage d’Éléonore, fille de Jacques de Bourbon, avec Bernard d’Armagnac, comte de Pardiac et de Castres. Leur fils, Jacques d’Armagnac, duc de Nemours, comte de la Marche, de Pardiac, de Castres et de Beaufort, vi-comte de Murat, seigneur de Leuze, de Condé et de Montagne-en-Combraille, fut l’ennemi et la victime de Louis XI. Il périt par la main du bourreau (août 1477). Le roi confisqua ses biens, et donna le comté de la Marche à Pierre II de Bourbon, sire de Beaujeu, qui avait épousé Anne de France. Suzanne de Bourbon, leur fille, porta ce domaine en dot au connétable Charles de Bourbon. Celui-ci était déjà comte de Montpensier et dauphin d’Auvergne, duc de Bourbon, d’Auvergne et de Châtellerault, comte de Clermont en Beauvoisis, de Forez, de Gien vicomte de Carlat et de murat, seigneur de Beaujolais, de Combraille, de Mercoeur, d’Annonay, de La Roche-en-Régnier et de Bourbon-Lancy.

La trahison du connétable anéantit cette puissance redoutable de la maison de Bourbon. Ses biens furent confisqués en 1523. Le comté de la Marche passa à Louise de Savoie, mère de François Ier ; après la mort de cette princesse, il rentra dans le domaine de la couronne. François Ier le donna, par lettres du 12 juin 1540, à son troisième fils, Charles de France, pour le tenir en pairie ; mais ce prince mourut le 9 septembre 1545. Depuis lors, la Marche ne fut plus détachée de l’unité nationale. La féodalité s’était transformée en noblesse. Au XVIIIe siècle, le comté de la Marche fut le titre des fils aînés des princes de Conti.

L’histoire de la province n’est pas riche en détails intéressants. Durant les désastres de la guerre de Cent ans, les villes et les seigneurs ne trahirent pas la cause de la France. Le sire de Boussac, chambellan de Charles VII, le servit jusqu’au crime. Lorsque la guerre civile vint se mêler à la guerre étrangère, et que le dauphin souleva la Praguerie, Charles VII traversa la Marche en poursuivant son fils rebelle (1440). On a retrouvé au British Museum (m. 11, 542) des lettres royales du 4 décembre 1545, par lesquelles sont institués, dans la sénéchaussée de la Marche, cinq commissaires, à l’effet de percevoir, d’après un nouveau mode, un aide pour la solde des gens d’armes. Ce sont « nos amis et féaulx conseillers et chambellans, le sire de Culant, maître Jehau Tudert, maistre des requêtes ordinaires de notre hôtel, les sénéchal et chancelier de la Marche, et Pyon de Bar, notre valet de chambre. »

Il existe au cabinet des titres de la Bibliothèque nationale des quittances de ce Pyon de Bar. Le 1er décembre 1445, il avait reçu de Jacques de la Ville la somme de 100 livres à titre de commissaire ordonné pour asseoir au comté de la Marche la portion à l’aide de 300 000 francs, mis sus par le roi sur les pays de Languedoc au mois de janvier précédent. « Vous mandons et commettons que les gens d’armes qui sont du pays et ressort de la comté de la Marche soient dorénavant payés, selon l’ordonnance que nous avons de présent faite, à commencer le premier jour de janvier prochain venant. C’est assavoir : en argent 21 livres tournois par lance fournie de six personnes et six chevaux ; plus pour 10 livres tournois en nature. Et voulons toutes manières de gens être à ce contribuables, excepté gens d’Église, nobles vivant noblement, et autres qui, par nos dernières ordonnances, en étoient exemptés. » (Lettres du 3 août 1445, Ordonn. des rois de France, tome XIII, page 442 et pass.) « Et avec ce… mettez sus, audit pays et ressort de la Marche, avec les frais raisonnables ci-après déclarés, et outre le fait et payement desdits gens d’armes, la somme de 5 000 livres tournois, 500 livres tournois pour les frais. Laquelle somme est pour et au lieu de l’aide de 200 000 livres tournois que de nécessité étions contraint mettre sus en notre pays comme l’année passée. Mais, considéré la pauvreté de notredit peuple et la charge qu’ils ont desdits gens d’armes, nous avons modéré ledit, pays, pour sa portion dudit aide, à ladite somme de 5,000 livres tournois, et 500 livres tournois pour les frais. » (Biblioth. de l’école des Chartes, déc. 1846.)

Sous Louis XI, les états de la haute et basse Marche demandèrent à se réunir pour une imposition commune, et le roi les y autorisa (1478). Les états de cette province cessèrent de s’assembler au XVIIe siècle, après la victoire de Mazarin sur la Fronde et le triomphe de l’absolutisme. En 1531, la province fut affligée par les inondations et par la famine. La Creuse et la Gartempe débordèrent. « Estoit en ladite saison grand’cherté de blés et de vins ; car le setier de froment se vendoit 50 sols, le setier de seigle 40 sols et plus, etc. » C’est l’année où le comté de la Marche fut réuni à la couronne. Bientôt après se tinrent à Poitiers les Grands-Jours, « qui jugèrent deux cents causes en deux mois et condamnèrent un grand nombre de gentilshommes d’Anjou, Touraine, Maine, Aunis, Angoumois et Marche. »

En 1553, « les droits que les habitants prennent sur le sel furent vendus par le roi Henri II aux habitants du pays de Poitou, Saintonge, ville et -gouvernement de La Rochelle, Angoulême haut et bas Limousin, haute et basse Marche, qu’on appelle à cause de cela pays de franc-salé. » Sous le règne de Henri III, la Réforme pénétra dans la Marche, mais elle n’y fit pas de progrès. Pendant les guerres religieuses, « le sieur de Saint Marc était commandant pour l’Union au pays de la Marche. » (Palma Cayet.) Il périt en allant au secours de Randan, chef des ligueurs en Auvergne (1590). Les paysans de la Marche prirent part à la révolte des Croquants, en 1594.

Aux états de 1484 avaient paru les députés du comté de la Marche. Il n’en vint aucun à ceux de 1593. En 1614, la sénéchaussée de la haute Marche envoya aux états généraux Georges de La Roche-Aymon, sieur de Saint-Maixent ; Gabriel, sieur de Malité, et Jean Vallenet, lieutenant particulier à Guéret.

Les Grands-Jours, tenus à Limoges en 1605, n’avaient pas plus épargné les nobles brigands de la Marche que ceux du Limousin ; mais l’esprit féodal n’était pas encore détruit dans ces provinces presque sauvages. La royauté devait longtemps encore y rencontrer des ennemis. « Le 17 mars 1617, dit le Mercure françois le prince de Joinville partit de Paris pour aller en son gouvernement d’Auvergne, y lever des troupes et avoir l’œil sur les pratiques qui se faisoient au pays de la Marche, bas Limousin et provinces voisines, par M. de Bouillon, qui sollicitoit une assemblée générale de ceux de la religion réformée pour les exciter à se soulever et prendre les armes. » Vingt ans après reparaissent les Croquants. « On dit qu’en Limousin, la Marche, l’Auvergne et le Poitou, sont élevées plusieurs troupes de gens, sous le nom de Croquants, lesquels font une guerre aux partisans, et qu’on parle en deçà d’envoyer vers eux pour les apaiser. » (Lettre de Gui Patin, 26 mai 1637.)

Au commencement de la guerre de la Fronde, le marquis d’Effiat était gouverneur de la haute et basse Marche (1649). Aubusson et Guéret figurent dans la liste générale des villes où furent envoyées, le 2 août 1652, les lettres circulaires de la ville de Paris invoquant l’appui des autres cités du royaume. Aubusson et Guéret ne répondirent pas. La Marche était alors un pays perdu au milieu de la France. Qu’on en juge par les impressions de voyage du célèbre comte de Forbin, qui la traversa en 1684. « Comme le service du roi ne demandoit pas ma présence à Rochefort, car la saison étoit déjà fort avancée, mon oncle me conseilla d’aller en Provence, pour régler quelques affaires que j’y avois ; il m’ordonna en même temps de passer par Lyon et de parler à un homme qui lui devoit quelque argent. La route que j’avois à suivre étoit par le Périgord, le Limousin et l’Auvergne. La quantité de neige dont le pays étoit couvert le rendoit impraticable à un homme qui n’en avoit d’ailleurs aucune connoissance. Pour obvier à cet iriconvénient, je me joignis aux muletiers qui partent deux fois la semaine de Limoges pour Clermont. Leur marche étoit si lente et si ennuyeuse que je me trouvois bien malheureux d’être obligé de m’y conformer. Après les avoir ainsi suivis pendant quatre jours, nous arrivâmes à un cabaret en rase campagne. J’étois auprès du feu à causer avec l’hôtesse, lorsque je vis entrer six hommes qui ressembloient bien mieux à des bandits qu’à toute autre chose. Je demandai quels hommes c’étoient : Ce sont, me répondit la maîtresse du logis, des marchands de Saint-Étienne en Forez, qui reviennent de la foire de Bordeaux ; nous les voyons repasser ici toutes les années. Ravi de cette nouvelle, je leur fis civilité ; nous soupâmes ensemble et je m’associai avec eux pour tout le reste du voyage. Il tomba dans la nuit une si grande quantité de neige que les chemins en furent entièrement couverts. Mais ces marchands les avoient si fort pratiqués que, se conduisant d’un arbre à l’autre, ils ne s’égarèrent jamais. Comme nous marchions, un geai vint se percher devant nous à la portée d’un fusil. Un de mes compagnons de voyage qui avoit un bâton, ou quelque chose qui paroissait tel, fit arrêter la troupe ; et ayant ajouté à ce prétendu bâton quelques ressorts qu’il renfermoit sans qu’il y parût, il en fit un fusil complet, tira sur l’oiseau et le tua… Nous devions nous séparer à Thiers, etc. » (Mémoires du comte de Forbin, p. 302.)

Dans cette contrée presque sauvage, une seule ville, par son industrie et son commerce, méritait d’arrêter l’attention du voyageur. Aubusson comptait environ 12,000 habitants, presque le double de sa population actuelle. La fabrication de ses tapis, déjà célèbres, occupait un très grand nombre (Louvriers. La plupart étaient protestants. La révocation de l’édit de Nantes (1685) les força de s’expatrier. ils émigrèrent en Suisse et en Allemagne.

Ainsi la Marche subit, comme les provinces de l’Ouest, les effets désastreux de l’intolérance. Colbert n’était plus ; Louvois dominait dans les conseils de Louis XIV ; et le travail national, un moment ranimé sous l’administration d’un homme d’État qui comprenait les vrais intérêts de la France, allait être sacrifié désormais aux fantaisies de l’ambition et de l’orgueil. La France n’a guère traversé de périodes plus douloureuses que la fin du règne de Louis le Grand. Elle perdit même, pendant la guerre de la succession d’Espagne, les consolations de la gloire ; et, la fortune épuisant contre nous toutes ses rigueurs, le froid et la famine se coalisant avec l’Europe, la nation expia cruellement les prétentions de son maître à la monarchie universelle. La Marche ne put échapper aux adversités de la patrie ; mais, du moins, grâce à sa position centrale, elle ne fut pas atteinte par le fléau de l’invasion. Grâce au caractère de ses habitants, elle évita les maux de la guerre civile ; les fils des Croquants ne suivirent point l’exemple des Camisards.

La haute Marche faisait partie, ainsi que le pays de Combraille, de la généralité de Moulins, mais elle n’en partageait point toutes les charges ; plus heureuse que le Bourbonnais et le Nivernais, provinces de grandes gabelles, elle était comprise dans le pays rédimé de l’impôt du sel. Le pays rédimé ne payait qu’un droit modique perçu sous les noms de convoi, de traite, de charente, etc., sur tous les sels extraits des marais salants pour l’approvisionnement des habitants. « Le commerce du sel étant libre dans cette partie de la France, on ne petit pas, dit Necker, en connaître la consommation avec autant de certitude que dans les parties du royaume où le privilège exclusif du débit est entre les mains du roi. Il y a lieu de l’évaluer à environ 830 000 quintaux ; et cette quantité, rapportée à une population de 4 025 000 âmes, ferait environ dix-huit livres pesant par tête d’habitant de tout sexe et de tout âge. La valeur courante varie depuis six jusqu’à dix et douze francs. »

Necker les portait, pour les provinces de grandes gabelles, à 62 livres par quintal ; pour celles de petites gabelles, à 33 livres 10 sous. La Marche, voisine du Berry et du Bourbonnais, leur fournissait en contrebande des quantités considérables de sel, et ses faux sauniers faisaient une rude guerre aux gens du roi. Enfin, la Révolution de 1789 abolit les douanes intérieures et répartit également les charges publiques entre tous les départements de la France. Les contrebandiers, abandonnant les provinces du centre, durent renoncer à leur commerce ou changer le théâtre de leurs exploits. Ils n’avaient plus rien à faire dans la Marche.

Pendant la période révolutionnaire, le département de la Creuse n’eut pas à souffrir des tourmentes politiques. La Terreur n’y fit point couler le sang. Les nobles, peu nombreux, émigrèrent ou se soumirent ; la vente des biens du clergé eut lieu sans scandales et sans bruit, et la guerre civile ne trouva point d’armée sur cette terre qui ne porte point le fanatisme. La Creuse ne fournit de soldats que pour combattre les ennemis de la France. Ses volontaires servirent avec honneur sous les drapeaux de la République. Un de leurs bataillons (Joullieton atteste ce fait dans son Histoire de la Marche) reconnut les petits-fils des proscrits de 1685 dans un village des bords du Rhin où s’était conservé le patois marchais.

 ( source : http://www.france-pittoresque.com/)

Aveyron (12)

Le département de l’ Aveyron (12) situé dans la région Midi-Pyrénées, compte 277 048 habitants en 2009.

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La région du département :

 

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Son blason et logo :

 

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Aveyron

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Le Département :

 

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L’ histoire du département :

 

Avant la conquête romaine, le Rouergue (aujourd’hui le département de l’Aveyron) était habité par les Rutheni, ainsi appelés de leur idole Ruth, sorte de Vénus celtique dont le culte subsistait encore au Ve siècle de notre ère. Nation puissante, les Ruthènes avaient trois cités principales : Segodun, en langue celtique montagne à seigle (Rodez) ; Condatemag, ville du confluent (au quartier d’Embarri, près de Millau), et Carentomag, ville des parents(Caranton). Sur tous ces points on a découvert des ossements, des monnaies, des médailles, des poteries et d’autres objets d’art et d’industrie qui semblent confirmer la position de ces trois cités gauloises.image 1

Voisins et alliés des Arvernes, les Ruthènes les suivirent dans leurs expéditions au delà des Alpes et combattirent dans leurs rangs pour l’indépendance nationale. Betultich ou Bituit, chef des Arvernes, comptait dans son armée vingt-deux mille archers ruthènes, lorsque, joint aux Allobroges, il marcha contre le consul Quintus Fabius Maximus et lui livra bataille au confluent du Rhône et de l’Isère, l’an 121 avant notre ère. On sait que l’armée confédérée fut vaincue et qu’une partie du pays des Ruthènes se trouva comprise, sous le nom de Ruthènes provinciaux, dans la Provincia romana, qui s’étendit jusqu’au Tarn.

On appela Ruthènes indépendants ceux qui habitaient sur la rive gauche de cette rivière ; mais ces derniers ne tardèrent pas à subir le sort de leurs frères. Ayant pris part à l’héroïque révolte de Vercingétorix contre César, ils furent vaincus et soumis. Dès lors, comme le reste de la Gaule, tout le pays des Ruthènes rentra sous la domination romaine. Dans la division des Gaules par Auguste, il fut compris dans l’Aquitaine, et dans l’Aquitaine première sous Valentinien. Rome y établit des colonies, y bâtit des temples, des cirques, des aqueducs ; des voies publiques sillonnèrent le pays dans tous les sens. Au Ve siècle, on y parlait la langue latine.

Ce fut, dit-on, saint Martial qui, le premier, vint prêcher l’Évangile aux Ruthènes, en l’an 250. Au IVe siècle, les chrétiens étaient déjà nombreux dans le Rouergue. Cependant, au Ve siècle, Ruth, la divinité celtique, y était encore adorée. Saint Amans entreprit de convertir ce peuple. « Un jour que celui-ci sacrifiait à Ruth, dit un historien, Amans apparut et il lui reprocha son impiété et ses excès ; mais, voyant qu’au lieu de se rendre aux efforts de son zèle il entrait en fureur contre lui, il invoqua le Seigneur, et tout à coup d’épaisses nuées s’amoncellent, le tonnerre gronde, éclate, et l’odieux simulacre tombe en pièces. » A cette vue, les Ruthènes se jettent aux pieds du saint et demandent le baptême. Cependant, en rendant aux Gaulois leurs droits politiques, l’empereur Honorius leur avait imposé des contributions exorbitantes. Amans racheta les Ruthènes de ce tribut. Cette sollicitude acheva de lui gagner les coeurs.

image 2Pendant les guerres de l’empire, le Rouergue changea souvent de maître : il appartint successivement aux Wisigoths en 472 ; aux Francs en 507 ; encore aux Wisigoths en 512 ; aux rois d’Austrasie en 533 ; en 588 aux ducs d’Aquitaine, qui en furent dépouillés par Pépin le Bref en 768. Charlemagne l’incorpora en 778 au royaume d’Aquitaine et y établit des comtes qui, d’abord viagers, s’érigèrent ; dans la suite, en seigneurs héréditaires de leur comté. Vers le milieu du IXe siècle, Charles le Chauve confirma les comtes de Rouergue dans leurs possessions et y ajouta le comté de Toulouse qu’il détacha du duché d’Aquitaine.

A la mort de Hugues onzième comte de Rouergue (1053), Berthe, sa fille, se vit disputer son héritage par Guillaume, comte de Toulouse, et son frère Raymond de Saint-Gilles. On prit les armes ; mais Berthe étant morte en 1065, les deux frères se tournèrent l’un contre l’autre. Après quinze ans de luttes, ils convinrent que Guillaume aurait le comté de Toulouse, et Raymond celui de Rouergue, dont il avait pris le titre à la mort de Berthe. Raymond succéda à son frère dans son comté, et le Rouergue devint l’apanage des fils puînés des comtes de Toulouse. Raymond mourut en Palestine, laissant un fils en bas âge, Alphonse Jourdain. Alors des prétentions éclatèrent. Bérenger d’Aragon, comte de Barcelone , vicomte de Millau, et Guillaume, comte de Poitiers, profitant de la minorité d’Alphonse, entrèrent à main armée dans ses États. Trop faible pour résister, AIphonse se retira en Provence et ne reconquit ses deux comtés qu’en 1120. Jeanne, unique héritière de cette maison et femme d’Alphonse, comte de Poitiers, étant morte sans postérité, le Rouergue revint à la couronne en 1271.

Cependant, Raymond de Saint-Gilles, en partant pour la croisade, avait engagé à Richard, fils puîné du vicomte de Millau, la partie de la ville de Rodez appelée le Bourg et quelques châteaux. De là l’origine du comté de Rodez. Hugues Ier et Henri Ier, successeurs de Richard, protégèrent la poésie provençale. Henri Il n’ayant pas laissé d’enfants mâles, en lui s’éteignit la première race des comtes de Rodez. Ce comté passa à Bernard VI, comte d’Armagnac, par son mariage avec Cécile, l’une des filles de Henri II. Cécile, à la mort de son père, avait pris le titre de comtesse de Rodez ; il lui fut disputé par ses soeurs. Après avoir fait le bonheur de ses vassaux par ses sages lois, Cécile mourut en 1313, laissant pour héritier Jean, son fils, qui unit les comtés d’Armagnac et de Rodez.

Jean Ier, dit le Bon, avait épousé en premières noces Reine de Goth, petite-nièce du pape Clément V. Après la mort de celle-ci, il se remaria avec Béatrix de Clermont, comtesse de Charolais, princesse du sang de France. Ce mariage fut l’une des principales causes de la puissance des comtes d’Armagnac, puisqu’elle les éleva au rang de seigneurs du sang de France. Jean se distingua dans les guerres de son temps, sous les règnes de Philippe de Valois et du roi Jean.image 3

Jean II, le Gras, surnommé aussi le Bossu, fils de Jean Ier et de Béatrix de Clermont, employa la plus grande partie de son règne à délivrer le Rouergue des compagnies anglaises qui le désolaient. Il mourut en 1384, à Avignon, d’où son corps fut transporté dans l’église cathédrale d’Auch. Il laissa de son épouse, Jeanne de Périgord, deux fils, Jean et Bernard, qui lui succédèrent, et une fille, Beatrix, qui fut mariée en secondes noces à Barnabé Visconti, seigneur de Milan.

Jean III, lieutenant général des armées du roi en Languedoc, parvint à chasser, en 1387, les routiers du Rouergue. Ayant voulu donner du secours aux Florentins contre Galéas Visconti, duc de Milan, il fut blessé dans cette campagne, et il mourut peu de temps après de ses blessures. Bernard, le fameux connétable, fut massacré à Paris en 1418. C’était un grand capitaine et un homme de génie ; mais son excessive fierté, son inflexibilité, son despotisme, défauts héréditaires dans sa famille, le perdirent. On a conservé de lui un mot qui le peint tout entier. Ses officiers étant venus lui dire que le peuple de Rodez était au moment de se mutiner : Se ley dabale ! (Si j’y descends ! ) fut sa réponse. Ce laconisme menaçant a quelque chose de sublime, a dit M. le baron de Gaujal ; c’est le Quos ego de Virgile. Bernard avait tout ce qu’il fallait pour être le bienfaiteur de sa patrie ; mais il mit dans sa conduite trop de raideur, dans ses mesures trop de négligence ; il ne fit qu’aggraver des maux qu’il aurait pu guérir.

Jean IV fut l’héritier et le successeur de Bernard, son père, non seulement dans les comtés de Rodez et d’Armagnac, mais encore dans tous ses autres domaines, qui étaient immenses. Il habitait le Languedoc où il était lieutenant pour son père dans le temps que celui-ci était occupé à faire la guerre au duc de Bourgogne ; mais dès qu’il eut appris sa fin tragique il se retira en Rouergue, où il tâcha de se concilier, par ses bienfaits, la bienveillance de ses vassaux.

Bien qu’il y vécût retiré, ses ennemis l’accusèrent de plusieurs griefs auprès du roi Charles VII, qui lui déclara la guerre en 1444 et confia la commandement de son armée au dauphin, plus tard Louis XI. Ce prince entra en campagne, assiégea Entraygues, puis Rodez et Sévérac-le-Château et soumit enfin toutes les places du comté. Ayant fait sa paix avec le roi, Jean mourut en 1450, au château de l’Ile-en-Jourdain.

Jean V, son fils et successeur, s’attira, par sa vie scandaleuse, l’indignation du roi Charles VII, à qui, d’ailleurs, il faisait ombrage à cause de sa puissance et de ses richesses. Il se rendit coupable de trahison envers le roi Louis XI, qui lui déclara la guerre. Poursuivi dans toutes ses retraites, Jean s’enferma dans Lectoure et y soutint un long siège ; mais la ville capitula, et le comte g fut massacré dans son château avec tous ses enfants. C’est au château de Busset et non dans celui de Castelnau-de-Bretenoux, comme plusieurs l’ont écrit, que sa veuve reçut de trois empoisonneurs, le seigneur de Castelnau, Olivier le Roux et Guiraudon, le breuvage destiné à frapper dans ses flancs l’enfant dont elle devait être mère.

image 6Charles, dernier comte du nom d’Armagnac, succéda en 1484 à Jean V, son frère, mais seulement pour le domaine utile. Il mourut en 1497, laissant pour seul héritier Charles d’Alençon, son petit-neveu, qui épousa Marguerite de Valois, soeur de François II, substituée aux droits du roi sur les biens de la maison d’Armagnac. Il mourut en 1525, sans postérité. Henri Ill d’Albret, roi de Navarre, qui avait des prétentions à la succession de la maison d’Armagnac comme descendant d’Anne d’Armagnac, fille du connétable Bernard, et Marguerite de Valois, veuve du duc d’Alençon, confondirent leurs droits en se mariant en 1526.

Ils furent couronnés l’un et l’autre dans la cathédrale de Rodez, le 16 juillet 1535, par l’évêque Georges d’Armannac. Jeanne d’Albret, leur fille unique et femme d’Antoine de Bourbon, duc de Vendôme, fut reine de Navarre et comtesse de Rodez en 1555. Henri de Bourbon, son fils, lui succéda en 1572. Devenu roi de France sous le nom de Henri IV, il réunit à la couronne le comté de Rodez et tous les biens des d’Armagnac. Ainsi finit la seconde race des comtes de Rodez.

Riches et puissants, ils jouissaient des droits régaliens, avec pouvoir de faire battre monnaie, de lever l’impôt, de créer des sergents, etc. A leur avènement au comté, ils étaient couronnés par l’évêque de Rodez, assisté du dom d’Aubrac et des abbés de Bonneval, de Bonnecombe, de Loc-Dieu et de Beaulieu. Outre les quatre châtellenies, qu’ils regardaient comme les clefs de la province, ils possédaient dans le Rouergue près de vingt-quatre châteaux et un grand nombre de fiefs parmi lesquels deux vicomtés, Peyrebrune et Cadars , et douze baronnies : Landorre, Estaing, Castelpers, Panat, Verdun, Aliramont, Aurelle, Sévérac-le-Château, Calmont-de-Plancatge, Calmont-d’Olt et Brusque. Un sénéchal, un juge de la comté, un juge des montagnes, quatre châtelains et un juge d’appeaux y rendaient la justice en leur nom.

On sait la part que les comtes de Rouergue prirent aux croisades. A l’exemple de leurs suzerains, les comtes de Rodez, Hugues Ier Henri Ier, Hugues IV se firent les chevaliers de la croix. Presque toute la noblesse du Rouergue se rangea sous leur bannière. Déjà, à la fin du XIe siècle, plusieurs seigneurs de ce pays avaient aboli la servitude dans leurs terres. D’après les chartes ou coutumes et privilèges octroyés par les comtes de Rouergue et de Rodez ou par d’autres seigneurs, « on voit, dit Bousquet dans son Abrégé de l’histoire du département de l’Aveyron, que dès les XIIe et XIIIe siècles les grands principes sur lesquels reposent les droits des citoyens n’étaient alors ni inconnus ni méprisés dans le Rouergue. Ce n’est pas, il est vrai, un système complet de législation, mais on trouve dans ces essais la faculté de changer à son gré de domicile, reconnue ; l’égalité des hommes devant la loi, proclamée ; la liberté individuelle, garantie, à moins d’un délit emportant punition corporelle ; l’abolition des impôts arbitraires ; la fixation des contributions légitimes et l’impossibilité, du moins pour le comte de Rodez, de lès augmenter en les déguisant sous le nom d’emprunts ; l’engagement contracté, même par ce seigneur, de réparer les violences commises, ou par lui-même ou en son nom ; le pouvoir de disposer des biens meubles ou immeubles, assuré ; des peines rigoureuses prononcées contre le vol, les injures, l’homicide, l’incendie, etc. ; le droit d’élire les officiers municipaux, attribué à ceux qui venaient d’en remplir les fonctions ou aux communes elles-mêmes ; d’utiles règlements relatifs à la police urbaine et rurale ; l’inspection régulière des marchés, des boucheries, etc., ordonnée ; l’établissement des gardes champêtres, sous le nom de banniers ; la surveillance de la fabrication des produits industriels, prescrite ; enfin une protection spéciale accordée aux étrangers venant habiter leurs villes ou se rendant aux foires et aux marchés, etc. »

image 8A peine délivré des invasions, le Rouergue eut à souffrir des guerres féodales. « Ces guerres privées, dit A. Monteil, ne se faisaient pas avec les formes des siècles civilisés. Au lieu des lettres de défiance, les seigneurs s’envoyaient, par des hérauts, des pailles rompues ; quelquefois par marque de mépris ils s’envoyaient aussi de vieilles chausses tout usées. Alors, on s’égorgeait, on brûlait, on ravageait sans merci. » Aux guerres féodales succéda la guerre des Anglais en 1163. Ce sont les plus belles pages de l’histoire du Rouergue. A peine les Anglais se furent-ils emparés du château de Peyrusse, les habitants de cette ville, ayant à leur tète Cornely et Médicis, leurs compatriotes, les en chassèrent et remirent cette place au comte de Rodez, Hugues II, qui dans toute celte campagne se couvrit de gloire et conquit le titre de Père de la patrie (1163-1169).

Plus tard, cependant , les Anglais reparurent dans ce pays et s’y rendirent maîtres de Saint-Antonin. A l’exemple de leurs ancêtres, les habitants se mirent en devoir de résister à l’ennemi : « Ils s’empressèrent , dit Bosc, de réparer leurs murailles ou d’en construire de nouvelles. » Peine inutile ! Après le désastre de Poitiers, ils se virent livrés au vainqueur par le traité de Brétigny. Pendant sept ans, ils subirent le joug anglais ; mais l’amour de l’indépendance qui avait armé les vieux Ruthènes contre les Romains respirait encore dans l’âme de leurs fils. A la voix de Bérenger de Nattes, ils se lèvent contre leurs oppresseurs. « Seigneurs et vassaux, bourgeois et manants, tout s’anime, dit Bousquet, tout combat pour son pays. On vit même les moines de Bonnecombe incendier le fort de Bonnefont Plutôt que de le laisser au pouvoir des Anglais , qui, à la fin de 1369, ne possédaient que Najac et le château de La. Roque-Valsergue. La ville ne tarda pas à leur être enlevée, et Du Guesclin les chassa de La Roque-Valsergue en 1371. »

Vinrent les guerres religieuses du XVIe siècle. Déjà dans la croisade contre les Albigeois, le Rouergue avait vu la plupart de ses villes, entre autres Millau, Saint-Antonin Mur-de-Barrez, Laguiole et Sévérac, ravagées par Simon de Montfort (1208-1214). Ces mêmes villes furent les premières à se déclarer pour la Réforme dans le Rouergue. Bientôt il y eut des églises réformées à Espalion, à Villefranche, à Saint-Affrique, à Villeneuve, à Peyrusse, à Compeyre, à Saint-Léons, etc. Puis, la persécution s’en mêlant, les protestants prirent les armes. De là une longue et sanglante guerre que les fureurs de la Ligue menaçaient de perpétuer dans ce pays, et dans laquelle périrent plus de dix-huit mille protestants ou catholiques, sans compter les églises qui furent pillées et dévastées, les villes et les villages saccagés ou détruits. A l’avènement de Henri IV, ce pays retrouva enfin la tranquillité.

Sous le règne des comtes de Rouergue et de Rodez, la justice y était administrée en leur nom par des vicaires ou viguiers. Après la réunion de ce pays à la couronne, il y eut des bailliages ; on en comptait seize en 1349. C’étaient : Peyrusse, Roquecézière, Najac, Villeneuve, La Roque-Valsergue, Laguiole, Sauveterre, Saint-Geniez-d’Olt, Saint-Rome-de-Tarn, Verfeil, Saint-Affrique, Saint-Antonin, Cassagnes-Royaux, Millau, Corripeyre et Villefranche.

Le Rouergue avait ses états qui s’assemblaient régulièrement tous les ans. Aux seuls comtes de Rouergue appartenait le droit de les convoquer. Après eux, les comtes de Rodez et les rois qui leur succédèrent jouirent de ce privilège. Dans l’origine, les états s’assemblaient à Rodez. Plus tard, il se tinrent successivement à Millau, à Sauveterre, à Salles-Comtaux et à Villefranche. Outre la noblesse et le clergé, les consuls des villes et ceux des bourgs et des gros villages avaient le droit d’y siéger. C’est l’évêque de Rodez qui résidait. Supprimés eu 1606, puis rétablis en 1611, supprimés une seconde fois en 1651, ils ne furent plus rétablis. On leur substitua les élections.

Avant 1789, le Rouergue était divisé en comté (chef-lieu, Rodez) et en deux Marches : la haute (chef-lieu, Millau) et la basse (chef-lieu, Villefranche). Réuni au Quercy en 1779, il forma la province de Haute-Guyenne où fut établie une administration provinciale composée de cinquante-deux membres, savoir l’évêque de Rodez, président ; les évêques de Cahors, de Vabres et de Montauban, six membres du clergé ; seize gentilshommes, treize députés des villes et treize députés des campagnes. Il y avait, en outre, deux procureurs généraux syndics et un secrétaire archiviste. Cette assemblée se réunissait tous les deux ans à Villefranche ; elle était chargée de répartir les contributions et d’en faire la levée, de veiller sur les ateliers de charité, etc. On se souvient encore dans le Rouergue de ses efforts et des règlements qu’elle fit pour améliorer l’agriculture et l’industrie. Rudes dans le nord du département, les moeurs des habitants sont douces dans le midi.

( source : http://www.france-pittoresque.com/)

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Liste des communes de

l’ Aveyron :

Le département de l ‘ Aveyron compte 304 communes repartis en population de la manière suivante ( si la commune à un site web, cliquer sur le panneau de celle-ci ):

  • Agen-d’ Aveyron : 1 065  Habitants, code postal :  12630
  • Aguessac : 849  Habitants, code postal :  12520
  • Les Albres : 342  Habitants, code postal :  12220
  • Almont-les-Junies : 490  Habitants, code postal :  12300
  • Alpuech : 82  Habitants, code postal :  12210
  • Alrance : 404  Habitants, code postal :  12430
  • Ambeyrac : 182  Habitants, code postal :  12260
  • Anglars-Saint-Félix : 671  Habitants, code postal :  12390
  • Arnac-sur-Dourdou : 23  Habitants, code postal :  12360
  • Arques : 118  Habitants, code postal :  12290
  • Arvieu : 861  Habitants, code postal :  12120
  • Asprières : 678  Habitants, code postal :  12700
  • Aubin : 4 134  Habitants, code postal :  12110
  • Aurelle-Verlac : 169  Habitants, code postal :  12130
  • Auriac-Lagast : 249  Habitants, code postal :  12120
  • Auzits : 866  Habitants, code postal :  12390
  • Ayssènes : 214  Habitants, code postal :  12430
  • Balaguier-d’Olt : 148  Habitants, code postal :  12260
  • Balaguier-sur-Rance : 100  Habitants, code postal :  12380
  • Balsac : 573  Habitants, code postal :  12510
  • Baraqueville : 2 989  Habitants, code postal :  12160
  • La Bastide-l’Evêque : 817  Habitants, code postal :  12200
  • La Bastide-Pradines : 106  Habitants, code postal :  12490
  • La Bastide-Solages : 99  Habitants, code postal :  12550
  • Belcastel : 231  Habitants, code postal :  12390
  • Belmont-sur-Rance : 1 012  Habitants, code postal :  12370
  • Bertholène : 999  Habitants, code postal :  12310
  • Bessuéjouls : 227  Habitants, code postal :  12500
  • Boisse-Penchot : 543  Habitants, code postal :  12300
  • Bor-et-Bar : 184  Habitants, code postal :  12270
  • Bouillac : 421  Habitants, code postal :  12300
  • Bournazel : 339  Habitants, code postal :  12390
  • Boussac : 510  Habitants, code postal :  12160
  • Bozouls : 2 723  Habitants, code postal :  12340
  • Brandonnet : 312  Habitants, code postal :  12350
  • Brasc : 174  Habitants, code postal :  12550
  • Brommat : 718  Habitants, code postal :  12600
  • Broquiès : 678  Habitants, code postal :  12480
  • Brousse-le-Château : 178  Habitants, code postal :  12480
  • Brusque : 326  Habitants, code postal :  12360
  • Buzeins : 181  Habitants, code postal :  12150
  • Cabanès : 220  Habitants, code postal :  12800
  • Calmels-et-le-Viala : 207  Habitants, code postal :  12400
  • Calmont : 1 942  Habitants, code postal :  12450
  • Camarès : 983  Habitants, code postal :  12360
  • Camboulazet : 349  Habitants, code postal :  12160
  • Camjac : 536  Habitants, code postal :  12800
  • Campagnac : 457  Habitants, code postal :  12560
  • Campouriez : 393  Habitants, code postal :  12140 et 12460
  • Campuac : 448  Habitants, code postal :  12580
  • Canet-de-Salars : 379  Habitants, code postal :  12290
  • Cantoin : 312  Habitants, code postal :  12420
  • Capdenac-Gare : 4 553  Habitants, code postal :  12700
  • La Capelle-Balaguier : 279  Habitants, code postal :  12260
  • La Capelle-Bleys : 380  Habitants, code postal :  12240
  • La Capelle-Bonance : 88  Habitants, code postal :  12130
  • Cassagnes-Bégonhès : 934  Habitants, code postal :  12120
  • Cassuèjouls : 139  Habitants, code postal :  12210
  • Castanet : 542  Habitants, code postal :  12240
  • Castelmary : 131  Habitants, code postal :  12800
  • Castelnau-de-Mandailles : 548  Habitants, code postal :  12500
  • Castelnau-Pégayrols : 282  Habitants, code postal :  12620
  • Causse-et-Diège : 692  Habitants, code postal :  12700
  • La Cavalerie : 1 079  Habitants, code postal :  12230
  • Le Cayrol : 285  Habitants, code postal :  12500
  • Centrès : 599  Habitants, code postal :  12120
  • Clairvaux-d’Aveyron : 1 127  Habitants, code postal :  12330
  • Le Clapier : 65  Habitants, code postal :  12540
  • Colombiès : 954  Habitants, code postal :  12240
  • Combret : 296  Habitants, code postal :  12370
  • Compeyre : 492  Habitants, code postal :  12520
  • Compolibat : 417  Habitants, code postal :  12350
  • Comprégnac : 215  Habitants, code postal :  12100
  • Comps-la-Grand-Ville : 580  Habitants, code postal :  12120
  • Condom-d’ Aubrac : 317  Habitants, code postal :  12470
  • Connac : 122  Habitants, code postal :  12170
  • Conques : 281  Habitants, code postal :  12320
  • Cornus : 501  Habitants, code postal :  12540
  • Les Costes-Gozon : 174  Habitants, code postal :  12400
  • Coubisou : 532  Habitants, code postal :  12190
  • Coupiac : 535  Habitants, code postal :  12550
  • Coussergues : 224  Habitants, code postal :  12310
  • La Couvertoirade : 173  Habitants, code postal :  12230
  • Cransac : 1 681  Habitants, code postal :  12110
  • Creissels : 1 529  Habitants, code postal :  12100
  • Crespin : 269  Habitants, code postal :  12800
  • La Cresse : 326  Habitants, code postal :  12640
  • Cruéjouls : 412  Habitants, code postal :  12340
  • Curan : 307  Habitants, code postal :  12410
  • Curières : 256  Habitants, code postal :  12210
  • Decazeville : 6 107  Habitants, code postal :  12300
  • Druelle : 1 938  Habitants, code postal :  12000 et 12510
  • Drulhe : 400  Habitants, code postal :  12350
  • Durenque : 607  Habitants, code postal :  12170
  • Entraugues-sur-Truyère : 1 267  Habitants, code postal :  12140
  • Escandolières : 205  Habitants, code postal :  12390
  • Espalion : 4 477  Habitants, code postal :  12500
  • Espeyrac : 242  Habitants, code postal :  12140
  • Estaing : 610  Habitants, code postal :  12190
  • Fayet : 285  Habitants, code postal :  12360
  • Le Fel : 146  Habitants, code postal :  12140
  • Firmi : 2 557  Habitants, code postal :  12300
  • Flagnac : 935  Habitants, code postal :  12300
  • Flavin : 2 172  Habitants, code postal :  12450
  • Florentin-la-Capelle : 373  Habitants, code postal :  12140
  • Foissac : 403  Habitants, code postal :  12260
  • Fondamente : 303  Habitants, code postal :  12540
  • la Fouillade : 1 115  Habitants, code postal :  12270
  • Gabriac : 432  Habitants, code postal :  12340
  • Gaillac-d’ Aveyron : 296  Habitants, code postal :  12310
  • Galgan : 347  Habitants, code postal :  12220
  • Gissac : 110  Habitants, code postal :  12360
  • Golinhac : 440  Habitants, code postal :  12140
  • Goutrens : 420  Habitants, code postal :  12390
  • Graissac : 236  Habitants, code postal :  12420
  • Gramond : 382  Habitants, code postal :  12160
  • Grand-Vabre : 424  Habitants, code postal :  12320
  • l’Hospitalet-du-Larzac : 249  Habitants, code postal :  12230
  • Huparlac : 245  Habitants, code postal :  12460
  • Lacalm : 208  Habitants, code postal :  12210
  • Lacroix-Barrez : 521  Habitants, code postal :  12600
  • Laguiole : 1 269  Habitants, code postal :  12210
  • Laissac : 1 467  Habitants, code postal :  12310
  • Lanuéjouls : 715  Habitants, code postal :  12350
  • Lapanouse : 692  Habitants, code postal :  12150
  • Lapanouse-de-Cernon : 99  Habitants, code postal :  12230
  • Lassouts : 314  Habitants, code postal :  12500
  • Laval-Roquecezière : 313  Habitants, code postal :  12380
  • Lavernhe : 231  Habitants, code postal :  12150
  • Lédergues : 683  Habitants, code postal :  12170
  • Lescure-Jaoul : 260  Habitants, code postal :  12440
  • Lestrade-et-Thouels : 454  Habitants, code postal :  12430
  • Livinhac-le-Haut : 1 068  Habitants, code postal :  12300
  • La Loubière : 1 325  Habitants, code postal :  12740
  • Luc-la-Primaube : 5 672  Habitants, code postal :  12450
  • Lugan : 326  Habitants, code postal :  12220
  • Lunac : 451  Habitants, code postal :  12270
  • Maleville : 934  Habitants, code postal :  12350
  • Manhac : 590  Habitants, code postal :  12160
  • Marcillac-Vallon : 1 636  Habitants, code postal :  12330
  • Marnhagues-et-Latour : 132  Habitants, code postal :  12540
  • Martiel : 903  Habitants, code postal :  12200
  • Martrin : 216  Habitants, code postal :  12550
  • Mayran : 511  Habitants, code postal :  12390
  • Mélagues : 71  Habitants, code postal :  12360
  • Meljac : 155  Habitants, code postal :  12120
  • Millau : 22 013  Habitants, code postal :  12100
  • Le Monastère : 2 112  Habitants, code postal :  12000
  • Montagnol : 155  Habitants, code postal :  12360
  • Montbazens : 1 321  Habitants, code postal :  12220
  • Montclar : 152  Habitants, code postal :  12550
  • Monteils : 515  Habitants, code postal :  12200
  • Montézic : 240  Habitants, code postal :  12460
  • Montfranc : 131  Habitants, code postal :  12380
  • Montjaux : 388  Habitants, code postal :  12490
  • Montlaur : 680  Habitants, code postal :  12400
  • Montpeyroux : 566  Habitants, code postal :  12210
  • Montrozier : 1 377  Habitants, code postal :  12630
  • Montsalès : 234  Habitants, code postal :  12260
  • Morlhon-le-Haut : 547  Habitants, code postal :  12200
  • Mostuéjouls : 264  Habitants, code postal :  12720
  • Mounes-Prohencoux : 197  Habitants, code postal :  12370
  • Mouret : 552  Habitants, code postal :  12330
  • Moyrazès : 1 097  Habitants, code postal :  12160
  • Murasson : 204  Habitants, code postal :  12370
  • Mur-de-Barrez : 821  Habitants, code postal :  12600
  • Muret-le-Château : 298  Habitants, code postal :  12330
  • Murols : 106  Habitants, code postal :  12600
  • Najac : 752  Habitants, code postal :  12270
  • Nant : 907  Habitants, code postal :  12230
  • Naucelle : 2 017  Habitants, code postal :  12800
  • Naussac : 311  Habitants, code postal :  12700
  • Nauviale : 541  Habitants, code postal :  12330
  • Le Nayrac : 565  Habitants, code postal :  12190
  • Noailhac : 181  Habitants, code postal :  12320
  • Olemps : 3 165  Habitants, code postal :  12510
  • Ols-et-Rinhodes : 145  Habitants, code postal :  12260
  • Onet-le-Château :  10 862  Habitants, code postal :  12000 et 12850
  • Palmas : 286  Habitants, code postal :  12310
  • Paulhe : 312  Habitants, code postal :  12520
  • Peux-et-Couffouleux : 110  Habitants, code postal :  12360
  • Peyreleau : 70  Habitants, code postal :  12720
  • Peyrusse-le-Roc : 213  Habitants, code postal :  12220
  • Pierrefiche : 263  Habitants, code postal :  12130
  • Plaisance : 228  Habitants, code postal :  12550
  • Pomayrols : 153  Habitants, code postal :  12130
  • Pont-de-Salars : 1 542  Habitants, code postal :  12290
  • Pousthomy : 186  Habitants, code postal :  12380
  • Prades-d ‘Aubrac : 417  Habitants, code postal :  12470
  • Prades-Salars : 293  Habitants, code postal :  12290
  • Pradinas : 367  Habitants, code postal :  12240
  • Prévinquières : 276  Habitants, code postal :  12350
  • Privezac : 317  Habitants, code postal :  12350
  • Pruines : 270  Habitants, code postal :  12320
  • Quins : 764  Habitants, code postal :  12800
  • Rebourguil : 268  Habitants, code postal :  12400
  • Recoules-Prévinquières : 428  Habitants, code postal :  12150
  • Réquista : 2 065  Habitants, code postal :  12170
  • Rieupeyroux : 2 066  Habitants, code postal :  12240
  • Rignac : 1 860  Habitants, code postal :  12390
  • Rivière-sur-Tarn : 961  Habitants, code postal :  12640
  • Rodelle : 889  Habitants, code postal :  12340
  • Rodez : 25 540  Habitants, code postal :  12000
  • Roquefort-sur-Soulzon : 685  Habitants, code postal :  12250
  • La Roque-Sainte-Marguerite : 198   Habitants, code postal :  12100
  • La Rouquette : 698  Habitants, code postal :  12200
  • Roussennac : 504  Habitants, code postal :  12220
  • Rullac-Saint-Cirq : 358  Habitants, code postal :  12120
  • Saint-Affrique : 8 112  Habitants, code postal :  12400
  • Saint-Amans-des-Cots : 773  Habitants, code postal :  12460
  • Saint-André-de-Najac : 418  Habitants, code postal :  12270
  • Saint-André-de-Vézines : 123  Habitants, code postal :  12720
  • Saint-Beaulize : 98  Habitants, code postal :  12540
  • Saint-Beauzély : 520  Habitants, code postal :  12620
  • Saint-Chély-d’ Aubrac : 549  Habitants, code postal :  12470
  • Saint-Christophe-Vallon : 1 085  Habitants, code postal :  12330
  • Saint-Côme-d’ Olt : 1 387  Habitants, code postal :  12500
  • Saint-Cyprien-sur-Dourdou : 830  Habitants, code postal :  12320
  • Sainte-Croix : 719  Habitants, code postal :  12260
  • Sainte-Eulalie-de-Cernon : 248  Habitants, code postal :  12230
  • Sainte-Eulalie-d’ Olt : 344  Habitants, code postal :  12130
  • Sainte-Geneviève-sur-Argence : 1 011  Habitants, code postal :  12420
  • Sainte-Juliette-sur-Viaur : 514  Habitants, code postal :  12120
  • Sainte-Radegonde : 1 587  Habitants, code postal :  12850
  • Saint-Félix-de-Lunel : 401  Habitants, code postal :  12320
  • Saint-Félix-de-Sorgues : 199  Habitants, code postal :  12400
  • Saint-Geniez-d’ Olt : 2 019  Habitants, code postal :  12130
  • Saint-Georges-de-Luzençon : 1 635  Habitants, code postal :  12100
  • Saint-Hippolyte : 500  Habitants, code postal :  12140
  • Saint-Igest : 171  Habitants, code postal :  12260
  • Saint-Izaire : 342  Habitants, code postal :  12480
  • Saint-Jean-d’ Alcapiès : 163  Habitants, code postal :  12250
  • Saint-Jean-Delnous : 390  Habitants, code postal :  12170
  • Saint-Jean-du-Bruel : 690  Habitants, code postal :  12230
  • Saint-Jean-et-Saint-Paul : 263  Habitants, code postal :  12250
  • Saint-Juéry : 257  Habitants, code postal :  12550
  • Saint-Just-sur-Viaur : 222  Habitants, code postal : 12170 et 12800
  • Saint-Laurent-de-Lévézou : 155  Habitants, code postal : 12620
  • Saint-Laurent-d’ Olt : 650  Habitants, code postal : 12560
  • Saint-Léons : 301  Habitants, code postal : 12780
  • Saint-Martin-de-Lenne : 243  Habitants, code postal : 12130
  • Saint-Parthem : 444  Habitants, code postal : 12300
  • Saint-Rémy : 320  Habitants, code postal : 12200
  • Saint-Rome-de-Cernon : 814  Habitants, code postal : 12490
  • Saint-Rome-de-Tarn : 853  Habitants, code postal : 12490
  • Saint-Salvadou : 410  Habitants, code postal : 12200
  • Saint-Santin : 569  Habitants, code postal : 12300
  • Saint-Saturnin-de-Lenne : 351  Habitants, code postal : 12560
  • Saint-Sernin-sur-Rance : 675  Habitants, code postal : 12380
  • Saint-Sever-du-Moustier : 226  Habitants, code postal : 12370
  • Saint-Symphorien-de-Thénières : 228  Habitants, code postal : 12460
  • Saint-Victor-et-Melvieu : 329  Habitants, code postal : 12400
  • Salles-Courbatiès : 391  Habitants, code postal : 12260
  • Salles-Curan : 1 066  Habitants, code postal : 12410
  • Salles-laSource : 1 982  Habitants, code postal : 12330
  • Salmiech : 703  Habitants, code postal : 12120
  • Salvagnac-Cajarc : 403  Habitants, code postal : 12260
  • La Salvetat-Peyralès : 1 067  Habitants, code postal : 12440
  • Sanvensa : 612  Habitants, code postal : 12200
  • Sauclières : 187  Habitants, code postal : 12230
  • Saujac : 131  Habitants, code postal : 12260
  • Sauveterre-de-Rouergue : 803  Habitants, code postal : 12800
  • Savignac : 594  Habitants, code postal : 12200
  • Sébazac-Concourès : 3 060  Habitants, code postal : 12740
  • Sébrazac : 516  Habitants, code postal : 12190
  • Ségur : 591  Habitants, code postal : 12290
  • La Selve : 713  Habitants, code postal : 12170
  • Sénergues : 487  Habitants, code postal : 12320
  • la Serre : 140  Habitants, code postal : 12380
  • Sévérac-le-Château : 2 438  Habitants, code postal : 12150
  • Sévérac-l’ Eglise : 412  Habitants, code postal : 12310
  • Sonnac : 411  Habitants, code postal : 12700
  • Soulages-Bonneval : 275  Habitants, code postal : 12210
  • Sylvanès : 98  Habitants, code postal : 12360
  • Tauriac-de-Camarès : 58  Habitants, code postal : 12360
  • Tauriac-de-Naucelle : 354  Habitants, code postal : 12800
  • Taussac : 462  Habitants, code postal : 12600
  • Tayrac : 172  Habitants, code postal : 12440
  • La Terrisse : 170  Habitants, code postal : 12210
  • Thérondels : 481  Habitants, code postal : 12600
  • Toulonjac : 705  Habitants, code postal : 12200
  • Tournemire : 437  Habitants, code postal : 12250
  • Trémouilles : 526  Habitants, code postal : 12290
  • Le Truel : 332  Habitants, code postal : 12430
  • Vabres-l’ Abbaye : 1 127  Habitants, code postal : 12400
  • Vabre-Tizac : 428  Habitants, code postal : 12240
  • Vailhourles : 611  Habitants, code postal : 12200
  • Valady : 1 450  Habitants, code postal : 12330
  • Valzergues : 217  Habitants, code postal : 12220
  • Vaureilles : 484  Habitants, code postal : 12220
  • Verrières : 368  Habitants, code postal : 12520
  • Versols-et-Lapeyre : 438  Habitants, code postal : 12400
  • Veyreau : 126  Habitants, code postal : 12720
  • Vézins-de-Lévézou : 643  Habitants, code postal : 12780
  • Viala-du-Pas-de-Jaux : 104  Habitants, code postal : 12250
  • Viala-du-Tarn : 525  Habitants, code postal :  12490
  • Le Vibal : 449  Habitants, code postal :  12290
  • Villecomtal : 438  Habitants, code postal :  12580
  • Villefranche-de-Panat : 775  Habitants, code postal :  12430
  • Villefranche-de-Rouergue : 12 213  Habitants, code postal :  12200
  • Villeneuve : 1 999  Habitants, code postal :  12260
  • Vimenet : 252  Habitants, code postal :  12310
  • Vitrac-en-Viadène : 99  Habitants, code postal :  12420
  • Viviez : 1 403  Habitants, code postal :  12110
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